CLOTILDE - CLOVIO
la Révolution, dans l'église de Sainte-Geneviève. A cette époque, ils furent soustraits à la rage des persécuteurs par le P. Claude Rousselet, dernier abbé de Sainte-Geneviève. Mais la crainte d'une profanation inspira à ce religieux la nialheureuse pensée de consumer par le feu son précieux dépôt. Ces cendres sacrées ont été cédées, .en 1814, par M. Frémin, ancien genovéfain, à la petite église paroissiale de Saint-Leu, où elles se trouvent encore aujourd'hui.
Sainte Clotilde a doté la France d'un grand nombre d'abbayes et de plusieurs églises qui sont demeurées célèbres. Ce fut à sa prière que Ciovis éleva, sur la colline qui dominait au sud-es t le vieux Paris, cette basilique dont les vicissitudes ont été si célèbres , et qui a porté tour à tour les noms de Saiat-Pierre et de Saint-Paul, des Saints- Apôtres et de Sainte-Geneviève Ce i'ïit elle aussi qui fît bâtir Saint -Pierre de fours, Saint-Germain d'Auxerre et l'église des Andelys.
L'art'Chrétien, qui dut tant à sainte Clotilde, lui élève en ce moment une église remarquable non loin de cette montagne de Sainte-Geneviève où ses restes reposèrent pendant tant d'années. Cet édilice est conçu dans le style ogival le plus pur, et rien n'a été épargné pour en faire une des merveilles de l'art au dix-neuvième siècle. Georges Cadodkal.
Grégoire de Tours. — Les BolIaDdistes. — Baillet, Vies des saints. — Jacques Desmay, yie de sainte Clotilde ; Rouen, 1613, in-12. — Modeste de SaiQt-Aimabl.e, la Monarchie sainte ;C\eTmoBt, 1660, In-fol. — Dom Mab'iilon, annales ord. Sancti Benedicti. - Mme de Renneville, Vie de sainte Clotilde; Paris, 1809, 2 vol. in-12.
* CLOTILDE, fille de Clovis et femme d'Amalaric, roi des Visigoths, morte en 531. Dès le commencement de son règBe, Amalaric conclut un traité de paix avec les rois des Francs, ses voisins , et demanda en mariage leur sœur Clotilde, qui fut conduite à Narbonne, avec une dot somptueuse. Mais Clotilde était attachée à la fol catholique , et Amalaric à l'arianisme ; cette différence de religion détruisit toute intelligence entre les deux époux. Amalaric voulut convertir sa femme, et selon Grégoire de Tours il eut recours pour cela aux outrages et aux mauvais traitements. Clotilde, en se rendant à l'église catholique, fut insultée et couverte de boue par le peuple; elle reçut ensuite de son mari un coup qui fit couler son sang ; elle recueillit ce sang sur son voile, qu'elle-envoya à ses frères. Childebert, un d'eux, envahit aussitôt le royaume des Visigoths, le ravagea, et retourna à Paris, emmenant avec lui sa sœur et les riches dépouilles des palais et des églises de Narbonne. Clotilde mourut en chemin.
'i Grégoire de Tours, Hist., lib. 111. — Sismondl, Bist.des Français, t. I.
CLOTILDE, reine de Sardaigne. Voy. Marie- Clotilde.