CLIFTON — CLINCHAMP
rièredu commerce, que suivait son père, il s'établit à Bath, professeur de musique; en 1802 il alla à Dublin, d'où il revint à Londres en 1816, après avoir inventé une machine qu'il appelait JSidomusicon , laquelle était destinée à être attachée au piano pour écrire les improvisations. Ou a de lui plusieurs compositions pour le piano, imprimées à Dublin ; — une Notice biogi-aphique sur Jean Stevenson, musicien, insérée dans la Revue littéraire de Dublin ; — Edwin, opéra, théâtre de Crow-Street; Dublin, 1815; — Théorie simplifiée de V harmonie; Dublin.
Fétis, Biographie universelle des musiciens.
CLIGNETT ( Jacques-Arnaud ) , érudit hollandais, mort le 30 décembre 1828. Il fut conseiller à la haute cour de La Haye et membre de l'Institut des Pays-Bas. Versé dans l'ancienne langue de son pays, il se livra à des travaux analogues à ceux de Grimm pour les sources germaniques; il essaya, par exemple, de démontrer les rapports qui existent entre le bas-saxon et le hollandais ou flamand. On a de lui une savante préface à la Theutonista , vocabulaire latin-bas-saxon et bas-saxon-latin; Cologne, 1477, in-fol.; — Bijdragen tôt de onde Neerlandsche Letterltunde (Recueil d'ancienne littérature néerlandaise) ; La Haye, 1819, in-8°. On y trouve des fables portant le nom d'Ésope et un poëme de Guillaume van Hillegaersberch. Archives pour servir à Vhist. des Pays-Bas.
CLIMAQUE (Saint Jean) ('lœàwYiç ô KXt- (laxo; ) , surnommé le Scolastique ('O SxoXaat'.xôç), l'un des Pères de l'Église grecque, vivait dans le sixième siècle de l'ère chrétienne. Son véritable nom était Jean ; il fut surnommé CUmaque à cause d'un de ses ouvrages, intitulé KXijia? (l'Échelle). Il prit les ordres, et bien que son éducation le disposât à vivre avec des personnes instruites, il passa quarante ans parmi des moines grossiers et illettrés. Élu abbé du couvent du montSinaï, il y mourut, à l'âge d'environ cent ans, le 30 du mois de mars de l'année 606, à ce que l'on croit, car cette date est fort douteuse. On a de saint Jean Climaque les ouvrages suivants : Scala Paradisi (KXî- {j.a|). Ce livre, adressé à Jean, abbé de Raithu, est divisé en trente chapitres, et traite des moyens d'atteindre le plus haut degré possible de perfection religieuse. Il a été traduit en latin par Ambroise le Camaldule; Venise, 1531; ibid., 1569; Cologne, 158o; ibid., 1593, avec un commentaire de Denys, moine cartésien; ibid., 1601, in-8°. Le texte grec, accompagné d'une traduction latine, et les scolies d'Elias , archevêque de Crète, fut publié avec l'ouvrage de Climaque cité plus bas, par Matthieu Rader ; Paris, 1633, in-fol. Il est aussi contenu , ainsi que les scolies d'Elias, dans les diverses Bihliotheces Patrum. Dans plusieurs manuscrits , ce livre est intitulé : nXâxEç nvcujiaxtxaî, ou Tables spirituelles; — Liber ad Pastorem , traduit aussi en latin par Ambroise le Camaldule ; le texte grec et latraduc-
BIOGR. CÉNÉR. T. X.
tion latine ont été imprimés dans la Scala Paradisi, et les scoUes d'Elias, dans l'édition de Rader citée plus haut; Paris, 1633, in-fol. Ces deux ouvrages de Climaque ont été traduits en grec moderne, et publiés par Maximus Margunius, évoque de Cérigo; Venise, 1590.
La vie de saint Jean Climaque, écrite par un moine nommé Daniel, se trouve dans la Bibliotheca Patrum maxima , dans les Acta sanctorum, au 30 mars, dans les diverses éditions des œuvres du saint, et dans les Johannis Climaci, Johannis Damasceui et Johannis Eleemosynarii Vitee, par le P. Jean Vicart, jésuite; Toiu"nay, 1664, in-4°. La Scala Paradisi a été traduite en français par Arnauld d'Andilly, sous le titre d'Échelle sainte; Paris, 1688, in-12. Cette traduction est précédée d'une vie du saint par Le Maistre de Sacy.
Fabricius, Bibl. grœc, IX. —Cave, Hist. lit., yo\. 1.— Hamberger, Zuverlâssige N'achrichLcn von Gclëkrlen Mânnern, vol. III.
CLI9IENT ( Joseph) , évêque espagnol, né à Castellon de la Plana (Valence), mort, dans la même ville, le 25 novembre 1781. 11 fit ses études dans sa ville natale, et y fut reça docteur en théologie. Il y fut nommé ensuite successivement professeur de philosophie à l'université , curé et théologal de la cathédrale. En 1766 il fut appelé à l'évêché de Barcelone. Dénoncé comme ayant fait l'éloge de l'église d'Utre<;ht, dans une de ses Instructions pastorales, Climent fut justifié, sur l'avis d'une commission ecclésiastique. En 1773 il calma à Barcelone une sédition causée par une loi rendant la milice applicable à la Catalogne. Son influence dans son diocèse le rendit suspect à la cour, qui voulut l'envoyer à Malaga. Il refusa, et donna sa démission en 1775. Il a traduit en espagnol les Mœurs des Is^'aélites et des Chrétiens de l'abbé Fleury, et publié les Instructions sur le mariage, de Le Tourneur, traduites par la comtesse de Montijo. Climent a laissé aussi des Instructions pastorales , telles que celles Sur le renouvellement des études ecclésiastiques; Sur lejubilé; et Sur la théorie et la pratique de l'éloquence chrétienne.
N. Antonio, Bibl. hisp. nova.
*CLiNCH (Guillaume), médecin anglais, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. On a de lai : Rufus Hephesius, de Vcsicee renumque morbis, de purgantibus medicamentis, etc., grsece et latine, et dissertatio de auctore et ejus scriptis; Londres, 1726, in-4°.
Adelung, suppl. à Jôcher, Allgem, GelchrU-Lsxieûn.
*CLINCHA31P (Gcrvais Giancolet de), cardinal français , né dans la première moitié du treizième siècle, mort à Rome , de la peste , en 1287. n était fils d'Odon de Clinchamp, sieur de Groëstel, et de Jacqueline de Lavardin. Dès qu'un personnage d'une aussi noble origine se destinait à l'église , ii ne pouvait manquer d'y faire une grande fortune. Tour à tour archidiacre