‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 3)Chapitre 59 sur 276 · BRAGANCE · texte numérisé non relu

BRAGANCE

chef-lieu de la province portugaise de Traz-os Montes, et qui fut érigée en duché l'an 1442 sort, par une tige bâtarde, de la race d'Aviz oi Avis , qui, après avoir donné huit souverain: au Portugal et compté neuf générations, s'étai éteinte dans la personne du cardinal-roi Henri en 1580. Avant d'être portée au trône par la ré volution de 1640, la maison de Bragance comp tait déjà plus de deux cents ans d'existence.

Elle eut pour premier auteur Alfonse, fili naturel d'Agnès Pérez et du roi Jean r", qn lui-mêmeétaitbàtarddePierreP'", àitle Cruelo\ le Justicier. Alfonse fut créé duc de Braganct en 1442, pendant la régence de son frère Pierre duc de Coïmbre, c'est-à-dire sous l'orageuse minorité d' Alfonse V, fils de dom Duarte oi Edouard F", leur aîné, mort en 1438. Il survécu aux six enfants légitimes de son père, dont i convoitait secrètenient l'héritage ; mais il mourut lui-même en 1461, alors qu' Alfonse V, son neveu et son roi, était complètement affermi sui le trône. Loin de posséder les qualités éminentef qui distinguèrent. les fils légitimes de Jean P'". Alfonse ne laissa qu'un nom sans gloire ; oii l'accuse d'avoir amené la catastrophe du régent, par la part qu'il eut aux menées qui provoquèrent la rencontre dans laquelle ce sage et vertueux prince périt de la main du jeune roi, son neveu et son gendre (1449).

D'un premier mariage avec Béatiix, héritière de Nuno- Alvarez de Pereyra, comte de Barcelos, Alfonse laissa trois enfants, dont l'ainé, Alfonse H, comte d'Ourem et deuxième duc de Bragance, fut, du chef de sa femme Béatrix de Souza , la tige des marquis de Valence. Ferdinand, deuxième fils d' Alfonse F% épousa l'héritière de la seigneurie de Cadaval, Jeanne de Castro.

Ferdinand H, troisième duc de Bragance, fut décapité en 1483, sous le règne de Jean II, dont il était beau-frère, ayant épousé Isabelle de Portugal- Viseo. Celle-ci se retira en Castillc avec ses enfants après cette catastrophe, véritable coup d'État destiné à arrêter les complots de la noblesse, dont Jean II voulait abaisser l'orgueil et la puissance excessive.

Jacques, fils aîné du précédent et quatrième duc de Bragance, fut rétabli dans ce titre par le roi Emmanuel, dont il posséda les bonnes grâces au plus haut degré, et qui n'épargna rien pour lui faire oublier la fin tragique de son père. La faveur dont il jouit auprès de ce prince fut telle que ce dernier, n'ayant pas encore d'enfants, le désigna en 1498 pour son successeur éventuel. La branche des comtes de Lémos, ducs de Taurisano, éteinte en 1694, descendait du frère cadet de Jacques, nommé Denis, lequel avait épousé l'héritière de cette maison.

Quant aux Jean, ducs de Bragance, dont le j V"' et le IV ont quelque importance, voy. Jean.

Les princes de la maison de Bragance, alliés [ à la maison de Bourbon d'Espagne, réunissent

BRA&ANCE — BRAIWE

les deux titres de ducs de Bragança e Borbon. [Enc. des g. du m. ].

Schaffer, Hist. du Portugal.

BRAGELONGNE {Christophe-Bemard de), savant français, membre de l'Académie des sciences, né à Paris en 1688, mort le 20 février 1744; il cultiva avec succès les belles-lettres, la philosophie et les mathématiques. Tout jeune et encore sur les bancs du collège, il recherchait avec avidité la société de Malebranche , qui avait conçu pour lui une grande estime. Il passait tous les jours de congé dans le cabinet de Malebranche, et ce dernier ne dédaignait pas d'avoir avec lui jes entretiens métaphysiques. En 1711, il présenta à l'Académie des sciences un Mémoire sur 'a Quadrature des courbes. L'année suivante , 1 entra dans les ordres, et devint chanoine du îliapitre de Brionne et prieur de Lusignan. Ha- )ile géomèti-e, il était en outre bon helléniste, intendait bien l'hébreu , et avait pour l'histoire me prédilection marquée. Ses qualités et son es- )rit le faisaient rechercher dans le grand monde.

I mourut avant d'avoir terminé son Examen des 'ignés du quatrième ordre, dont il n'a donné pie les trois premières parties dans le Recueil de

\ 'Académie des sciences, 1730-1731. Il laissa aussi i nachevée une histoire des empereurs romains.

I De Fouchy, Éloge de Bragelongne, dans les Mémoires ! le l'Académie des sciences, année i744, p. i6s.

