NATTER
On a de lui : De siatutis feminas excludenlibus a sueerssione exstantibus masculis ; Venise, 1584, in- fol., reproduit dans le Tractatus tractatuum, où se trouve aussi son ouvrage De partis, qui parut séparément à Cologne, 1693, in 8°. O.
l'anclrolu», De claris leçum interprttibus. — Fabruccl, dans la Raccolta Caiogcra, t. XL
natta (Marc- Antoine), jurisconsulte italien, de la même famille que le précédent, vivait dans la première moitié du seizième siècle. Il étudia le droit à Pavie sous Ph. Dectus et Jason, devint sénateur à Casale et enseigna ensuite la jurisprudence à Pavie. 11 avait des connaissances très-variées, et écrivait le latin avec beaucoup de pureté et d'élégance. On a de lui : De Dei toc ut ione ; Venise, 1558 et 1560, in-4°; — De Deo libri XV; Venise, 1560. in-fol.; — De eloquentïa christ ianorum; Francfort, 1562;
— De pulchro et de unioersi fabrica tnundi ; Venise, 1 567, in-fol . ; — Constlta seu responsa ; Venise, 1572, in-fol. ; — Orationes académies; Venise, 1560 et 1564, in 4°; — De animx immortalitale ; — De doctrina principum:
Francfort, 1603. O.
Rosotll , Ssllabut script. Pedemont.
natter (Johann- Lorenz\ graveur allemand, né en 1705, à Biberach, mort le 27 octobre 1763, à Saint Pétcrsbourg. Après avoir passé plusieurs années chez un orfèvre «le Berne , il se rendit, vers 1730, en Italie pour se perfectionner dans son état. Cédant aux conseils du baron de Stosch, un des premiers antiquaires de Florence, il s'adonna à la gravure sur pierres fines, et alla suivre à Rome les leçons de l'Académie des beaux-arts. Dès qu'il eut acquis de la réputation, il se mit à courir le monde, résidant tantôt à La Haye, tantôt à Londres. Dans cette dernière capitale, où il se maria, en 1740, il devint membre de la Société des Antiquaires et exécula la plupart de ses plus beaux ouvrages , entre autres une gravure sur diamant pour lord John Cavendish. A Copenhague et à Stockholm, il fut chargé de graver les sceaux du gouvernement et des médailles royales. Il occupait dans les Pays-Bas la place de graveur de médailles en chef lorsqu'il s'en démit pour exécuter à Loin Ires la médaille du Couronnement de Georges III. Quoique ayant beaucoup à souffrir d'un polype au coeur, il se rendit, dans l'été de 1763, à Saint- Pétersbourg , et y mourut quelques mois plus tard. Sa précieuse collection de pierres gravées, d'empreintes, de médailles et de gravures fut acquise par le gouvernement russe. On a de lui : Traité de la méthode antique de graver en pierres fines comparé avec ta méthode moderne; Londres, 1754, in fol., fig.; il en avait fait une édition anglaise, dont il détruisit presque tous tes exemplaires parce qu'on lui en avait marchandé le prix ; — Catalogue des pierres gravées tant en relief qu'en creux du comte de Bessborough ; Londres, 1761, in -4°. Mariette
507 NATTER — NATTiKR SOS
a donné dans son Traité des pierres gravées < chevalier, ie prince de Conti lit veudre au profil
une liste considérable, mais incomplète, des tra-
«le l'or Ire de Malte tous les tableaux et autre»
vaux de cet artiste. K. objets ayant appartenu au grand.prieur. dattier,
r. A*n*$ A\\(jtm. Kùnsilrr-irxtkon. ' touché de voir Tendre, sous ses yeux et à l'encan,
x attira (Jean-Marc), peintre français, né des tableaux qui lui avaient coûté des soi a» et
le 17 mars 1685, à Paris, où il mourut, le 7 sep- des travaux infinis, y mit l'enchère, et le» ratembre 1766. Sou père, Marc Nattier, né en 1642, } cheta (1).
