‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 237 sur 276 · BUNSEN · texte numérisé non relu

BUNSEN

Wal<leck, Ht ses études à Gœttingne, et se ren- (Jlità Rome en 1816. Sa dissertation sur le droit d'héritage chez les Athéniens {de Jure. Atheniensium heredïtario ; Gœttingne, 1813, in-4'') lui servit de recommandation auprès de Niebuhr, alors chargé d'affaires de Prusse près du saint-siége. Le célèbre historien et restaurateur (le l'ancienne Rome fit du jeune Bunsen son secrétaire ; après le départ de Nicbuhr pour Bonn, le secrétaire fut nommé à la place de son patron. Les affaires diplomatiques ne l'ont point rendu infidèle à ses études favorites. Son ouvrage sur la ville de Rome ( Beschreibung dcr StadC nom, 1. 1, 1829, t. II, 1833 ) est rempli d'érudition et d'aperçAis neufs ; l'auteur y combat avec hardiesse les systèmes de ses prédécesseurs, les antiquaires romains. On a en outre de lui : Ignatius ^an Antiochien und seine Zeit (Ignace d'Antioche et son temps) ; Hambourg , 1847 ; — Die lireixchten und dieviei- tmxchten Briefe des ïgnatius von Antiochien (les trois Lettres \ raies et les quatre Lettres apocryphes d'Ignace d'Antioche) ; Hambourg, 1847 ; — JEgyptens s telle in derWeltgeschichte (Rang de l'Egypte dans l'histoire du monde); 1845; — Hippolytus und seine Zeit (Hippolyte et son temps); Londres, 1851. M. Bunsen est aujourd'hui ministre résident à Londres.

Conversations- Lexicon. — Jugsburger Allgm. Zciiting.

BDNTING {Henri) , théologien protestant allemand, né en 1545 à Hanovre, mort dans la même ville en 1606. Ses principaux ouvrages sont : Harmonia Evangelistarum ; — de Monetis et Mensuris Scripturse sacrée ; Helmstœdt, 1583, in-4° et in-8°; — Itinèrarium biblicum , en latin et en allemand ; Magdebourg, 1597, 1718, in-4°; — Chronique du duché de BrunsvÂch-Lunebourg , en alleniand , in-fol. ; r('imprimée en 1722 : Henri Meibom l'a continuée jusqu'en 1620; — Chronologia, hoc est omnium temporum et annorum séries , etc.; Zerbst, 1590; Magdebourg, 1608, in-fol.

Rethinyer, f^ie de Bnnting. — Hcineccius, in antiquitai. Goslar. — Martin Zeiller, de Hist. celebr.

BUNYAN {John), écrivain et sectaire anglais, iiéÈiElstow, près de Bedford, en 1628; mort à Londres en 1688.11 était fils d'un chaudronnier, et exerça pendant quelque temps la profession de son père. Il ne reçut que l'éducation la plus élémentaire, et eut une jeunesse assez dissipée. Deux événements contribuèrent surtout à le I amener à la pratique sévère du christiamsme. Au plus fort de sa dissipation, il crut entendre une voix céleste qui le menaçait de l'enfer s'il persévérait dans cette mauvaise voie, et lui promettait le ciel s'il renonçait à ses péchés. Soldat du parlement au siège de Leicester en 1645, il fut désigné pour être mis en sentinelle; un de ses camarades s'offrit à sa place, et à peine eutil prit le poste indiqué à Bunyans qu'il fut tué. Bunyan entra en 1650 dans une congrégation d'anabaptistes de Bedford, qui plus tard le choi-

