‹ Nouvelle biographie universelle depuis les temps les plus reculés jusqu'a nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources a consulter; (volume 4)Chapitre 175 sur 200 · CLODIUS · texte numérisé non relu

CLODIUS

Pendant les quelques jours que cet usurpateur avait exercé la souveraine puissance en Afrique, il s'était fait détester par ses cruautés et ses extorsions.

Tacite, Hist., I, 7, U, 37,73; II, 97 ; IV, 49. — Suétone, Calba, 11. — Plutarque, Galba, 6, is.

V * CLODIUS (Lucinus OU Licinius), historien romain, vivait probablement vers le commencement du premier siècle avant J.-C. Son ouvrage était intitulé "EXeyxo? xpo^'»^^- ^^ s'étendait , à ce qu'il semble , depuis la prise de Rome par les Gaulois, jusqu'au premier siècle avant l'ère chrétienne. Plutarque le cite comme autorité au sujet de la destruction des archives publiques, après la prise de Rome par les Gaulois. Nous apprenons de Tite-Live que Clodius parlait dans son troisième livre du second consulat de Scipion l'Africain, et nous voyons par un fragment d'Appien qu'il racontait la défaite de L. Cassius Longinuspar les Liguriens, en 107. Cet historien est appelé simplement Clodius par Cicéron et Plutarque Clodius Licinus par Tite-Live , et IlauXtp Tw KXauôCw par Appien. Au lieu de IlaOXtp il faudrait peut-être lire Publius;le nom de cet auteur serait alors P. Claudius Licinus. Ce Claudius a été souvent confondu avec Q. Claudius Quadrigarius. Niebuhr pense que c'est de ce dernier que parle Plutarque dans le passage rappelé plus haut ; mais les expressions de Plutarque, KXwStoç Tiç, prouvent qu'il s'agit de quelque écrivain moins connu que Quadrigarius. On ignore si VElenchus de Clodius était écrit en grec ou latin.

Krause, VUx et Fragm . vet. hist. rom> — PerizoDius, yénimadvers, hist.

* CLODIUS (Sextus), rhéteur sicilien, vivait dans le premier siècle avant l'ère chrétienne. II était à la fois professeur d'éloquence grecque et latine. « Il avait de mauvais yeux, dit Suétone ; mais il était fort caustique , et il disait qu'il devait la perte de ses yeux à l'amitié du triumvir M. Antoine « (à cause de ses parties de débauche). Fulvia, femme du triumvir, avait une joue plus grosse que l'autre; Clodius dit qu'elle provoquait la pointe du stylet ; « ce qui loin de diminuer sa faveur auprès d'Antoine ne fit ([ue l'augmenter encore. Celui-ci pendant son consulat lui fit un riche présent, comme Cicéron le lui reproche dans ses Philippiques. On trouve en effet dans la deuxième Philip pique cette violente sortie contre le favori d'An toine : « Vous entretenez près de vous un bouffon, qu'à votre exemple vos compagnons de table osent proclamer un rhéteur. Vous lui avez donné le droit de tout dire et contre tout le monde. C'est sans doute un fin railleur; mais parler contre vous et les vôtres, la matière est si riche ! Et pourtant quel énorme salaire a été payé à ce rhéteur ! Écoutez, pères conscrits, écoutez et connaissez toutes les plaies de la république. Deux raille arpents dans les plaines de Leontium (les plus fertiles de la Sicile) ont été assi-

gnés au 'rhéteur Sextus Clodius, deux mille arpents, affranchis de tout droit : voilà donc ce que vous payez à Antoine pour apprendre à n'avoir pas le sens commun. » On ne sait' lien de plus sur le rhéteur Clodius. C'est probablement le même personnage que le Sextus Clodius auteur d'un ouvrage grec Sur les dieux (de Biis ), cité par Arnobe et par Lactance.

Suétone, dé Claris rhetoribus, v. — Cicéron, Phllipp., II, 17. — C. MuIIer, HisLoricorum grxcorum fragmenta, t.'IV.

* CLODIUS, médecin latin, vivait probablement dans le premier siècle avant l'ère chrétienne. Il était élève d'Asclépiade de Bithynie.Cœlius Aurelianus cite de lui un ouvrage Sur les Ascarides.

On trouve dans Cicéron un certain L. Clodius d'Ancône, médecin ambulant, débitant ses drogues sur les places publiques ( Pharmacopola circumforaneus), lequel Clodius fut employé par Oppianicus à empoisonner Dinea, dans le premier siècle de notre ère. Il est possible, mais peu probable, , que ces deux Clodius soient la même personne.

