‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 233 sur 276 · BULOZ · texte numérisé non relu

BULOZ

sans pour cela s'en croire l'auteur, comme iin arrêt récent de la cour de cassation semblerait lui en conférer le droit. Y.

BULSTROUE {Richard), littérateur anglais, vivait dans le dix-septième siècle. Il combattit pour la cause du roi pendant la guerre civile, et suivit Jacques II en France, où il résida vingt ans. Ses principaux ouvrages sont : Essays on subjets ofmannersandmorals; Londres, 1715, in-8°; — Memoirs and reflections upon the reigns and governments qf Charles I and II.

Bibliothèque britannique, t. H.

BULTEAT (Zoîm), historien français, né à Rouen en 1625, mort à Paris le 6 avril 1693. Il quitta la charge de secrétaire du roi, pour se retirer à l'abbaye de Jumiéges et de là à Saint- Germain-d es-Prés, où il ne voulut être que simple commis clerc. On a de lui : Essai de l'histoiremonastique de l'Orient ; Paris, 1678, in-S" : cette histoire, qui ne va que jusqu'au septième siècle, est un tableau fidèle de la vie cénobitique telle qu'elle était primitivement; — Abrégé de l'histoire de l'ordre de Saint-Benoît et des moines d'Occident; 1684,2 vol. in-4'' : il va jusqu'au dixième siècle ; l'auteur a laissé en manuscrit l'histoire du dixième siècle; — Défense des droits de l'abbaye deSaint-Germaindes-Prés, traduite du latin de D. Quatremaire ; 1668, in-12; — une traduction des Dialogues de saint Grégoire le Grand; 1689, in-12; — id. de l'Introduction à la sagesse de Jean-Louis Vives; 1670; — id. du Cura clericalis ; 1670; — Défense des sentiments de Lactance sur l'U- 5î<re; Paris, 1671, in-12; — le Faux dépôt; Mons, 1674, in-12; réimprimé sous le titre de Traité de l'Usure; Ma., 1720.

Dupin , Biblioth. des Auteurs ecclcsiast. — Pctzius, Biblioth. Benedictino-mauriana. — Préface de la Biblioth. Bultelliana. — Lecerf, Biblioth. hist. des Auteurs de la Congrèg. de Saint-3Iaur.

BïJLTEAiT (CAftrZes), publiciste français, frère du précédent, né vers 1630, mort en 1710. Il était aussi savant dans les matières profanes que son frère dans les matières ecclésiastiques. On a de lui : Traité de la préséance des rois de France sur les rois d'Espagne; Paris, 1674, in-4° : l'auteur a rassemblé dans cet écrit toutes les preuves rapportées par Théodore Godefroy , et a réfuté la réponse que Chifflet avait faite à ce dernier; — Annales Francici ex Gregorio Turonensi, insérés dans l'édition des œuvres de cet historien; Paris, 1699, in-fol. Ces annales vont de 458 à 591. Les Annales francici, connus sous le nom d'Annales Bultellani, que Bulteau a tirés de la chronique de Frédégaire, se trouvent à la suite.

Préface de la Biblioth. bultelliana ,- Paris, 1711, 2 vol. ln-12. — Nlcéron, Mémoires. — Lelonp, Biblioth. hist. de la France, édit. Fontctte.

BULWER (Jean), médecin anglais, vivait dans la première moitié du dix-septième siècle. On a de lui : Philosophus, or the deaf and dumb man's friend , exhibiting the pMloso-

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phical verity of that subtil art wick ma enable one with an observant eye to hco what any man speaks the moving ofhis lips Londres, 1648, in-8"; — Pathomyotomia, ( a dissection of the significative muscles < the affections of the mind; 1649, in-12; - Anthropomefamorphosis , man transformée or the artificial changing , in which ma shows what a strange variety of shupcs an dresses mankind hâve appem'ed in the diff rent âges and nations of the world ; Londrc 1653, in-4''; ouvrage très-curieux; — Chiroh gia, or the natural language of the hand, < Chironomia, or the art of the Rhetoric of th hand; Ma., 1644, in-8''.

Biographie médicale.