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sirent pour leur prédicateur, à cause de sa piété vive et de son éloquence naturelle. En 1660, convaincu d'avoir tenu des assemblées religieuses interdites par la loi , il fut condamné à un bannissement perpétuel. Cette condamnation ne fut pas exécutée ; mais il ne sortit de prison qu'au bout de douze ans, par l'intervention de Barlowe, évêque de Lincoln. Pendant sa détention , il pourvut à sa subsistance , à celle de sa femme et de ses quatre enfants, en faisant des lacets ; et il consacra le temps que lui laissait ce travail à composer divers ouvrages sur des s\ijets pieux , entre autres le Voyage du Pèlerin {Pilgrim's progress). Après sa sortie de prison H parcourut plusieurs provinces de l'Angleterre, exhortant ses frères et les confirmant dans leur foi; ce qui lui fit donner le nom iVévêque Bunyan . Lorsque Jacques II eut publié sa Déclaration de liberté de conscience , Bunyan fonda à Bedford une église de non-conformistes ( meeting-house), qu'il dirigea de manière à mériter l'estime et l'affection de ses compatriotes , car sous une enveloppe grossière et inculte il cachait beaucoup de douceur et d'affabilité. Ses œuvres complètes furent recueillies à Londres en 1736- 1737,2 vol. in-fol., réimprimées en 1760, et plusieurs fois depuis sous différents formats. Le plus célèbre de tous les ouvrages qu'elles contiennent est sans contredit le Voyage du Pèlerin, qui a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe, et réimprimé en Angleterre presque d'année en année. Cet ouvrage paraît prodigieux lorsqu'on songe que Bunyan n'avait reçu pour amsi dire aucune éducation; qu'il n'était pas même familier avec les écrivains de sa propre langue, et que pendant qu'il composait son livre dans sa prison il n'avait d'autre lecture que la Bible et le Martyroiogc de Fox. Les combats de l'homme contrele péché, ses progrès pénibles vers la perfection chrétienne, y sont représentés dans une suite d'allégories quelquefois étranges et incohérentes, presque toujours admirables de vigueur, de verve et de variété. Johnson a remarqué qu'il y avait de singuliers rapports entre le début du Voyage du Pèlerin et celui de la Divine Comédie, bien qu'à l'époque oii Bunyan composa son Voyage le poème de Dante n'eût pas été traduit en anglais. M. Hallam, sans méconnaître le génie poétique de Bunyan, le place parmi les romanciers , et le regarde comme le créateur de ce genre de romans religieux et moraux dont Robinson Crusoë est le chef-d'œuvre. Le Voyage du Pèlerin a été traduit en français sous le titre de Pèlerinage du chrétien ; Paris, 1772, in-18 ; Lyon et Paris, chez Périsse, 1820, 1824 ; Paris, Méquignon junior, 1825. Léo Joubekt.

Chalraers , Biographical Dictionary. — Hallam , His toire de la littérature en Europe.

;^ BVOL-scHAUENSTEiN (baron DE), diplomate autrichien contemporain. Il commença sa carrière politique en 1790, en qualité de chargé d'affaires de l'empereur à la Haye. Nommé chara-

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bellaneu 1792, il fut, peu de temps après, envoyé à Bâle avec le titre d'envoyé exti-aordinaire ; on a tout lien de croire que dans cette circonstance il se conduisit à la satisfaction de la cour ; car, deux ans plus tard, on le voit figurer comme président à la diète de Ratisbonne , où il fit tous ses efforts pour maintenir l'union entre les princes coalisés, et pour empêcher la dissolution de la ligue formée contre la France. Il fut ensuite envoyé à Hambourg avec une mission diplomatique. Pendanttoutes les guerres du consulat et de l'empire, il ne prit aucune part aux événements dont l'Europe était alors le théâtre, et ne reparut sur l'horizon politique qu'en 1815, où il représenta l'Autriche à la diète de Francfort. Nommé président de la diète germanique, il remplit ces hautes fonctions jusqu'en 1822, où il eut pour successeur le baron de Mùnch-Bellinghaussen. M. de Buol-Schauenstein retourna ensuite à Vienne, et vécut dès lors dans la retraite, totalement éloigné des affaires pubhques. En 1850, il rentra dans la vie publique, et présida la diète de Francfort. Il est aujourd'hui chef du cabinet

de Vienne.

Conversations- Lexicon.

1iïJOMA.TTEI. Voy. BUOMMATTEI.

