BRÈCHE
des trois premiers livres de Galien, de la composition des médicaments; ibid., 1545; — les Aphorismes d'Hippocrate, traduits du grec en français , avec les commentaires de Galien sur le premier livre; Paris, 1552; Lyon, 1557, in-l6; — le Promptuaire des lois municipales du roijatime de France, concordées aux coutumes de Tour aine, extrait de ses commentaires sur lesdites coutumes; Tours, 1553, iii-8°. Cet ouvrage ayant été publié par d'autres que par l'auteur, il est trèsprobable que Jean Brèche avait déjà cessé de vivre à cette époque.
U Croix du tàdine. Bibliothèque française. BRECHTEN OU VERBRECHTEN {NiCOlaS
Va7i), poète hollandais, natif de Harlem, vivait dans la seconde moitié du treizième siècle. On lai attribue : Reinout van Montalbaen of de vier Heemskmideren. C'est la traduction du roman d'Huon de Villeneuve sur les quatre fils Aymon ; — une traduction du roman de Maugist ou Malaghys; — une traduction du roman de Guillaume au court-nez, de Guillaume d'Orange.
Bilderdylc, Nouveaux mélanges littéraires. — Messager des arts et des lettres , année 1821. - VanWyn, Veillées historiques, t. 1", p. 261-268.
BBECHTUS {Leevinus), poète flamand, de l'ordre des Frères Mineurs, natif d'Anvers, mort à Malines le 19 septembre 1558. On a de lui : Euripe, ou De l'inconstance de la vie humaine, tragédie en vers lattns; Louvain, 1549, 1550, in-12; Cologne, 1555, 1556, 1568, in-12; — Sylva piorum carminum; Louvain, 1555, in-8°; — Memorabilis historia, complectensagonesillustriumaliquotmartyrum;
ibid., 1551, in-8".
André, Biblioth. Belgica.— Sweert, Atherue Belgicœ.
BRECLING {Frédéric), théologien protestant danois, né en 1629 à Handewith, dans le pays de Flensbourg, mort à la Haye en 1711. Il fut pasteur en Handewith et à Zwoll. Il se retira en Hollande, pour échapper aux tracasseries que lui suscitèrent ses opinions fanatiques. On a de lui un grand nombre d'ouvrages de théologie mystique en latin et en allemand; les principaux sont : Panharmonia Pansophica ; — Ty- ■pus Pansophiae; — BiUia rediviva cumsuis testibus;— Christus triumphans per decretum stultitiee et mysterium crucis; — Pseudosophia mundi ; — Bibliotheca bibliothecarum ; — Alphabetum naturse et mysterimn numerorum ; — Vis veritatis fidei et Verbi
Dei.
Arnold, Kirchen und Ketzer -historié. - Moller, Umtria literata.
BRÉCOURT (Guillaume Marcoureau de), comédien et poète dramatique français , d'origine hollandaise, mort en 1685. Il se distingua par son jeu beaucoup plus que par son talent d'auteur. Entré dans la troupe de Molière en 1658, il passa dans celle de l'hôtel de Bourgogne eu 1664, et fut conservé lors de la réunion des deux
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troupes en 1680. Il obtonait du succès daa: les rôles ti-agiques et dans les rôles dits à maateau. Unjour, ayant fait plus d'efforts que d'ha bitude pour assurer le succès de Timon , l'uat de ses pièces en vers , il se rompit une veine accident qui amena sa mort en 1685. On cite d lui un trait qui annonce beaucoup de sang-froi( et un grand courage. Étant à Fontainebleau, ci 1678, à la chasse du roi, Brécourt se défendit en présence de Louis XIV , contre un sanglie furieux qui s'était acharné contre lui, et plonge jusqu'à la garde son épée dans la poitrine d l'animal. Louis XIV lui en adressa ses conipli ments, et lui dit, le sourire sur les lèvres, qu non-seulement il ne l'avait jamais vu jouer so rôle avec plus de naturel , mais qu'il ne se rap pelait pas non plus avoir été témoin d'un ausi vigoureux coup d'épée. On a de Brécourt : / Feinte mort de Jodelet, en vers ; Paris , 1660
— le Jaloux invisible, en vers; ibid., 1666
— la Noce du Village, en vers; ibid., 1666; l'Infante Salicoque, inédite; — l'Ombre d Molière ; ibid., 1 674 ; — Timon, en vers ; Rouei 1684; — la Régaledes Cousins delà cousim comédie en vers; Francfort, 1674, in-12.
Bibliothèque des Théâtres. — Le Bas, Dictionnai, encyclopédique de la France.