1 BiTLWEB ( Sir Edward Lytton Earliî ) auteur dramatique et romancier anglais, naqu en 1805. Il fit paraître en 1826 desj)oésios rm lées, dont le souvenir n'est guère resté que dai la mémoire des bibliographes. On peut en dii autant deFackland (1827), roman d'amour, qi n'est pas autre chose qu'un pastiche de Byroi Le véritable début littéraire de Bulvver fut Pe ham, 1827, roman de mœurs, qui créa en Ai gleteri-e le genre connu sous le nom de romii du grand monde ( the literature of hïgh life Walter Scott s'éteignait, et l'admiration pnbliqin si longtemps surexcitée par le grand ccrivaii™, cherchait partout une nouvelle idole. Pelliam n'( tait pas de la famille de Wawei'ly et des Mai Gregor. Anglais et grand seigneur par cxccllcncf il introduisit le lecteur au plein cœur de cclt société britannique si longtemps im|)énétral)l( sous le double rempart d'un exclusivisme absol et de la plus scrupuleuse observation des foi mes. Le monde littéraire, un peu fatigué du tyf écossais, que tant de médiocrités exploitaient si les pas de son illustre créateur, adopta d'enthoi siasme le nouveau venu, et lui feniit le scepti des Fielding et des Walter Scott. Paul Devereu 1829), et surtout Eugène Aram {\.8'à\), éturi psychologique remarquable sur un criminel célf bre qui acquit la fortune par un meurtre et l'err ploya tout entière à des actes de bienfaisance mirent le comble à la réputation de Buhvcr. Le succès du monde vinrent au-devant de lui;l reine le créa baronnet en 1838, et, par une innoi vation vraiment extraordinaire dans le pays, le portes du parlement s'ouvi'irent devant le w mander. Cette fortune si rapide ne fut pas dura hle. Bientôt les capricieux arrêts de la inod la renversèrent aussi vite qu'ils l'avaient élevét La haute société ne pardonnait pas à Bulwfr ses premières attaques ; il avait pris dans 1 parlement, au sein du parti radical, une positiffli hardie, mais dangereuse. Un orage terrible éclatl contre lui, et bientôt ce fut presque un crime qUi d'oser lire ses œuvres.

Dès lors commence pour lui une lutte désesi pérée, où il déploie une énergie et une activitésan. exemple. Tour à tour publiciste, poète, historiem

ramatiirgc, romancier, il essaye par tous les iioyensfic rcconqucrir lo sceptre qui lui échappe. I cntrcprenii dès 1832 la direction do la A'ew- 'lonthlcij-Rcv'tcw, et les articles qu'il y publia, cuiiis depuis 1 833 sous ce titre , the Student, nontrent chcK cet esprit un côté métaphysique (u'on était loin d'y soupçonner. 1 1 conçoit ensuite e projet de tirer le théâtre anglais de la nullité adicaleoù il est tombé de nos jours; il commence l'abord par faire modifier au parlement, en faveur les écrivains, le droit de propriété littéraiie ; puis, tonnant lui-même l'exemple, et fort du concours lu célèbre tragédien Macready, il fait jouer sucessivement la Duchesse de la Val Hère, la ')ame de Lyon, Richelieu, et le Capitaine et 'A rgen t . La Dame de Lyon seule , où se fait sentir me certaine parenté avec Ruy-Blas, eut un grand Hccès, et reste encore aujourd'hui au répertoire. I. Bulwer aborda aussi des sujets plus sérieux : a satire philosophique', dans son livre intitulé 'Angleterre et les Anglais (1833); l'histoire, lans son pèlerinage du Rhin et dans la minographie d'Athènes ; enfin la poésie héroïque, lans son poëme du Roi Arthur (1850). Pendant oute cette période, M. Bulwer a repris souvent sa plume de romancier, à laquelle il dut <es premiers triomphes. Quelques-unes de ses euvres, le Dernier Jour de Pompéi, Rienzi, Ernest Mathavers, Calderon, le Courtimn, si elles n'ont rien ajouté à sa valeur littéraire, soutiennent au moins la comparaison avec ^eurs aînées. D'autres au contraire, telles que Leila, ou le Sage de Grenade, 1838, sont des compositions absolument médiocres, et entièrement indignes de leur auteur. Lorsque dans la faveur publique les romans des cours d'assises eurent remplacé les romans de la haute société, lorsque les aventures du fameux voleur Jack Sheppard eurent obtenu, sous la plume'de Rinsworth, une vogue à laquelle Pelham lui-même n'était pas arrivé, Bulwer sacrifia une fois de plus à l'opinion, et fit paraître deux mélodrames, Night and Morning et Lucretia Clavering , écrits dans le goût du jour. Ces deux romans , le dernier surtout, étaient incontestablement supérieurs pour la puissance dramatique, et surtout pour l'exécution, à la plupart des œmTes de 'ce genre. Cependant la tentative n'a pas été heu- 'reuse, et leurs qualités littéraires môme leur ont nui auprès du public blasé de la Grande- ' Bretagne. Bulwer est alors revenu, mais sans 1 grand succès, à son ancienne manière dans le Dernier des Barons , roman médiocre qui doit clore sa carrière littéraire.

Les œuvres de M. Bulwer offrent toutes le caractère commim d'une exécution précoce et incomplète. Venu à une époque de transition, dont le propre en httérature comme dans ses autres manifestations estde chercher sa voie, M. Bulwer est en Angleterre le premier de cette pléiade d'écrivains à qui on a donné le nom caractéristique d'essayistes. Cette position a exercé sur son talent une

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