‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 196 sur 276 · BRUSQUET · texte numérisé non relu

BRUSQUET

BRUSLÉ DÉ VALZUZENAY . Voy. Valzuzena

BRUSONi ( Jérôme ) , historien et poète it lien , natif de Legnano , vivait dans la premièi moitié du dix-septième siècle. Après s'être di i tingué dans ses études, à Venise, à Ferrare i à Padoue, il se fit connaître dans le monde le. tré par des poésies latines et italiennes , prit laissa, pour le reprendre et le laisser encore, l'habi de chartreux. Ces variations lui valurent une ii carcération temporaire à Venise. Redevenu libr et tranquille, il écrivit de nombreux ouvi'ages ; i en 1644 il contribua à rétablir la paix entre l'É; pagne et le duc de Parme. Il fut, sous le qoi d'Aggirato, metïibre de l'Académie des incc^ gniti. On a de lui : la Fugitiva ; Venise, 164( in-12; c'est l'histoire de Pellegrina Buonaveii turi, fille de Bianca Capello, et femme du comi Ulysse Bentivoglio Manzoli de Bologne; — Bi\ Camerotto, parti i//; Venise, 1645, in-12; r€' cueil facétieux , écrit dans les prisons de Venise — la Vita di Ferrante Pallavicino ; Venise ■ 1651 et 1655, in-12, sous le nom d'/ncGgrw^^ Aggirato ; Venise, 1660; — Istoria d'Itali' (de 1635 à 1655); Venise, 1656, in-4°; (de 162 à 1656); ibid., 1657, in-4°; (de 1625 à 1670) ibid., 1671, in-4^; (de 1625 à 1679); Turin 1680, petit in-fol. ; — Belle Istorie univer sali d'Europa, compendiate da Girolamo Brv soni; Venise, 1657, 2 vol. in^"; — il Perfett elucidario poetico ; Venise, 1657, 1664 et 1669 in-12; — la Gondola a tre remi ,'passatemp carnavalesco ; Venise, 1662, mis à l'index ei 1663 ; — il Carrozino allamoda, trattenimenti estivo; 1669, également mis S l'-iiidex; — It Campagne delV Ungheria, degli anni 1663 1664; Venise, 1665, 10-4"; — Istoria delV ul tima guerra tra i Veneziani e i Turchi, etc- (de 1644 à 1671); Venise, 1673, in-4''; (de 164^, à 1672 ) ; Bologne , 1674, in-4° ; — Poésie, part\ ^ JF; Venise, sans date, in-12; — Frammenhf storici délia guerra in Dalmatia; Venise, 1692, in-12.

Ginguené, Hist. litt. de l'Italie. — Jucher, Allgem. Gelehrten-Lexicon.

BRUSONi ou BRUSomo ( Lucio-Domitio) , jurisconsulte itahen, natif de Conturse, vivait dans T la première moitié du seizième siècle. On a peu de détails sur lui. Il fut protégé par le cardinal Pompée Colonna, et publia: Facetiarum exemplorumque libri VII; Rome , Mazochius, 1518, in-fol., et 1536; Bâle, 1559, in-4°, édit. Lycosthènes ; et ailleurs sous le titre de Sœculum mtmdi. La première édition est la seule qui n'ait pas été tronquée.

Tttbnre, Bibliothèque instructive, n" 3598. — Toppi, Bibliotheca Napoletana.

BRUSQUET (....), bouffon' de cour français, né en Provence,- mort en 1563. Il eut après Triboulet l'emploi de fou des rois François F', Henri H, François II et Charles IX. En 1536, au camp d'Avignon , il se posa en chirurgien, et « donna aux hommes (c'étoient, il est vrai, des

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Puisses et des Lansquenets) de bonnes médeines de chevaux; et ceux qui ne les pouvoient upporter nlloient ad patres drus comme des inouclies. » C'est Brantôme qui fait ce procès- ; erhal de la thérapeutique de Brusquet et de ses ( siiltats. Peu s'en falhit qu'elle ne lui valût d'être indu par ordre du connétable de Montmorency. Icureusement pour Brusquet que le Dauphin, (■puis Henri II, rit de ses saillies, et le sauva. Lorsue les conseillers de François P*" eurent décidé ui' l'on envahirait le Milanais, Brusquet les iialifia de fous. François l^'^ lui en demanda la lison : « C'est, répondit Brusquet , qu'ils ont ulement décidé comment vous entreriez en alie, sans penser comment vous en sortiriez. » c bouffon-là ne manquait en effet pas de bon ns. La suite le prouva bien. Il inscrivit sur , m Calendrier des fous l'empereur Charlesuiiit, traversant la France pour aller à Gand. ( rançois ï" ayant voulu savoir la cause de cet en- [ 'gistrement , « C'est, dit Brusquet, qu'il faut être i u pour passer dans les États d'un prince qu'on a , altraité. » Et le roilui ayant demandéce qu'il diit eu voyant l'empereur repasser dans le royaue avec autant de sûreté et d'éclat que s'il était : i Espagne : « Je ne dirais rien , répliqua le • juffon ; mais j 'effacerais sur-le-champ le nom de , liarles-Quint, et je mettrais sur mon registre 'lui de Votre Majesté. » Brusquet ne remplit is seulement le rôle de fou officiel ; il fut aussi ilet de chambre du Dauphin , et maître de la jste aux chevaux de Paris. Les princes et les nbassadeurs lui faisaient des présents. Il suiit le cardinal de Lorraine envoyé à Bruxelles, et lut également à Philippe n. Sa maison ayant été jiUée dans les troubles de 1562, il trouva un [îfuge et alla mourir chez la duchesse de Vai ntinois. Parmi les mots qu'on lui prête , nous 1 terons encore le suivant. Il était question devant [li de la difficulté de prendre Calais : « Il n'y a, it-il, qu'à envoyer N... (conseiller au parlement, 'une probité assez louche); il pi'endra Calais : n'y a rien qu'il ne prenne. » Les courtisans , u'il mystifiait, le lui rendaient quelquefois avec ne craelle usure ; témoin ce trait, cité par Branmie, du maréchal Strozzi, qui, ayant fait cour le bruit de la mort de BrUsquet , maria la jiimme de ce pauvre bouffon à 'un autre, qui, it Brantôme, « coucha avec elle un bon mois, jt tira d'elle de bons escus par bon contrat de liariage; mais sur ces entrefaites Brusquet, (U'on tenoit pour mort, pourtant arriva, et fut lien esbahi. »

I Brantôme , Discours 52^ ,• P'ies des hommes illustres ,• [ie du maréchal Strozzi.

j itRCssEL (iVicoZas), jurisconsulte ethumaniste lançais, natif de Paris, mort le 8 janvier 1750. i fut auditeur des comptes, et pubha : Nouvel Izamen de Vusage général des fiefs en France [endant les onzième, douzième, treizième et uatorzième siècles ; V ans, , 1727 et 1750; — echerches sur la langue latine, principale-

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