mort le 24 octobre 1705, peintre de portrait de j Autant le début de sa carrière avait étébril quelque réputation, fut reçu membre de l'Aca- | tant , autant ses dernières années furent retndémie royale de peinture, le 27 juin 1676. Sa plies de chagrin. « Bir-n avant que d'être bor» mère, Marie Courtois, élève de Le Brun, débuta d'état de pouvoir toucher le pinceau, il Tut maldans les arts avec succès en peignant la minia- heureux. La guerre, le îléau des arts, l'ineonsturc ; mais sa carrière fut interrompue de bonne tance du public, le goût de la nouveauté, tout »heure. A Tâge de vingt-deux ans, elle devint pa- réunit pour lui faire éprouver le plus triste ahan raty tique. Jean-Marc Nattier eut un talent pré- don. A cette grande affluence à laquelle il était coce : à quinze ans il remporta le premier prix accoutumé succéda une désertion presque to de dessin de l'Académie. Jouvcnet, son parrain, taie; enfin, il ne lui rerta plus de ses grande» sollicita pour lui une \Aace vacante à l'académie occupations que quelques ouvrages à finir pour de France à Rome ; mais le jeune lauréat préféra la cour commencés dans des temps plus ueorester à Paris et user de la permission qu'il avait reux (2). » Aux chagrins qu'il ressentit de IV obteoue de dessiner, pour les faire graver, les bandon du public et de ses anciens protecteur tableaux de la galerie de Rubens au Luxem- vint se joindre une douleur plus grande encore, bourg (i). En 1713 il fut reçu membre agréé Son fils donnait les plus grandes espérances; il de l'Académie. Deux ans plus lard, cédant aux l'avait envoyé en Italie pour achever ses études instances de l'envoyé de Pierre le Grand, à Pa- de peinture. Six mois après son arrivée à Rome, ris, il consentit à se rendre à Amsterdam , d'oo ce jeune homme se noya en se baignant dan* le il devait passer en Russie à la suite du czar. Tibre Les trois filles de Nattier avaient épousé, Mais étant revenu à Paris après avoir fait le por- deux d'entre elles les peintres Challe et Tocqué, trait de l'impératrice Catherine et un tableau la troisième M. Brochier, sécréta r« d'ambassade, représentant la Bataille de Pullawa, il revînt Réduit à un état voisin de la misère, ressentant sa détermination première, et ne put se dé- les premières atteintes du mal qui le retint au
c« 1er à quitter son pays. Nattier avait partagé lit pendant les quatre dernières années de sa vie,
I engouement presque général pour le système Nattier fut recueilli par son geudre Challe, chez
de Law. La deconliture de la banque et la perte lequel il mourut 11 avait été élu membre de TÀ-
d un procès de famille assez important le lais- cadémie le 29 octobre 1718, sur la présentation
sèrent sans antres ressources que celles qu'il pou- d'un tableau de Ptiinée et ses compagnons pi-
vait tirer de son talent A partir de ce moment tri fiés par r effet de la tête de .V*cfifst,qoi fa;
il se mit à peindre plos particulièrement des por- aujourd'hui partie du musée de Tours \*
traits, et se fit promptement une grande réputa- 26 mars 1746 il fut nommé professeur. U
bon en ce genre. Il peignit tous les personnages galeries du Louvre possèdent un seul de ses U marquants de son temps, et parmi eux te ma- j bleaux; mais plusieurs portraits de lui oroen
réchal de Saxe, dont le portrait est aujourd'hui le musée de Versailles II exposa aux différent au musée de Dresde-, l'impératrice Marie- , salons de 1737 à 1763. Thérèse, maintenant au musée de Bruxelles; la Jean-Baptiste Nattier, peintre d'histoir
reine Marie Leckzinska; mesdames Henriette frère aîné du précédeut, fut reçu à l'Académie
et Adélaïde, filles du roi, qui figurèrent au salon 29 octobre 17 12, sur la présentation d'un ta-
de 1758 et sont au musée de Versailles; le I)au~ bleau de Joseph sollicité par la femme <"
pftin ; la Dauphine; mesdemoiselles de Beau- pudphur. Compromis dans le scandaleux pro-
jotais, de Chartres, de Clermont ; etc. Le che- cès de DeschauRour (3), enfermé à la Bastille
vnlier d'Orléans, grand prieur de France, le char- et prêt à subir une peine infamante, il échapp»
