CHÈVRE
historien français, né à La Charmotte , près de Sésanne, le 29 novembre 1697 , mort le 23 juin 1783. Il entra dans les ordres, et, tout en remplissant les devoirs de son ministère, il s'occupa de recherches historiques. On a de lui : Recherches critiques et littéraires, sur Vancienne châtellenie, baronnie, duché et doyenné de Villemaur, pour servir à l'histoire générale de Champagne , 2 vol. in-fol. , conservés en manuscrit aux archives de la ville de Troyes.
Feller, Biographie universelle, édit. de M. Weiss.
CHEVREAU ( Urbain ) , littérateur français , né à Loudun, le 20 avril 1613, mort dans la même ville, le 15 février 1701. Très-studieux et d'humeur indépendante, il repoussa tout ce qui pouvait gêner sa liberté , refusa d'entrer dans les ordi'es, etresta célibataire. La première partie de sa vie si3 passa en voyages, dont on ne connaît guère ni les motifs ni les circonstances. On le trouve à Stockholm au commencement de l'année 1652, secrétaire des commandements et ordonnateur des fêtes de la reine de Suède Christine. De retour à Loudim, au mois de juillet 1656, il y resta jusqu'à la fin de l'année 1662. Il était au commencement de 1663 à Cassel, et au mois de février 1664 à Copenhague, où le roi de Danemark l'avait engagé à venir. Après un mois ou six semaines de séjour dans cette ville, il retourna à Cassel, se rendit bientôt après à Zell et à Hanovre, puis à Brunswick, et enfin à Heidelberg, près de l'électeur palatin Charles-Louis, qui le prit pour conseiller. Il décida la princesse palatine Elisabeth-Charlotte à se faire catholique, et prépara ainsi le mariage de cette princesse avec Monsieur, frère de Louis XIV. Rentré à Paris en 1678, il fut fait d'abord précepteur, puis secrétaire des commandements du duc du Maine. Chevreau , plusieurs aimées avant sa mort , se retira à Loudun, et passa le reste de sa vie entre les travaux littéraires , les exercices de piété et la culturedes fleurs. « Je fais plus d'état, disaitil , de six anémones et de six tulipes bien panachées que de toutes les fleurs de rhétorique. » On a de lui : l'^ Amant, ou l'avocat dupé, comédie en cinq actes et en vers; Paris, 1637, iu-4° ; — la Lucrèce romaine, tragédie; ibid., 1637 ; — la Suite et le mariage du Cid , tragicomédie; ibid., 1638, in- 12; — Gésippe et Tité, ou les deux amis , tragi-comédie ; ibid., 1638, in-4° ; — Corioian, tragédie ; ibid., 1638; — l'Innocent exilé, tragi-comédie ; Paris, 1640 , in-4'', sous le pseudonyme de Provais; — les Véritables frères rivaux, tragi-comédie; Paris, 1641 ; — Lettres ;Paris, 1642, in-8°; — Scanderberg, roman; 1644, 2 vol. in-S"*; — l'École du sage , ou le caractère des vertus et des vices ; Paris, 1644 , et 1664, in-12. Une partie de cet ouvrage est tirée de Joseph Hall, que Chevreau traduit en certains endroits et paraphrase dans d'autres ; le chapitre de la gloire est une imitation du latin de Meursius; — Nouvelles lettres; Paris, 1646, in-8°; — Considérations