‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 224 sur 276 · BULL · texte numérisé non relu

BULL

Nelson, Lije of Bull ; Londres, 1713, in-S». — Nicéron, Mémoires, 1. 1. — Rose,iV^eu; Biographical Dictionary.

BULL (John), musicien anglais, né vers 1563 dans le comté de Somerset, mort vers 1622 à Lubeek ou à Hambourg. En 1591, il devint organiste de la chapelle de la reine Elisabeth , et en 1607 musicien de la chambre du roi. En 1613, il se rendit dans les Pays-Bas. On lui attribue plus de deux cents compositions tant vocales qu'instrumentales.

MarpourK, P'ie de John Bull , 1740.— Rose, Neiv Biogr. iJict. — Wood, Mhense Oxonienses. — Harmonicon.

* BfTLL ( Ole BoRNEMANN ) , célèbre violiniste noi-wégien, né à Bergen le 5 février 1810. Son {)ère, qtii le destinait à l'état ecclésiastique, lui ôta le mauvais violon sur lequel, encore enfant, il témoignait déjà de ses dispositions musicales. Mais la rigueur paternelle ne fit qu'augmenter sa passion naissante. Envoyé à l'âge de dix-huit ans à l'université de Christiania, il y fit si peu de progrès, que ee fut à grand'peine qu'il parvint à être reçu bachelier. Quand enfin il trouva l'occasion de faire valoir le tatenf musical auquel il était parvenu par d'incessants efforts, ce fut comme une révolution, et il devint l'objet de l'enthousiasme de ses compatriotes : c'était d'ailleurs la première fois que la Norwége produisait un génie musical. Malgré son ignorance de la théorie , il se trouva cependant en état de remplir pendant quelque temps les fonctions de directeur de musique. En 1829, il alla perfectionner son talent à l'école du célèbre Spohr, à Cassel ; mais le jeune Scandinave filt si mal reçu et si peu compris dans cette ville, que , tout désespéré, il se rendit à Goettingae pour étudier le droit. Cependant l'amour de la musique reprit le dessus. Unjour de l'année 1831, sans argent et sans recommandations, il se rendit à Paris. On perd sa trace à partir de ce moment, et l'on ne peut faire que des conjectures sur sa manière de vivre : toujours est-il qu'il ne fut pas heureux. On raconte qu'il fut unjour dévahsé par des filous , qui lui enlevèrent jusqu'à son violon, et que, dans son désespoir, il voulut mettre fin à ses jours en se jetant dans la Seine. On ajoute qu'arraché à la mort par une cause restée ignorée, il fit la rencontre d'une vieille (lame qui venait de perdre son fils, avec lequel elle lui trouva une t*;lle ressemblance qu'elle l'accneitUt et le traita comme son enfant. Plus tard, il aurait réussi à se faire entendre dans un concei't public où il eut du succès , et qui lui rapporta environ 2,000 francs, qui le mirent en état de se rendre en Suisse et en Italie.

L'exécution chez cet artiste rappelle son origine et, jusqu'à un certain point, reproduit les phénomènes et les aspirations du Nord : parfois cependant on sent chez lui l'influence de Paganini et de son école. 11 eut un succès d'enthousiasme en Italie ; et un jour que, grâce à la célèbre Malibran, il <';t<\it parvenu à jouer à San-Carlo de Naples, il fut embrassé en pleine scène par la grande cantatrice. De retour à Paris en 1835, le succès

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