BUOMMATTEI OU BCONMATTEI (Benoît),

grammairien itaUen, né à Florence le 9 août 1581 , mort dans la même ville le 27 janvier 1647. Sa mère, devenue veuve et n'ayant que peu de fortune, le mit dans le commerce. Buommattei suivit celte carrière jusqu'à dix-neuf ans. A cet âge il commença des études littéraires, et fit des progrès si rapides dans l'espace de cin(i ans, que l'Académie florentine l'admit au nombre de ses membres. En 1608, il entra dans les ordres sacrés, se rendit à Rome à la suite du marquis Guicciardini , et fut successivement bibliothécaire et secrétaire intime du cardinal Giustiniani. De Florence, où des affaires de famille l'avaient ramené, il alla à Padoue. L'évêquede cette dernière viUe , après l'avoir employé quelque temps à diverses fonctions, lui donna une cure près de Trévise. Là Buommattei continua de corriger ses ouvrages ou d'en préparer de nouveaux. Forcé de revenir à Florence en 1626, il fut admis à l'Académie de la Crusca, qui le choisit pour son secrétaire ; il fut ensuite nommé professeur de langue toscane, puis recteur du collège de Pise. Ses principaux ouvrages sont : Lelle cagioni délia lingua toscana; Venise, 1623, in-4°; — Introduzione alla lingua toscana, con l'aggiunta di due trattatiutilissimi; ibid., 1626, ïn-4"; — Bella lingua toscana libri II; Florence 1643, in-4"; avec des notes d'Antonio Maria'satvini, ibid., 1714, in-4° ; Venise, 1735 et 1751, iu-4° ; — Tavole sinotiche, cioè divisione morale delV Inferno di Dawife ; Florence, 1038, \iy.f^o . __ Division morale del Purgatorio de Dante; Mi., 1640; —le tre Sirocchie (les Trois Sœurs ) , discours badins ou eicalate ; Pise, 1635, in-4°.

Mazzuchelli, Scrittori d'Italia. — J.-B. Casotti, f^ita, di Bened. Buomattei; Florence, 1714, in-4°.

BCONACCORSi (Philippe). Voy. Calumacnus.

BCONACCORSI OU BONACCORSI (BlatSC),

poète et historien italien, vivait à Florence dans la seconde moitié du quinzième siècle. On a de lui : Diario dé" successi più importanti seguiti in Italia e particolarmente in Fiorenza dalV anno 1498-1512; Florence, 1568, in-4": cet ouvrage curieux est le journal de ce qui est arrivé de plus important en Italie pendant que les Français, sous Louis XII, occupaient le Milanais.

Lenglet-Dufresnoy, Tablettes chronologiques. — Tinboschi, Storia délia Letteratura italiana. — Gingucné, Histoire littéraire d'Italie.

BCONACCORSO GHIBERTI. Voy. GhIBERTI.

BUONACORSI. Voy. PERRIN DEL Vago.

*BnoNACORSo (UbertiDz), légiste italien do treizième siècle, était natif de Parme, où il professa la jurisprudence de 1231 à 1236, après l'avoir enseignée à Verceil. H laissa plusieurs ouvrages : l'un d'eux. De Praeludiis causaruni, a été imprimé à Lyon en 1532, et réimprimé en 1533, 1543, 1583; le frontispice le qualifie d'oMreum et solemne opus : ces écrits sont oubliés aujourd'hui. G. B.

Mazzuchelli, Scrittori d'Italia.

BUONACOSSA (HercuU). Voy. Bonacossus.

