NASSAU
prit le titre de prince d'Orange en réparer l'eclM-e subi par l'expédition envoyé» 1702, à la mort du roi Guillaume III. M périt îwyé en I7lt, eut pour flls Guitlaume IV, qui
wr lui dons le Chili, il retourna dans les Pays» Bas, où il fut nommé quelques moi» phi» tard fçénér.il HeufruAnt de la cwralerie. Après son départ le» malheurs fondirent «or les Hollandais au Brésil ; la Compagnie des Indes, comprenant alors qnel habile capitaine elle avait perdo en lai, le sollicita de reprendre le commandement des troupes de ce paya; il refusa, espérant être bientôt mis à la tète de l'armée des États généraux. Dans l'intervalle il devint l'ami de l'éleeteor de Brandebourg , qui le nomma gouverneur de la principauté de Clèves et l'envoya en 165m comme son ambassadeur à la diète de Francfort. Après avoir, en 166», commandé les troupes des Provinces-Unie-» contre Pévéque de Munster, il fut nommé deo* ans après feld-marechal de l'armée des États ; mais contrai rement à l'usage, on loi adjoipnit on coHègue dans la personne de Paul Wirtz. Pendant la guerre contre la France, commencée en 1672, il ne resta pas inférieur a la confiance qu'on avait en ses talents militaires; mais en 1674, lorsqu'à cause des inconvénients de ce double commandement supérieur on eut placé le stattiouder Guillaume III à la tête de l'armée, Jean-Maurice donna sa démission , et se retira dans son gouvernement de Clèves. Entre autres embellissements qutl tU dans la viUe de ce nom , it bot citer le jardin que Voltaire a décrit avec tant de charmes dan» son Voyage à Berlin. A la Bibliothèque impériale de Paris se trente un recueil «le dessins coloriés de la main du prinee et représentant les principaux animaux de l'Amérique dn Sud ivoy. la notice qu'en a donnée Bloch dans la sixième partie de son Ichthyoiogie >.
BaSrle, Historta-Bratiltmtto. — Kr«rh f t Gnibcr, Encf/klonddt* t art Jeau-ManrUx }. — Warrtrn, Hétt. dm BrttiL
Frédéric- Auguste, duc de Nassao-TJsingen , né en 1738, mort en 1816. Il était feld-maréehal de l'Empire lorsqu'il Int appelé en 1803 à succéder à son frère Chartes- Guillaume, qui, à la par» deLonéviHe, avait cède le corn té deSarbrnck à la Pranee contre une indemnité pécuniaire, fl entra dans la Confédération d» Rhin, ce qui lui valut une augmentation de territoire et le titre de duc. Après la bataille de' Leipzig, il abandonna la cause de Napoléon, et joignit ses troupes à celles de I* coalition. Avec lui s'éteignit la branche de Pfassan-Usingen.
Guillaume, dnc de Nassau, né en 1792, mort en 1839. De la branche des Nassao-WeHhmirg, il hérita en 1816 de toutes les possessions de la ligne atnée de sa maison. L'année suivante il donna à son* pays «ne constitution établissant de Bragance ayant amené une trêve entre Por- deux chambres et remettant a celle des députés tugais et Hollandais , il en profita pour parcou- le vote de l'impôt. Mais il ent le tort de prendre rir à loisir le pays et en étudier avec soin ta na- t pour premier ministre un homme imbu de tu ni et les productions. En 1644, n'ayant pu ! principes absolutistes, du nom de Marschall, et obtenir de la Compagnie les renforts nécessaires qui engage» avec les deux assemblées une longue pour tenter quelque grande entreprise et pour i lutte au sujet de l'emploi des produite des do»
«fewiat stathooder des Pays-Bas en 1747, et de < rai descend ta maison qui règne encore aujourd'hui en Rolande (voy. ptnuloin).
J. Te*i©r, atmtatogia fonôHte N assortant* et ffas- ChrrmUk - Wehrr, De ortçme et inmrmtntU Nassmte. - Krrmrr. Grsrhicht* des JVas- Hautn. - Her.nm, Ceseoic Hte der Crafrn van Sattau (CnlnRnr, 1S43). — WHzteben Cmealnaie vnd CeschUhte d»* H fuites Nattait ( Sluttgard . fSH ). — Schlirph»kp. l'on dem Ursprunge det Haute* Nassau (Wli-absde. 1SJT ).
