‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 206 sur 276 · BRYANT · texte numérisé non relu

BRYANT

Newcastle en 1757, mort le 21 mai-s 1821 voyagea longtemps en Flandre, où il devint habile connaisseur en tableaux, et y épousa 1; sœur du comte de Shrewsbuiy (1781-1790). 1 fut chargé en 1794, par le duc de Bridgewater le marquis de Stafford et le comte de Carlisle d'acheter la galerie d'Oriéans, et s'acquitta d( cette mission à la satisfaction des acquéreurs Bryant a publié, en i8i6, Dictionary of Pain ters and Engravers, 2 vol. in-4° ; Londres : c'es un ouvrage utile et souvent consulté.

* BRYANT ( Wiltiam-Cullen), poète, prosa leur et journaliste américain, né, le 3 novemb» 1794, à Cummington (Massachusets), compti dans ses ascendants trois générations successi ves de médecins. Son père, homme de goût e d'érudition, sut lui donner une très-bonne édu cation. A treize ans, il composa une satire po litique fort remarquable, l'Embargo, dirigé contre le président Jefferson et son parti : ell( eut tant de succès, qu'une seconde édition suivi d'assez près la première. A seize ans, M. Bryant étant enti-é au collège Williams, s'y distingu; par ses progrès dans les hautes facultés classi ques. En 1812 il commença l'étude du droit, et trois ans après, il était admis dans le barreau C'est à Great-Barrington , où il ne tarda pas i se marier, qu'il débuta dans la profession d'avocat. Il avait.à peine dix-huit ans lorsqu'il com posa son beau poëme de Thanatopsie, qui pa rut pour la première fois en 1816, dans la h'oi^th-American-Review. En 1821 il lut devant la société Phi-Beta-Kappa, du collège d'Har vard, la plus longue de ses compositions poétiques, les Ages. Dans ce poëme il passe en revu( le monde entier depuis les siècles anciens, et, montrant les progrès successifs de l'huraanitt dans la voie des lumières, de la vertu et du bonheur, il cherche à justifier les magnifiques espérances des philanthropes sur les destinées futures de l'homme. Ce poëme et plusieurs autre; lui acquirent dans son pays une grande renommée littéraire. Le culte des Muses ne l'empêcha point cependant de vaquer, pendant dix années, à ses fonctions à'attorney, puis de conseiller à Great-Barrington , et de s'y faire la réputation d'un légiste sensé et instruit; mais la littérature étant beaucoup plus dans ses goûts et dans sa vocation naturelle, il renonça à la carrière juridique, et partit en 1825 pour New-York. Là, avec le concours d'un brillant écrivain américain, Robert Sands, il fonda le New-York Review and Athenxum Magazine, et il y pubUa plusieurs de ses meilleures pièces de vers , entre autres V Hymne à la Mort, où il paye le plus touchant tribut de regrets à la mémoire de son père, mort cette même année 1825. Il collabora ensuite à plusieurs journaux, parmi lesquels nous citerons Y Evening-Post , l'une des gazettes politiques et commerciales les plus anciennes et les plus influentes de New- York. En 1827, il s'associa à MM. Verplanck et Sands pour la publication du

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