‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 231 sur 276 · BULOW · texte numérisé non relu

BULOW

1 7 74 à Essenroda, près de Brunswick ; mort le 1 1 août 1825. Il étudia à Gœttingue, où il resta jusqu'en 1794. Son cousin HardenJjerg, alors ministre dirigeant des principautés prrfssiennes du cercle de Franconie; le plaça en qualité de référendaire, et, en 1796, comme assesseur à Baireuth. Quand Hardenberg fut appelé dans la capitale, Bùlow l'y suiviten 1801 en qualité de conseiller de guerre et des domaines, et il se distingua par d'excellents rapports, par son zèle etison habileté. En 1804, itfut nommé président à Magdebourg; et après la paix de Tilsit et la formation du conseil d'État du royaume de Westphalie, il fut appelé à Cassel en qualité de membre de ce conseil. Le 8 mai 1808, il devint ministre des finances , du commerce et du trésor ; et dans les circonstances les plus difficiles il sut mériter la confiance du peuple et du roi. Jérôme, roi de Westphalie, l'éleva à la dignité de comte, distinction que le roi de Prusse lui confirma quand il retourna à son service. Toutefois ses ennemis parvinrent à lui aliéner la bienveillance de Jérôme, au point que le 7 avril 1811 il fut congédié. Le comte de Biilow vécut alors retiré dans sa terre d'Essenroda , s'occupant d'économie rurale et de science politique, jusqu'en 1813, où le roi de Prusse, sur la proposition du prince de Hardenberg, le nomma ministre des finances. Dans les guerres qui suivirent alors, il sut, par de constants efforts, pourvoir aux besoins du royaume et des armées, et créer de nouvelles ressources. H accompagna deux fois le roi à Paris , à Londres et à Vienne. Dans la réorganisation de l'état par rapport aux finances, qui suivit la paix générale , on crut ne pas retrouver entièrement la capacité du comte de BuIow; mais ce fut plutôt la faute des circonstances que la sienne propre. A la fin de 1817 Biilow eut, comme il l'avait demandé , sa retraite de la manière la plus honorable. Il resta membre du ministère d'État, du conseil d'État et, ministre du commerce. En 1825 ce ministère fut réuni à celui de l'intérieur, et BtUow donna sa démission; alors il fut chargé de la présidence de la Silésie ; mais il mourut la même année aux eaux, à Landek. [Enc. des g. du m.].

ConvenationS'Lcxicon. — Die Zeitgenossen.

V. * BÙLOW {Henri, baron de), homme d'État allemand, né à Schwerin en 1790, mort à Berlin le 6 février 1846. Il étudiait à Heidelberg lorsque éclata en 1813 la guerre nationale de l'Allemagne contre la France. Il fit comme la plupart de ses condisciples, et s'enrôla dans l'armée. Nommé lieutenant dans le corps commandé par le général Walmoden, il devint ensuite aide de camp du colonel russe Nostitz, et se distingua dans plusieurs rencontres. Au rétablissement de la paix en 1814, il revint reprendre à Heidelberg ses études, qu'interrompit de nouveau la campagne de 1815, et il fat attaché au corps d'armée prussien qui envahit la France. Lors de la seconde paix de Paris, il fut envoyé à Franc-

fort, pour y négocier les échanges de territoirt; entre les princes d'Allemagne. H se maria dam cette ville avec la fille de Guillaume de HumboWt qu'il suivit à Londres en 1817, en qualité *l secrétaire d'ambassade, et qu'il suppléa ensuiti comme chargé d'affaires. Revenu à Berlin, e nommé conseUler intime au ministère des al faires étrangères, il eut surtout à diriger le questions commerciales. Nommé en 1827 mi nistre de Prusse en Angleterre, il prit part au: conférences de Londres relatives aux affaire hollando-belges et au traité du 15 juillet 1840 destiné à régler la question d'Orient. Il négoci également la convention commerciale entre l'u nion douanière allemande et la Grande-Bretagne Ministre de Prusse à Francfort en 1841 , i remplaça, le 2 avril 1842, M. de Maltzan, et fu chargé du portefeuille des affaires étrangères; s politique n'eut pas la faveur publique ; et le re nouvellement qu'il fit, en 1844, du cartel d'é change avec la Russie fut si mal accueilli, qu'l dut bientôt donner sa démission.

Conversations-Lexicon.