Cœlius Aurelianus,' de Morb. chron., IV, 9; de Morb, acut.,.VLi, 8 — Cicércm, pro Cluent., 14.

cLODivs (David), linguiste allemand, natif de Hambourg, mort le 10 septembre 1687. En 1671 il fut professeur de langues orientales à Giessen, et plus tard professeur de théologie. En dernier lieu il était prédicateur. Ses principaux ouvrages sont : Biblia ebraica, cum summariis ; — Grammatica linguse ebrxae ; — de Ritibus precandi veteruvi Ebrseorum; — de Synagogis Judœorum; — de Prophetia etprophetis. Il donna des éditions de la Geographia sacra et de Y Hierozoicon, de Bochart; de la Grammatica linguarum orientalium de Louis de Dieu. Mais il n'est pas probable qu'il revit le dictionnaire arabe de Golius, publié en 1653.

Jbctier; Allgem. Gelehrtcn-Lciicon. — Môller, dmbria litt.

CLODIUS {Jean), théologien allemand, né à Neustadt, le 15 août 1645, mort le 14 juin 1733. Il remplit des fonctions ecclésiastiques et enseigna la philosophie. A sa mort il était le doyen d'âge des pasteurs de la Saxe électorale. Il ne (it guère que des dissertations. Les principales sont ; de Gemina et propria signijicalione cameli ad Matth. XIX, 24, où l'on recherche si dans ce passage de saint Matthieu il est question d'un câble ou d'un chameau; — .rfe Tuissationc Bei et vossitatione hominis (Pourquoi on tutoie Dieu, et non les grands de la terre); — Schola philologica de capilUs Romanorum veterum; — de Magia sagittarum Nabuchodonosoris. On voit que ce théologien avait du goût pour les questions bizarres.

Jôcher, Jllg. Gel.-Lexic.

CLODIUS (Jeaîi-C/iristian), onentaMstc allemand, fils de Jean Clodius , mort à Leipzig, le 23 janvier 1745. 11 étudia à léna, et s'appliqua,

CLODITJS

sous la direction de Dantze, aux langues de l'Orient; en même temps il étudia la médecine. Puis il vint à Leipzig, où il donna des leçons d'arabe et de turc. 11 étudia aussi les langues de l'occident : le portugais, l'espagnol, l'italien, le français. Après quelques voyages , il revint à Leipzig, où il fut professeur d'arabe. Ses ouvrages sont : Spécimen ex historia Uteraria orientali de nonnullîs historicis et geographicis arabicis, persicis et turcicis; Leipzig, 1723, iu-4''; — de Vsu linguse arabicse etymologico in exegesi sacra; ibid., 1724, in-4°, et 1729, sous un autre titre; — de Causïs contemptiis linguse arabicse; ibid., 1724, in-4° ; — de Germanorum meritis in linguis orientalibus ; 1728; — Compendium grammaticee arabicœ, una cnm appendice de vulgari kodierno dialecto arabico, etc. ; 1724 ou 1725, in-4° ; — Theoria et praxis lingues arabicse; Leipzig, 1729: la cinquième partie de cet ouvrage, qui reproduit en quelque sorte le Compendium, est deKromager ; — Excerptum alcoranicum de peregrinatiune sacra; Leipzig, 1730, in-4° : cet Excerptum se trouve joint dans quelques exemplaires à la Theoria linguse arabicse; — Compendiosum lexicon îatino-turcico-germanicum ; accessit triplex index ac grammatica turcica; Leipzig, 1729, in-8°; — Chronicon peregrinantis , seu historia ultimi belli Persarum cum Aghwanis gesti, a tempore primée eorum irruptionis ejusque occupationîs usque ad Eschrefum Aghwanum continuata; Leipzig, 1731, in-4°.L'original latin, écrit parle jésuite Krusinski, avait été traduit en turc et imprimé à Constantinople en 1729; — Liturgisc syriacse septimanse Pass. D. N. J.-C. Excerptum notis illustratum; Leipzig, 1721-1725, in-8° ; — Lexicon hebraicum selectum, in supplementum\Lexici Gossetani et aliorum quorumdam adornatum\; ibid., 1744, in-8°; — Bibliothecse orientalis edendx delineatio, brochure contenant le plan d'une traduction latine de ia. Bibliothèque orientale de D'Herbelot ; — Schediasma de ephemeribus orientalibus scribendis, autre brochure contenant le plan d'une publication d'Éphémérides orientales; — Scopelismi criminis Arabise Rudera; — Historise patriarcharum Alexandriee Recensio brevis; — Schesdiasma de jurisconsulto philologo; — Clodius fut un des rédacteurs du journal Historié der Gelehrsamkrit unserez zeiten { Histoire de l'érudition de notre époque).

La Croze, Thés, epist. — Schnurrer, Bibl, arab. — Eichhorn, Gesch. der Sprachk.

CLODIUS {M. Christian), érudit allemand, ne, veu de Jean Clodius,né à Neustadt, en 1694, mort le 13 juin 1775. Il étudia à Leipzig, devint recteur à Annaberg, et en 1740 à Zwickau. Le poète Christian- Auguste était son fils. On a de lui : Commentatio de instituto Societatis philo-teutonico poeticse; Leipzig, 1722, in-4°, ouvrage composéà l'occasion de la formation de la société

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