Bngelbert, comte de Nassao-DiTrembourg , mort en 1504. Il se distingua dans les diverses guerres entreprises par son surerain, Charles le Téméraire, qui le nomma, en 1473, chevalier de la Toison d'or; il reçut en î475 le gouvernement du Rrabant , devenu vacant par la mort de son père. Fait prisonnier à la bataille de Nancy, il racheta sa liberté, et s'empressa d'offrir ses services à Marie de Bourgogne H assista à la bataille de Goinegate, où fl commandait un corps des gens à pied. Après la mort de Marie, il resta fidèle à l'archiduc Maximilien. et prit une part active anx gnerres que ce prince eut à sontenir contre la France et contre ses propres sujets. Ce frit lui qnf épousa secrètement, au nom de Maximihen. Anne de Bretagne; en 1493 il fut chargé de signer avec Charles VTÏI le traité de Senlia. Renommé pour son courage et ses talents militaires, il se fit remarquer d'un autre cdté par sa dureté contre les Flamands. Il acquit à sa maison la vicomté d'Anvers. O.
TrUor, NattauUrHe Chranlr*. — Wnr.ch, Fie d'En- OtUmi de Nassau dana TMeUmla, U 1 '.
Jean-Maurice, prinee de Nassau-Siegen , né te 17 juin 1604, à Diliem bourg, mort à Bergenthal, le 20 décembre 1679. Apre» avoir reçu une éducation soignée, qui se termina par la fréquentation des académies de Baie et de Genève, il s'adonna au métier des armes, et entra dans l'armée du prince d'Orange, En 1632 il se distingua au siège de Maeatrieht, et devint quelque temps après colonel. Appivié en 1636 par la Compagnie hollandaise des Indes an poste de cepi-
avait an Brésil , U débarqua en janvier 1637 à Peraambouc, et se mit bientôt en mesure de faire des conquêtes sur les Portugais , (Hi'il refoula jusqu'à Bihia. En même temps il leur fit enlever sar la côte d'Afrique le fort d* Saint- Georges-dei Mina , et en 1640 Loando de S.-Paolo et l'Ile de Saint-Thomas. En cette même année il repoussa avec soecès une attaque formidable de la Hotte espagnole, et se rendit maître de Maranbao. L'avènement de la maison
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maincs ducaux ; pour briser toute résistance à ses idées , Marscliall ne recula pas devant les abus de la force les plus révoltants. Ce ne fut qu'après sa mort, qui eut lieu en 1834, que l'entente fut rétablie entre le gouvernement et les cliambres.
Adolphe, duc de Nassau, fils du précédent, né en 1817. Ayant -succédé à son père, Il tint pendant plusieurs années ses sujets sous le joug d'une bureaucratie tracassière. Le peuple, écarté des affaires publiques, ne se trouva donc pas politiquement mûr lors de son affranchissement soudain par la révolution de 1848, et se livra à de nombreux excès. Une nouvelle constitution devint nécessaire; l'assemblée unique, qu'elle substituait aux deux chambres, se n'unit on mai 18'i8; en majorité démocratique, elle vola dons l'espace d'un an une série de lois organiques des plus libérales. Le duc, suivant le système de presque tous les princes de l'Allemagne, laissa libre cours aux événements ; mais peu à peu il retira une grande partie des concessions qui lui avaient été arrachées. Parla nouvelle loi électorale, qu'il octroya en novembre 1851 , il parvint ii faire élire une chambre favorable à ses pro-
faire par lui-même une position dans le monde. 11 débuta de bonne heure. Volontaire à quinze ans, ensuite aide de camp, lieutenant ri infanterie , capitaine de dragons , il quitta brusquement les armes pour accompagner Bougainville dans son voyage autour du monde ( I7<u>-1769). Comme lui , il eut part aux faveurs «le la reine ri'Olaïti ; mais ce n'était pas là de la gloire. Il crut la trouver en pénétrant avec le chevalier d'Oraison dans les déserts de l'Afrique, et son combat avec un tigre donna un certain éclat a sa réputation de courage. De retour en Europe , il entra au service de France, en qualité de colonel d'infanterie. En 1779, il chercha en vain à surprendre l'Ile de Jersey. L'Espagne était alors en guerre avec ( Angleterre, et le siège de Gibraltar attirait tous les regards. C'était une belle occasion pour le héros aventureux. A peine arrivé , il monta une des batteries flottantes» imaginées par le chevalier d'Arçon, et il eut lé bonheur d'échapper aux dangers de cette tentative désastreuse, où plus que personne il avait montré de l'audace. Le roi d'Espagne lui témoigna sa reconnaissance en lui donnant trois millions en cargaisons de navires, avec le brevet
jets réactionnaires ; cependant elle se montra de major général de son armée , et reconnut ses
hostile au projet de loi sur la chasse qui lui fut soumis en 1855, et qui rétablissait en faveur de quelques privilégiés les droits ries temps féodaux. Le gouvernement passa outre et promulgua la loi , malgré l'opposition de la chambre. I n autre acte inique fut l'instruction commencée en 1853 contre l'évéque de Limbourg, qui s'était opposé à l'immixtion de l'administration, composée rie protestants , dans la nomination du rlergé catholique. Les chambres élues en 1858 furent entièrement favorables au gouvernement; elles s'associèrent au sentiment du duc, qui lors rie la guerre d'Italie se déclara le partisan rie l'Autriche. O.