*BRÈ»A {maison de), tire son nom d'une d( places de guerre les plus importantes des Pays Bas. Le premier seigneur de Bréda dont il so fait mention est Henri F'", en 1090. La seigneur de.Bréda resta dans cette maison jusqu'en 128: époque oii elle passa par les femmes dans maison de Gavres et de Lidekerke, En 1325, el fut vendue à Jean HI, duc de Brabant, qui la r vendit en 1350 à Jean l" de Polanen et de Lecke, de la maison de Wassenaër. Guiliaun de Nassau, prince d'Orange et roi d'Angleter sous le nom de Guillaume HI, était baron ( Bréda. Les princes d'Orange, ses héritiers, pa sédaient encore Bréda à la fin du siècle demie
Hans ou Jean de Berg et de Bréda, descei dant au quatrième degré de Jean 1" de Polanc. sire de Bréda, vint se fixer en France vers la 1 du quinzième siècle. Il reçut en 1502 des le très de naturalité du roi Louis XH , auquel amena en 1512 une bande de lansquenets, lev< dans les Gueldres {Mémoires de Fleuranges). combattit en Italie, et fut plusieurs fois négoei teur pour François V, qui l'arma chevalier i ses propres mains le 14 février 1520.
Les descendants de Hans de Berg et de Bréi ont fourni à la France, jusqu'à nos jours, ui suite non interrompue d'officiers de terre et ( mer.
Parmi les membres actuellement vivants < cette maison , on remarque le comte Félix t Bréda (né en 1811 ), officier supérieur de ca^ lerie.
Dictionnaire de la noblesse, BRÉDA ( Jean Van ) , peintre flamand , né Anvers en 1683, mort en 1750. Il fut d'abo.
|a98 BRÉDA —
I élève de son père, paysagiste estimé. S'attachant snsoite à la manière de Breughel de Velours et ie Wouvernians, il copia pendant neuf ans, avec une fidélité capable de tromper l'œil le plus ixercé, les tableaux de ces deux grands maîtres, ît composa , en les imitant , des ouvrages trèsecherchés. A son retour do l'Angleterre , où il ; ivait travaillé plusieurs années pour le roi et la •jout, il fut nomme directeur de l'Académie d'Angers. Lorsque Louis XV fit son entrée dans cette [ 111e en 1745, il fit venir Van Bréda, et lui acheta [ |uatre tableaux. Le modeste artiste, qui ne s'atendait pas à un si glorieux succès , fut tellef nent ému qu'il en tomba dangereusement ma- I ade. n Les paysages de Van Bréda, dit Des- \ amps, ornés d'une multitude de figures, repréj entant des traits d'histoire sacrée ou profane, ' ont dans le meilleur goût de Breughel ; et ses «tailles, ses foires, etc., rappellent la belle ma- I ière de Wouvermans. Comme dans celui-ci , i n y admire une couleur brillante et légère, une luche fine , des ciels , des lointains agréables , n bon goût de dessin, autant de feu dans la fomposition, et peut-être plus de génie; mais il i li manquait cette pâte et ce lai-ge, si précieux i'ans Wouvermans, »
I Descamps, f^ies des Peintres flamands et hollandais. \ BREDAHL ( Niels-Krog ) , poète et composi- [îur danois, né vers 1732, mort à Copenhague n 1778. On a de lui : les Métamorphoses d'Oide , traduites en vers danois ; Copenhague, 758, in-S"; — Quatre opéras, en danois ; ibid., I Nlerup et Kraft, Norik-Dansk LexiooH.
BREDA HL (Christian Hvid), poète danois, ^é en 1784. Cet auteur, dont la vie de cultivateur auvre n'offre rien de particulier, mais dont «ouvrages, d'une originalité remarquable, le rent appeler le Shakespeare danois, a publié : iramatiskescener, uddragne afeloldgammel laandkrift (Scènes dramatiques tirées d'un ieux manuscrit), 6 vol.;Copenh., 1819-1833; — \fylaargave ftr annel 1821 (Étrennes pour l'an ;S2I); Copenh., 1820 ; —Lirmsongs Optegnalter \an en Reite ( Notices de voyage par Lirmsons) ; i openh. ,1821; — Vddras a/Gumbas e/terlandi \ianuscripter ( Extrait des manuscrits posthules de Gumba ) ; Copenh., 1835. Abrahams. ' Ersicw, Forfatter-Lexicon.
brbdenbJlCh (Jean de), poète allemand , atif de Dusseldorf, vivait dans la seconde moié du seizième siècle. On a de lui : Militia 'iristiana, qiia docetur qui contra vitia et (irnctH pugnandum, poëme ; Dusseldorf, 1560. •n lui attribue encore: De Arminiorum riti- \'M, moribus et erroribus; Bâle, 1577 , in-8°. I Sweert, Athenx Belgiae.
\ BREDBNBACH. Voy. BrEYDENBACH.
j bredenbach (Mathias), commentateur
I controversiête allemand , né vers 1489 à [ersp,dans le duché de Berg; mort à Emme- 'ok le 5 juin 1529. Il ftit principal du collège