BRAMBILLA — BRAMPTON
chimrgico-prattîco sopra il flegmono ; ïb\i., 1777, in-S" ; — AbancUung ûber clen Gebrauch des OxikraU und der trocknen charpie (Traité sur l'usage de l'oxycrat et de la charpie sèche ) ; Vienne, 1777, in-8"; — Storia délie scoperte fisico -médico -anatomico-chirurgiche faite dagli uomini illustri italiani; Milan, 1780- 1782, 2 vol. in-4°; — Instrumentarium chirurgicum mililare austriacum ; Vienne, 1782 ; — Instruktion fur die Professoren der K. K. Chirurgischen MiUtàraliademie (Instruction pour les professeurs de l'Académie de chirurgie militaire); ibid., 1784, in-4°;— Oi'atio habita Vindobonœ, qxmm nova cœsareo-regia Academia medico-chiriirgica , anno 1785, die 7 mensis octobris, solemniter aperiretiir ; ibid., 1785, in-4°; traduit en français par Linguet , sous ce titre : Discours sur la Prééminence et l'Utilité de la chirurgie; Bruxelles, 1787, jn-8° ; — Statuta ac constitîitiones Academiie medico- chirurgien Vindobonensis ; Vienne,
1787, in-4°.
Biographie médicale. — Rigoni, Eiuqio di Giov. — Jless. BramMlla; Pavia , 1830, m-8°. — Tipaldo, Biografla degli Italiani illustri.
BRAMER {Léonard), peintre hollandais , né à Delft en 1596. A l'âge de dix-huit ans, il se rendit à Paris, et de là en Italie , où il acquit de la réputation par la \igueur et le naturel de son pinceau. Il imita la manière de Bassan et du Corrége. On estime surtout ses petits tableaux sur cuivre, où il a représenté de préférence des incendies, des nuits, des cavernes éclairées par des flambeaux. Parmi les ouvrages qu'il fit en Italie, on distingue deux grands tableaux dont les sujets sont : la Résurrection du lazare, et Saint Pierre reniant Jésus-Christ; sur la tête duquel on pose la couronne d'épines. Ce dernier tableau est dans la galerie de Dresde. Bramer excellait aussi à peindre les vases d'or, de bronze et de marbre. Il y en a deux de ce genre à Vienne. Il composait facilement; ses petites figures sont spirituelles, et touchées avec finesse. Son coloris est beau et vigoureux.
Il ne faut pas confondre ce Bramer avec un assez bon peintre hollandais, nommé Bramer ou Pramer, qui vivait vers la fin du dix-septième siècle, et qui peignait des conversations.
Descamps, Fies des Peintres flamands et hollandais.
BRAMER (Benjamin), architecte et mathématicien allemand, né dans la Hesse, vivait au commencement du dix-septième siècle. Ses principaux ouvrages sont : Apollonius Cattus, oder Geometrischer Wegweiser (le Guide du géomètre); — Geometrisches Triangular-instrument (Instrument pour la perspective et pour la levée des plans) ; — Explicatio et usus linealis pro-
portionalis.
Hendreich , Pandectse Brandenburgicse.
BRAMHALL (Jean), théologien anglais, né à Pontefract dans le Yorkshire en 1593, mort en 1677. n reçut sa première instruction dans sa ville natale. En 1608, il fut envoyé à Cambridge.
Plus tard, il fut pourvu de bénéfices ecclésiastiques. En 1634, il était évêque de Londonderry, et il atlministra son diocèse avec un ordre dont ses prédécesseurs ne lui avaient pas donné l'exemple. Le 16 mars 1641, il fut impliqué dans les troubles d'Irlande, et accusé de haute trahison; mais l'archevêque anglais Usher fit étouffer la procédure. Il revint en Irlande, d'où de nouveaux dangers le déterminèrent à fuir sur le continent. Après la restauration, il fut nommé archevêque d'Armagh. Ses Œuvres complètes furent publiées en 1677.
Biographia Britannica.— Gortoti, General biographical Dictionarij.
* BRAMPTON ( William be ) , magistrat et jurisconsulte, l'un des quatre justiciers d'Angleterre, qui fut accusé et sans doute convaincu de prévarication et de péculat, sous Edouard l", de 1274 à 1307. Il en fut de même du chancelier Bacon sous Jacques I", et du chancelier Poyet sous François I". Les épices ou droits qu'on accordait à ces grands officiers, au lieu d'un traitement de l'État, furent la principale cause de ces tristes naufrages. Quoi qu'il en soit, Brampton fut condamné en 1288 (1), avec ses trois complices, à 40,000 marcs d'argent d'amende, non compris l'argenterie en or et en argent par eux reçue , ce qui pour sa part équivaut à 100,000 fr. (2) environ de notre monnaie ; somme alors très-considérable, si l'on considère la rareté des métaux précieux, et que la monnaie; d'or ne commença que sous Henri III, père du roi qui fit condamner les quatre justiciers. On les fit, de plus, détenir, selon un usage immémorial, à bord des vaisseaux pénitentiaires amarrés dans le port de Londres, et qu'on appelait la flotte (fleet). C'est dans cette captivité que l'un des quatre, Brampton peut-être, avec ses collègues Thom. de Weyland, J. de Lovetot, et Ad. de Strutton, travailla à rédiger par écrit le code complet des lois d'Angleterre en six livres, publié pour la première fois par le savant Selden en 1685, d'après un manuscrit qu'il croit à peu près contemporain de l'auteur. Cet écrit porte le titre de Fleta, non que l'auteur ait été ainsi appelé (le préambule prouve le contraire), mais à cause du lieu où il était confiné. C'était plus modeste, et c'était un moyen sans doute d'inspirer la pitié, et d'obtenir sa grâce par l'utilité dont cet ouvrage a été pour la nation anglaise et pour son gouvernement. Il paraît, en effet, qu'il est devenu un livre de grande pratique ; il est rédigé très-clairement et avec beaucoupde netteté, quoiqueempruntéet quelquefois copié mot à mot de Bracton et de Thornton, jurisconsultes antérieurs, ainsi que l'a constaté Selden. Il s'éloigne davantage du droit romain , et il est approprié aux coutumes féodales et au droit coutumier et parlementaire de l'Angleterre. C'est là son méritci; et c'est pour cela
(1) Mss. de Holinshed et J. Stowe, 1289.
(2) Le marc était alors en Angleterre de 13 sous 4 deniers (charte;de 1286, dans Rymcr).