Conrenatlons-Ijerikon. — l'icrer, l.ejcikon. NASSAU -SIEGER ( Charles- Henri- Mcolas Otoon, prince or ) , célèbre par ses aventures ,
mort vers 1809. Il appartenait à la branche catholique de Siegen. Sa légitimité fut contestée, et voici pourquoi. Emmanuel- Ignace , son aïeul, avait épousé Charlotte de Mailly rieNesle. Celleci avait donné le jour à un tifs , Maximiiicn , riont elle cacha la naissance à son mari et qu'après la mort ri'Emmanuel-Ignace elle fit réinscrire sur les registres rie l'état civil , sous le nom rie Nassau-Siegen. Le conseil aulique de Vienne avait refusé de reconnaître Maximilien en cette qualité. Le tuteur du jeune Othon s'adressa au parlement de Paris, qui, par arrêt du 3 juin J756, prononça en faveur de fa légitimité. Le conseil aulique considéra celte décision comme
titres à la grandesse de première classe. 11 avait quarante ans, et sa réputation ne lui paraissait pas encore bien assise : il aspirait ardemment à de plus grands eiploits. Il voit une espérance de guerre au sud de la Russie; il y vole. Catherine II , bien disposée en sa faveur, lui donne le commandement d'une escadre destinée à agir contre les Turcs. Le succès ré|>ondit a son audace et à ses promesses, un peu présomptueuses. Avec des galères et des bateaux plats, il attaque, sur la mer Noire , la flotte du capitanpacha, qui lui était bien supérieure , s'empare de plusieurs vaisseaux , met le (eu aux autres, ef dans deux ou Irois combats de ce genre détroit entièrement les forces de mer qui lui étaient opposées (1788). Ces victoires furent généreusement récompensées par Catherine, qui l'accueillit
né dans le duché de Nassau, le 5 janvier 1745, avec distinction à Saint-Pétersbourg 11 avait ob-
tenu l'inriigénaten Pologne, et y avait contracté un riche mariage avec Charlotte Godzka , fille d'un vaivoriede Porilaquie. Le roi rie Prusse, Frédéric- Guillaume II, Avait des vues sur Thorn et sur ri autres point» de la Pologne. L'impératrice,qui l'avait ' deviné, choisit Nassau pour en avertir les cours de Vienne , de Versailles et de Madrid. En mars 1790, menacée par la Suède , elle demanda à son vice-amiral de nouvelles victoires sur mer. Ici, Nassau n'avait pas affaire aux Turcs. Il battit d'abord la flotte suédoise sur les côtes de la Finlanrie, l'enferma dans In golfe de Viborg,et se crut maître un moment 'de Gustave III, qu'il avait en têle. Mais ce prince , par une attaque
nulle; il ne l'avait pas attendue pour disposer en ; inopinée, surprit Nassau, força sa ligne , coula
faveur d'un autre ries biens rie la maison de six galères à fond , et lui fit perdre quarante-
Nassau situés en Allemagne. Frustré dans ses quatre bâtiments (1790). Cet échec le refroidit
spérances, le jeune homme fut obligé de se ' probablement pour la gloire militaire, et il cessa
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•le combattre au moment où la révolution française inaugurait en Europe l'ère des prodiges en Tait de batailles. Il passa son temps en voyages. Paul Ier, qui lui témoignait peu de faveur, lui conserva néanmoins ses appointements après la mort de Catherine. A l'époque du traité d'Amiens, de Nassau vint en France, attiré par le désir de voir de près l'homme extraordinaire qui en si peu d'années avait fait de si grandes choses, et dont le génie et l'administration en promettaient de plus grandes encore. 