* BÙLOW- CUMJUERO-W ( Emest DE ), pu

bliciste allemand, né dans le Mecklembourg Schwerin en 1795, mort à Berlin le 26 avril 1851. Propriétaire depuis 1802 d'une terre si tuée dans la Poméranie, il participa aux délibéra tions des états de sa province relativement à li réforme de la constitution prussienne. En mêmi temps il publia plusieurs écrits contre les abu de la bureaucratie. Lorsque, à la suite des évé nementsde mars 1848, les anciennes assemblée d'états et les franchises dont avaient joui lel propriétés nobles furent abolies , Bùlow se mi à la tête d'une association pour la défense de 1 propriété (Verein zum Schutze des Eigen thums), que le public moqueur baptisa aussitt du nom de Junker Parlament (Parlement dfi Hobereaux ) ; cette association réorganisa e réalité le parti contre-révolutionnaire prussier Les principaux ouvrages de Bùlow-Cummeroi sont : Bas Bankwesen ( le système des banque! 1846); — Die europasisçhen Staaten nachihre innern und aeussern politischen Verhaeltni sen (les États européens d'après leurs relations po litiques ultérieures et extérieures); Alloua, 1845

— Die grossen allgemeinen Institute (le grands Établissements généraux de crédit), 184f

— Die Révolution, ihre Frûchte (la Revoietion, ses fruits), 1850.

Conversations-Lexicon.

* BÙLOW (/eaw de), gentilhomme danois, n à Nyborg, en Fionie, en 1751 ; mort en 1828.) devint heutenant dans l'armée à l'âge de quinz< ans. Son goût pour l'étude lui fit pourtant quitto la carrière militaire , et ses qualités distinguée le rapprochèrent du prince royal, plus tar Frédéric VI, qui le nomma en 1775 premici gentilhomme de la chambre, et maréchal e 1784. En 1791, il fut mis à la tête de l'admii nistration des musées royaux, et en 1792 il à(

'77 BITLOW

j int secrétaire des commandements. L'année sui- 'ante, il donna sa démission, se retira des affaires tubliques , et passa le reste de sa vie dans sa erre en Fionie. Protecteur éclairé des arts et es sciences, il fut pendant longtemps le Mécène les poètes, des artistes et des savants danois. »e8 libéralités firent surgir tous ces ouvrages rejiarquables dont s'honorent la botanique et l'hisj)ire naturelle, la topographie du Danemark, jiarchéologie et l'ancienne littérature Scandinave, t qui ont pour auteurs les Hornemann, les Vilorg, les Molbech, les Fiun Magmisen, les fVerlauf, les Thorhelin {de Rébus gestis Daorum), les Rahbek et Nyerup (Histoire de i poésie danoise) , les Grundtvig (traduction |e Beowulfs Drapa), les Schouw (Géographie es plantes), et tant d'autres. Il consacra en atre des sommes considérables à faire voyager 3 jeunes savants danois , qui plus tard ont il- ■istré leur patrie. M. de BUlow était chevalier de iÊléphant, grand-croix de Danebrog, et comlandeur de l'ordre suédois de l'Étoile polaire.

P.-L. MÔLLER.

JBÙLOW ( Frédéric -Rubech- Henri de), énéral danois, né le 4 février 1791 à Nustrup, a Slesvig. Il fut de bonne heure destiné à la furrière des armes. Déjà en 1807 , lorsque jûpenhague fut assiégé par les Anglais , il prit ttrt, en qualité de lieutenant, à deux sorties muantes ; et les années suivantes il fit partie e l'armée du Holstein , et s'y battit bravement ontre les Cosaques. L'insurrection des duchés , [réparée depuis longtemps par la trahison des irinces d'Augustenbourg et les instigations allemandes, ayant éclaté enfin au mois de mars 848, M. de Biilow, à la tête d'une brigade d'ininterie, s'avança en Slesvig, et remporta aifec le sste de l'armée danoise une victoire complète ir les insurgés à Bau, près de Flensbourg. Mais ! roi de Prusse s'étant fait le protecteur de l'inirrection, et ayant envoyé une armée en Holsiin , les troupes danoises, après la bataille sanlante près de Slesvig, où M. de Bûlow donna des reuves éclatantes de valeur et de capacité miitaire, furent obligées de se retirer dans l'île l'Als. Le 28 mai, M. de Biilow, nommé maréchal ecamp, commanda le centre dans l'attaque des •oupes du général hanovrien Halkelt, qui cé- Èrent sur tous les points. Au commencement e la campagne de 1849, M. de Biilow était comlandant en chef dans l'île d'Als. Les insurgés iétant proposé de prendre la forteresse de Fréjéricia, qui se trouvait dans un faible état de éfense , cette place fut couronnée d'ouvrages [^doutables . M . de Biilow, nommé général en chef, (^connut qu'il fallait frapper un grand coup aur que le projet des ennemis échouât. Le 5 iillet,il commanda lui-même la sortie des troul?s danoises. Après dix heures d'un combat sanant, cette entreprise hardie fut couronnée du lus brillant succès. L'ennemi était culbuté sur ,>us les points; les retranchements construits

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