BUONAFEDE (Appiano), philosophe et publiciste italien, de Tordre des Célestins , né à Commacchio le 4 janvier 1716, mort à Rome au mois de décembre 1793. Il professa la théologie à Naples, et fut élevé aux premières dignités de son ordre. Ses pruicipaux ouvrages sont : Rittrati poetici, storici e critici di varj ziomini di lettere; Naples, 1745, in-S"; — Saggio di commedie filosofiche ; Faënza, 1754, in-4": ces deux ouvrages ont paru sous le nom à'Apatopisto Gromaziano; — Istoria critica ejllosofica del Suicidio; ibid., 1761, in-4°; — Délie Conquiste celebri esaminate col naturale dritto délie genti ; Lucques, 1763 ; — Istoria délia indole di ogni filosofia ; Lucques, 1772, 7 vol. in-8° ; — Storia critica del moderno diritto di natura e délie genti; Pérouse, 1789, in-8<» ; — Délia Restaurazione d' ogni filosofia, etc.; Venise, 1789, 3 vol. in-8".

Mazzuchelli, Scrittori d'Italia.

*BUONA«BAZiA (Giovanni), peintre de l'école vénitienne, né à Trévise en 1654. Élève de Lanchi, il passa sa vie entière dans l'État vénitien, et peignit avec quelque succès à Trévise, dans les provinces, et surtout à San-Vito.

Lanzi, Storia pittorica. - Federici, Memorie Trevigiane.

BtroNAMici. Voy. Tassi.

BUONAMICI ouBONAMico (François). Voy,

BONAMICO.

BUONAMIC5 (Lazare), littérateur italien, né à Bassano en 1479, mort à Padoue le 11 février

BUONAMICI — BUONAPARTE

1532. Issu de parents pauvres, il trouva un protecteur dans un ami de son père, et reçut des leçons de philosophie du célèbre Pomponace. Après avoir fait l'éducation de quelques jeunes gens de famille à Bologne , il enseigna successivement les belles-lettres à Rome et à Padoue, et refusa constamment les offres brillantes qu'on lui fit de toutes parts. Ses principaux ouvrages sont : Carmina; Venise, 1552, in-8°, et 1572, in-4'', réimprimés en divers recueils; — Concetti délia lingua latina; Md., 1562,in-8°; réimprimés plusieurs fois.

Kicéron , Mémoires. — Ghilini, Tetttro d'uomini letterati. — Imperalis, Muieum historicum. — daddius , De script, ecclesiast. — Te\ssier, Éloges des savants. — Papadopoli, Uistoria Gymnasii Pataviv^. — Mazzuc^vAii, S crittori d'Italia. — Tiraboschi, Storia délia Letter. ital. — Ginguené, Hist. litt. de l'Italie.

BUONAMICI (Philippe), littérateur italien, né àLucques en 1705, mort le 30 novembre 1780. Il remplit d'abord une chaire d'éloquence et de poésie , et s'adonna à la théologie dans sa ville natale. Appelé à Rome par son compatriote Vincent Lucchesini, secrétaire des brefs, il devint son coadjuteur; mais il ne lui succéda pas. Les ennemis qu'il s'était faits par son caractère envieux retardèrent son avancement ; et ce ne fut que sous le pontificat de Clément XTV qu'il obtint l'emploi de Lucchesini. Il fut alors accrédité par ses compatriotes comme leur agent près du saint-siége , et réussit dans toutes les affaires importantes qu'il eut à traiter. Ses principaux ouvrages sont : Oratio in Funere Jo. Vincent. Lucchesini ;ïbid., 1745, in-8°; — Bellafacilità deW antica Eoma nelV ammettere alla cittadinanza li/orestieri; Md., 1750, in-12; — De clai'is pontificiarum epistolarum ScriptorijMS;Rome, 1753, in-8°; —Vie d' Innocent XI ; ibid., 1776. Ses autres écrits en latin et en ita- Hen ont été réunis à ceux de son frère, sous ce titre : Philippi et Castrucci fratrum Bonamicorum Lucensium opéra omnia ; Lucques , 1784, 4 vol. in-4°.

Mazzuchelli, Scrittori d'Italia, — Fabroni, Éloge des frères Buonamici.