11 ne parait pas que de Nassau ait fait sensation à Paris, son beau temps était passé, il ne sortit guère de la vie privée , < t termina obscurément sa carrière. Deux écrivains ont parlé au long du prince de Nassau : le. prince de Ligne, qui était son ami , et qui était très susceptible d'engouement, en a laissé un brillant portrait; le duc de Lé vis, dans l'ouvrage que nous citons, en parle d'une manière plus tempérée et plus vraie : « Le prince de Nassau, •lit-il , connu dans toute l'Europe par ses courses *-t ses exploits, avait commencé par faire le tour du monde. Il était grand et bien fait; mais sa physionomie était peu expressive , et son esprit ne la démentait pas. Ses talents étaient aussi médiocres que son intrépidité était grande. Ses voyages militaires, si prompts et si rapides, ressemblaient assez aux courses des paladins ; et quand il arrivait de quelque cinq cents lieues, revenant de se battre ou y allant, on s'attendait à voir un chevalier de la Table Ronde ; il paraissait, adieu le roman; sa présence désenchantait; point d'éclat, point de brillant, pas même de vivacité; son abord était froid, ses manières communes, et sa conversation plate. Arrangez tout cela. M. de Nassau avait la plupart «les qualités qui composent les héros : leur caractère entreprenant , une prodigieuse activité, l'amour de la gloire , et un souverain mépris pour la vie. Il a recherché les occasions de se signaler, et les occasions ne lui ont pas manqué ; et cependant il n'a laissé que la réputation d'un aventurier, et pendant sa vie il eut plu3 decé* lébritéque de considération. » Il ne sera pas hors de propos de citer aussi ce que le duc de Lévis dit de la princesse de Nassau , « grande femme mince, qui avait un reste de beauté, de l'élégance dans la taille, des manières nobles et polies, mais plus d'imagination que de jugement, de l'esprit sans suite, et qui avec un grand sérieux racontait les histoires les plus étonnantes comme parfaitement vraies ». Mais il vaut mieux renvoyer au livre, et finir par une anecdote dont n'a parlé aucun biographe que nous sachions. — Le prince de Nassau avait rencontré dans ses courses de Turquie et adopté une petite fille grecque , nommée Pholoé, et Pavait placée chez Mrac#Campan pour son éducation. Sa mort laissa la pauvre orpheline sans soutien ; ce qui fut un titre de pins aux bontés <le M«n« Campan, qui l'adopta comme l'enfant de son ca'ur. Le prince l'avait nommée son héri-
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tière; et en 1814 et 1815 elle fut présentée a l'empereur Alexandre, qui s'intéressa h son sort. Un secrétaire d'ambassade parvint à s'en faire aimer, et l'épousa. Il parvint à faire rendre à sa femme de grands biens en Pologne et en Crimée, et l'orpheline devint une grande dame russe : caprice du hasard ou faveur de la providence.
J. Chanut.
Œuvra choisies du prince de Ligne; fc *ol. ln-«». — DUc de l.è\li. Souvenirs et portraits; un vol. In-a°. — Rabbc, Bols)otln , etc.. Biographie des Contemporains. /
NASSAU ( Ernest de ). Yoy. Ernest.
Nassau. Voy. Orange.
masse {Chrétien- Frédéric) , médecin allemand, né en 1 778, à Bielefeld , mort en 1 85 1 . Après avoir exercé la médecine dans sa ville natale, il l'enseigna de 1816 à 1819 à Halle, et ensuite à Bonn. On a de lui : Lekhenoffnungen (Sur les Ouverturesdescadavres) ;Bonn, 1851 ; — Handbuch der speciellen Thérapie (Manuel de thérapie spéciale ) ; Leipzig, 1830; — Handbuch der allgemcinen Thérapie ( Manuel de thérapie générale); Bonn, 1840. Il a collaboré trèsactivement aux recueils suivants : Zeitschrift fur psychische Aertzte (Revue pour les médecins spiritualistes ); Leipzig, 1818 1821; — Zeitschrift /ûr Anthropologie (Revue d'anthropologie); Leipzig, 1823-1827;— A rchiv fûr thierischen Magnettsmns (Archives du magnétisme animal ) ; — Archiv fur medicinische Er/ahrung (Archives d'expériences médicales).
