CINNA
toine contre Octave, celui-ci lui conféra un place de pontife. Cinna fut consul en l'an avant J.-C. C'est à lui que se rapporte la pièced' Corneille, dont le sujet a été emprunté à Sénèqnei
Sénèque, de Clem,, I, 9. — Dion Cassias, LV, 14, 22.
CINNA ( G. Helvius ) , poète latin , vivait vei ' 50 avant J.-C Ami et contemporain de Catulle il n'est connu aujourd'hui que par quelques ver de ce poète. La date de sa naissance est incon nue, mais celle de sa mort semble fixée par le pas sage suivant de Suétone : « Le peuple , aussitt après les funérailles de César, courut avec de torches aux maisons de Brutus et de Cassius, ( n'en fut repoussé qu'avec peine ; sur sa route cette foule tumultueuse rencontra Helvius Cinuc et, par suite d'une erreur de nom, le prenant pou Cornélius , à qui elle en voulait pour avoir pro nonce la veille un discours véhément contre Ce sar, elle le tua, et promena sa tête au bout d'un pique. » Valère Maxime, Appien et Dion Cassiu racontent le même fait, en y ajoutant cette cii constance qullelviug Cinna était tribun du peupl( Suétone lui-même , dans un chapitre précédeni dit que « Helvius Cinna, tribun du peuple, ava rédigé et tenu prête une loi dont César lui avai ordonné de faire la proposition en son absence et qui permettait à celui-ci d'épouser , à so choix, autant de femmes qu'il voudrait pour e avoir des enfants.» Plutarque dit aussi que Cinna ami de César, fut mis en pièces par la foule, qi le prit pour un des meurtriers du dictateur ; e il ajoute ce détail caractéristique que « Cinna étai poète (^v 6é ô Kivvaç TcoiYiTtxoç àvi^p). De c passage décisif on peut conclure que le poët Cinna, ami de Catulle, devint tribun, et fut mas sacré le jour même des funérailles de César c'est-à-dire le 17 ou le 18 mars 44. Cependant Weichert, d'après Reiske et Vossius , n'adme pas l'identité du poète et du tribun. Il s'appuie su ces deux vers de la neuvième églogue de Virgile Nam neque adhuc Vario vidoor, necdicere Cinna DIgna, sed argulos inter strepere anser olores.
« Comme Varius, dit-il, était vivant à cett. époque , Cinna devait vivre aussi ; et comuK ce Cinna est le même que Helvius Cinna, celui-c ne peut pas avoir été massacré en 44, puisqu'i vivait encore en 40 ou 41, date de la neuvièmt églogue de Virgile. » Ce raisonnement n'es qu'une série d'hypothèses aussi peu prouvées les unes que les autres. La date de l'églogue d<' Virgile a été fixée plutôt sur des conjectures qu(j sur des données positives. Rien dans les ven de Virgile n'atteste que Cinna fût en effet \ivant.[ et l'auteur des Églogues a pu s'exprimer ainsii sur un poète contemporain mort récemment. Enfin, bien que l'identité des deux Cinna ne soit pas constatée avec certitude, cette hypothèse^fisl cependant plus probable que l'opinion contiaire.
Le principal ouvrage d'Helvius Cinna était sa Smyrna; mais ni Catulle, qui en a fait l'éloge, ni aucun ancien écrivain ne nous disent quel en était le sujet. On ne peut faire sur ce point que
ciNNA — cmo