BUONAMICI {Castruccio), historien italien, frère du précédent, né à Lucques le 18 octobre 1710, mort en 1761. Ses études finies, il embrassa l'état ecclésiastique et se rendit à Rome, dans l'espoir de prendre part aux récompenses que Clément XII accordait aux gens de lettres. Après un séjour de quelques années dans cette ville , il se fit connaître du cardinal de Polignac par un discours latin qu'il lui dédia. Ce cardinal voulut

I se l'attacher ; mais Buonamici refusa de le suivre .| en France. Ne trouvant point dans l'Église les

I avantages qu'il s'était promis, il prit le parti des armes, et entra au service du roi des Deux-Siciles. Ce changement d'état ne l'empêcha pas de se livrer à son goût pour les belles-lettres. Ses principaux ouvrages sont : De Laudibus démentis XII Oratio; Rome; — De Litteris latinis restituas Oratio]; ibid.; — Orazioneper V apertura dalV Academia reale d' architet-

tura militare ; Naples ; réimprimé en tête de la géométrie de Niccolo di Martino ; — De Rébus ad Velitras gestis; Leyde (Lucques), 1746, in-4"; ibid., 1749, in-4°; — De Bello italico Commentarii ; Leyde (Gênes), 1750, 1751, in-4". Ces deux liistoires, dont la narration est aussi exacte que la latinité en est pure , sont fort estimées, et ont été imprimées plusieurs fois. On les trouve en latin et en français dans Y Histoire des campagnes de Maillebois en Italie, par Pezay ; — plusieurs pièces de vers latins et italiens dans différents recueils.

Mazzuchelli , Scrittori d'Italia. — Fabroni, Éloges des frères Buonamici.

BUONAMICO DI C&ISTOFANO. Voy. BUF- F\MALC0.

BUONANNI (Philippe), naturaliste et antiquaire italien, de l'ordre des Jésuites, né à Rome le 7 janvier 1638, mort le 30 mars 1725. On a de lui: Ricreazionedel occhio et délia mente neW osservazione délie Chiocciole; con quattro cento e cinquanta figure di testacei diversi; Rome, 1681, in-4°; traduit en latin sous ce titre : Recreatio mentis et oculi in observatione animalium testaceorum ; ibid., 1684, in-4''; — Historia Ecclesiai Vaticanee ;M.d., 1686, in-fol.; — Observationes circa viventia, quxin rébus non viventibus reperiuntur, cum micographia curiosa; ibid., 1691, in-4<';— Numismata pontificum romanorum, depuis Martin X jusqu'à Innocent XII; ibid., 1699, 2 vol. in-fol. ; — Muséum collegii romani Kircherianum;\\Ad., 1709, in-fol. : l'auteur avait été chargé çn 1698 de mettre en ordre le cabinet du P. Kircher; — Catalogo degli Ordini religiosi délia Chiesa militante ; Md., 1706, 1707, 1710 et 1711, 4 vol. in-4''; — Traités des Vernis, traduit de l'italien; Paris, 1713, in-12; — Gabinetto armonico pieno d'instrumenti sonori, indicati e spiegati ; ^ome, 1716, 1723, in-4°; ibid., 1776, in-8''.

Tiraboschi, Storia délia lett. ital. — Giornalede' Letter ati d'Italia,

BUONAPARTE OU BONAPARTE. Voy. NAPO- LÉON.

BUONAPARTE (Jflcoôo), mort en 1541: on ignore la date de sa naissance. Il a laissé ime relation du sac de Rome en 1527 par les troupes du connétable de Bourbon, imprimée pour la première fois en italien en 1750, sous la rubrique supposée de Cologne. Cet écrit fut traduit par le prince Napoléon-Louis Bonaparte et publié sous ses yeux à Florence en 1830. Après la mort de ce jeune prince, son travail, revu et complété par son frère (aujourd'hui empereur des Français), fut inséré dans le Panthéon littéraire, dirigé par M. Buchon. Ce récit énergique étale de la façon la plus saisissante toutes les horreurs de la licence.

Où du soldat vainqueur s'emporta l'insolence. On sent que l'auteur parle de ce qu'il a vu , de ce qu'O a éprouvé, et qu'il dit vrai. En tête de

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