Son fils, Hermann, né en 1807, est professeur à la faculté de médecine de Marbourg; il a publié quelques ouvrages de physiologie; il dirige depuis 1835 les Vntersuchungen sur Physiologie und Pathologie (Recherches physiologi ques et pathologiques), revue périodique. O. Conversations-LexUton.
NASSER MOHAMMED ( Mélik AL), sultan
marnlouk de l'Egypte et de la Syrie, delà dynastie des Baharides, né au Caire, en 1283, mort le 6 juin 1341, dans la même ville. l ils du sultan Ki*a\voun, il succéda , en 1293, à son frère atné, Khalil el Aschraf. Les dix premières années de son règne furent agitées par des guerres sanglantes, tantôt contre des ennemis extérieurs, tantôt contre des émirs révoltés. Vainqueur enfin de tous ses ennemis, il étendit son autorité jusqu'à Malatiah et Anah sur l'Euphrate, et conclut une paix honorable avec les Moghols. Il diminua les impôts, protégea les arts, encouragea l'abri culture, éleva des ponts, des digues, et creusa plusieurs canaux, entre autres celui d'Alexandrie au Nil. Pour se procurer les sommes nécessaires à ses constructions somptueuses, Nasser dépouilla de leurs richesses ses émirs et ministres. Il fut le protecteur et l'ami du célèbre historien Aboulféda, prince de Hannat en Syrie, auquel il avait confié la garde des provinces orientales de son empire.
Ch. R.
Wcil, Geschiehte der Khalifen. — M. Reinaud, Introduction dp la (irtofraphle d'Aboulfcda. - Makrizl, Histoire des Mamhuks.
499 NASSill ED DIN— NATALE 500
hassiii eo dix (Abou-Djafar Mohammed Jean de Morone, légat du saint-siége. Le 19 jiiia
lihodja ben - Maçon al- Thousi ) t astronome 1 558, après avoir décliné le généraiat de la Cum-
persun, né à Thons, dans le Khorasan, en 120 1, pagni^, qui fui donné à Layoez, il fut nommé a*
inort le 25 juin 1274, à Bagdad. Favori de Hou- siâtantde Germanie **t de France, et entreprit dans
layon, il fut chargé par ce prince de la constate- l'intérêt de l'ordre diverses missioos en Espagne
tion de l'observatoire de Méragha, dans l'Ad/er- auprès de Philippe II, en France et en Atle-
i)éidjan, ainsi que de l'installation d'une biblio- magne. En mars 1566, il soutint énergjquement
thèque et d'appareils agronomiques. 11 resta à la devant la diète d'Angsbourg les droite de l'Eglise
tète de ces divers étahlissements jusqu'en 1271. Il construisit dos machines hydrauliques propres à conduire l'eau sur le sommet des montagnes. Il a perfectionné plusieurs instrument* astronomiques. Ses principaux ouvrages sont : Akhlak el Xassir (en persan) ou Traité de morale , publié en extrait, avec une traduction latine, sous le titre : Spécimen édition te libri tfasireddmi, qui insertbifur Akhlak sirs de Moribus, e codice Dresdano edituxn, a Caret. Sellier; Dresde, 184 1. in fol. (Nassir ed Wn y a combiné les idées de Platon avec ceHesd' Aristote) ; — Traduction persane du Tetrabiblon de Ptolémée; et Traduction persane de VAlmaaeste de Ptolémée ( restées tontes deux manuscrites) ; — Zéxdjé ilkhang (en arabe) ou Tables if khan iennes (dédiées aux deux premiers ilkhans, ou sultans moghoU de Herse). La Bibliothèque impériale de Paria possède le manuscrit de ces tables, faites par son fils Asyl ed Din, ainsi