! BRAGELONGNE (Émery), prélat français , Bort en 1645. D'abord doyen de Saint-Martin de Tours, il fut nommé évêquede Luçon en 1624, i la place de Richelieu. H résigna son évêché en

\ 1637, et se retira à l'abbaye de Marolles. On a

i le lui des Ordonnances synodales ; Fontenay,

il629, in-4''.

heloog , Bibliothèque historique de la France , éiit. Fontette.

BRAGELONGNE (..., marquis de), officier français, vivait dans le milieu du dix-huitième siècle.

II fut major général des troupes de débarquement de l'escadre français qui partitde Dunkerque le 15 octobre 1759. Il a rédigé le Journal de navigation de cette escadre ; Bruxelles et Paris , 1778,in-12.

Le comte de Sanois , le Franc Chevalier, etc., 1780, in-go. — Quérard , la France littéraire.

BRAGERio {Bertolino), architecte crémooais du treizième siècle. En compagnie de Jacopo Camperio, il construisit en 1288 , les deux transepts qui donnèrent à la cathédrale de Crémone la forme d'une croix latine. E. B — n.

j Ticozzi , Dizionario.

I BRAHAM {Jean), célèbre chanteur anglais, iné, vers 1774, de parents juifs; mort au mois ! d'août 1831. Abraham est son véritable nom; jinais, lorsqu'il commença sa carrière d'artiste, il (en supprima la première voyelle, dans la crainte Ique sa religion et son origine ne jetassent sur lui ! quelque défaveur dans sa vie publique. Demeuré ! orphelin, il fut confié aux soins de Léoni, chani leur italien fort habile. Braham sut profiter des excellentes leçons de ce maître; car, à l'âge de

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dix ans , il se fit entendre pour la première fois sur le théâtre royal. Telles étaient l'étendue et l'agilité de sa voix, qu'il chantait avec succès des airs de bravoure composés pour la cantatrice jyjme ^ara. Il parut avec éclat au théâtre dans l'opéra de Mahmoud, qu'il chanta au printemps de 1796 sur le théâtre de Drury-Lane. Il joua l'année suivante au théâtre Italien, et jeta, pendant ces deux saisons, les fondements de sa réputation. Il faut que tout chanteur célèbre voie l'Italie: Braham partit en 1798 pour cette contrée; mais, arrivé à Paris , il s'y arrêta durant huit mois, et donna des concerts qui eurent un grand succès. En Italie, Braham se hvra à l'étude de la composition, sous la direction d'Isola : il visita successivement Florence, Milan, Gênes, Venise, Trieste, Livourne et Hambourg ; puis , rappelé avec instance dans sa patrie, il y débuta en 1801, au théâtre de Covent-Garden , dans l'opéra the Chains of the Heart, de Rivière et Maz.zinghi. Depuis ce moment il ne cessa pas d'être regardé comme le premier chanteur de l'Angleterre. Braham composa aussi quelques opéras qui ont été bien accueillis ; et l'on cite de lui comme fort jolis un grand nombre d'airs , parmi lesquels celui qui est intitulé Death of Nelson est devenu populaire. [Enc. des g. du m.]

Fétis, Biographie universelle des Musiciens.

brahé(Tycho). Voy. Tycho.

BRAHÉ (Pierre, comte de), sénateur et grand sénéchal de Suède , issu d'une famille ancienne, alliée à la maison de Wasa, mort en 1680. Il prit part aux affaires du gouvernement , eu qualité de tuteur de Christine et de Charles XI. Animé d'un patriotisme éclgtiré, il réforma des tribunaux, créa des établissements d'industrie, et fonda plusieurs villages. Nommé gouverneur de la Finlande, il y établit des écoles et des collèges, et jeta les premiers fondements de l'université d'Abo.

Ersch et Gruber, Allgemeine Encyclopsedie. — Gezelius , Biogr. Lex.

BRAHIM. Voy. Ibrahim.

* BRAHMAGOUPTA, astronome indien, que Bentley fait vivre il y a 1300 ans, en 527. Il a revisé le Brahma Siddhânta. C'est à son système que sont attribuées les exagérations de la chronologie indienne.

Recherches asiatiques, t. VI, VU, XII.

BRAILLER (Pierre), apothicaire français, vivait à Lyon dans le seizième siècle. On a de lui : Déclaration des abus et tromperies des apothicaires et des médecins; Rouen, 1557, in-8° ; — Articulations sur l'Apologie de Jean Surrelh, médecin à Saint-Galmier-en-Forest, 1558.

Du Verdier, Bibliothèque française,

BRAINE ( Jean, comte de ), trouvère français , vivait dans le treizième siècle. Il fut le rival en poésie d'Andefroy le Bâtard , que le romancero de M. Paulin Paris a mieux fait apprécier , et du sire de Coucy, dont les chansons ont été publiées

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