el du saint-siége , et à son retour à Rome, sollicita comme vicaire général de François de Borgia la confirmation pure et simple de ITiiatilst d'Ignace, auprès de Grégoire XI IL Enfin, il vmt passer quelques année* en Flandre, du il consacra son temps à l'ouvrage par lequel il est principalement connu , et qui es! fort recherché des amateurs, à cause des gravures dont il est orné. Cet ouvrage a pour litre : Adnolattùstes et medikitiones in Esangelxa qtue t* $aere~ sancto tnùsx sacrifient loto anno léguât ht, cum eorwndem Evangeliorum concordmntàa historix integritali sujjicienli, AccessU ei index historiam ipêam Kvangelteam. m oiy/snem temporis vitx Chnsti distribuent; Anvers, 1594, in-fol., titre gravé, pp. 59a. Cet ouvrage, dont le prix est eucore fort élevé dans les ventes, est orné de lâ3 magnifique» planches gravées sur cuivre par Jérôme, Antoine et Jean WierhL, et Adrien Collaërt, d'après les det«ru>
que le meilleur commentaire ( en persan), celui de Martin de Vos et de Bernardin Passeri CHte
première édition est préférée pour la beauté des épreuves à celles qui ont été faites a Anvers, 1596, à Anvers et à Maycnce, 1607, in folio, On trouve quelquefois séparément les planches de cet ouvrage avec le frontispice gravé, daté de 1 593. Ces gravures, copiées et gravées sur
'le Chah Cholguin. On n'eu a fait jusqu'à présent que des extraits latins, sons le titre Tabulée it'or/rapkicje (des longitudes et latitudes, par J. Greaves); Eeyde, 164», hv4tt, et Londres, 1652, in-4°. Cette dernière édition forme le vol. VII de l'ouvrage de Hudson : Geographi
grxci minores. Nassir ed Dm a encore traduit en ont servi à illustrer une Pie de Jésus-Christ, arabe les Éléments de Géométrie ctKuclide. Cette traduction a été imprimée; Rome, 1594, in-4*, et Londres, 1657, in-fol. (édition due à Greaves). Ou peut comparer un petit traité par J.-C. Gaitz : De interpretiàus et esplanatoribus Euclidis arabids schediasma historictun ; Halle en Saxe, 1823, m*4*. Ch. Rrn*.
Jbinr<l9ln, Afentotn tur /« ObterratUmi de Mrragha. — HHtairr de fattrnnmnie du mo^en. itçt. — I j/ittoirn de la iUti rature arut*.
hâta ut (Jérôme), en latin Xatalis, jeespagnol, né à Majorque, en t507, mort à i'.ome, ke 3 avril 1580. Ami intime d'Ignace de Uiyola, il entra dans la Compagnie de Jésus en
par l'abbé Brispct; Paris, 1853, 2 vol. in-, en tète de laquelle on trouve une Notice sur Satalia et l'explication des gravures par l'auteur de cet article. On a a»« de J. Natatis : Sche- Use in Constitztiones et Déclara fanes sancti Patris nos tri Iqnatii et admonitioncs pte superioriàus , ms. conservé dans la bibliothèque de l'ordre à Rome. H F.
H. VUqaH, Notice tur Ut P. Jérôme ITatali-u lm-folrn, et I8S«, tn-»°, 1« p.
M ATA Lit (Tomtnaso), marquis de Momteko- 8ato, pubheiste italien, né en 1735, à Païenne, où il est mort, en 1819. Il remplit dans son pays diverses fonctions publiques. Ses études furent
octobre 1545. Après avoir rempli diverses mis- ! particulièrement dirigeas vers la philosophie, k> si«m* au concile de Tivntft, en Afriqne et en Si- ! droit et la législation criminelle; il était aussi ci le, où il établit à Messine un collège dans le- bon helléniste et cultivait la poésie italienne avec quel il professa la théologie et l'hébreu , Jérôme succès. D'humeur naturellement rnékneobqw» ,
il passa la plus grande partie de sa vie daos ta retraite , et ce ne fot que sur les instance* réitérées do ses amis qu'il se décida A livrer ses œuvres à l'impression. Il a oublié en italien : Im Philosoplue de Leibniz; Palerme, 17ô«,in-8*. poëtne didactique dédie a l'académie de l^etpxig et qui fut prohibé en Sicile à cause d'un pas^i^e accompagner à la diète d'Augsbourg le cardinal , où l'erreur est représentée sous la figure d'un
fit profession, 1« 25 mars 1552, et avec le titre de commissaire il fat chargé parle fondateur de son ordre de promulguer e» Sicile , en Portugal et en Espagne les constitutions de la Société. Le 1er novembre 1554, ses confrères le donnèrent pour vicaire général à Ignace de Loyola. Le pape Jules III le désigna Tannée suivante pour