p»n d'achever la décoration, commencée par au sort qui le menaçait en se donnant la mon-
R .mux, d'une des galeries de son hôtel, et lui Le 27 avril 1726, il se coupa la gorge dans s»
donna un logement au Temple. A la mort do prison avec un de ces couteaux sans tranché
ji) « Ce* dessins, fait», dit Mariette , avec beaucoup de (1) Abrégé de la vi* de M. Nattier. ^^^fJJu
«.om et <ie propreté, mal* d'une manière tl froUe et si teneur de l'AwdtnU râpai* de peinture et e ^
f>rt chinée de celle du mallre flamand, que le» estampe», ture, par M»« Tocuue. sa fille, lu ea *è*M*
qui furent gravée* par ce que nous airmn* de inci leurs demie, en février llfiV
Kra vrurs, n'ont dut>n« que In compositions «I rte-, du {i> Ibid. . véritable caractère du peintre. » (>s dc<tsin> furent ar.he- (3) Voir sur l'accusation du crime des'00 ^
tes par l aw en 1719, pour le prit do 1 8,000 livre*. Pin- contre Descliaulfour, NalUVrel autres : ■/"^r',''^1L,J «V
danl quelques années on ne sol ce qu 11» etaieiw derenus ; bler (éd.. 1851, I, 4U|; le» MtiaBÇ** *•* J^j/jyr
BJ.tLs Us reparurent a la venN" du cabinet (Ul n;K. I.es Bulsjourdam (WOT, II, 8M ) ; Lettre 6>m X "lu r'H<g¥, »•
planctir» des gravures qui eu ont été laltca sont actuel génial (80 mars l'IB); DtcUonnuirt philotop
fcment a la chalcographie du Louvre. tlcic .tmour wnili»»' . . U:
PÎATT1ER
qui servent à ouvrir les huîtres. La condamnalion de Natticr entraîna sa déchéance de membre de l'Académie, et son tableau de réception fut rendu à sa famille. H. H— h.
.4hrxeéarin de Mariette et Documents , dans le* Archives de tart/rantais. — F. Vlllot . Notice des tablfamr 4m Utuvre. — Mémoires inédits des membres de tjécad. de peinture.
nat*tr#x (Pierre ï, historien français, né en 1402, à Châlon-aur-Saone, où il est mort, le 0 décembre 1582. De famille noble, il fut successivement chanoine et chantre de la cathédrale de Chalon, grand vicaire et officiai de cinq'évôqoes, archidiacre de Tournus, trésorier du diocèse de Langres , et prieur de Saiot-Julien-en- Gérais et de Beaume-la Roche. Il a laissé deux ouvrages estimés, et souvent cités par les auteurs bourguignons, Hisioria eceletue Sancti- Vincentn Cabilonensis et le Cartulaire de Saint- Marcel- lès- châlon ; ce dernier est à la
Bibliothèque impériale. P. L.
Papillon, fiibl. des auteurs de Bourgogne, II.
KATZMKR ( Dubi.slaw Gkéobar de), général prussien, né le 14 septembre 1654, au château de Gutzmin,en Poméranîe, mort le 13 mai 1739. D'une ancienne famille originaire de Franconie, il entra en 1C74 comme volontaire dans le régiment du prince Maurice de Nassau, et lit la campagne de Flandre. Fait prisonnier à Piéton, il fut conduit à Reims. Remis en liberté, il s'engagea en 1675 dans un régiment de Suisses en garnison à Arras. L'année suivante il assista an siège de Maeatricht. En 1677 il entra dans l'armée de son souverain, l'électeur de Brandebourg, comme lieutenant de dragons, se distingua dans la guerre contre les Suédois , et fut nommé en 1680 capitaine d'état- major. Ayant reçu deux ans après le titre de gentilhomme de la chambre, il prit bientôt en aversion la vie de cour, et obtint de faire partie du corps auxiliaire envoyé par l'électeur en Hougrie contre les Turcs. A son retour il fut nommé en 1687 aide de camp général de ce prince, dont le successeur, Frédéric lit, le maintint dans cet emploi en 1687 et lui donna le commandement des mousquetaires allemands. En 1688 il fit partie du corps envoyé au prince d'Orange , pour seconder sa descente en Angleterre. A son retour il fut pris par un corsaire français et gardé plusieurs mois à Dunkerque ; il parvint à s'évader, et se rendit à Berlin. En 16*9 il accompagna l'électeur sur le Rhin; sa brillante conduite à la prise de Bonn lui valut le grade de colonel ; pendant les années suivantes, il assista aux campagnes contre la France, et devint général maj«r de cavalerie à la paix de Ryswitk. En 170? il contribua beaucoup à la prise de Kaiserswerth, et alla rejoindre en Flandre l'année de Marlborough. En 1703 il Tut envoyé sur le Danube; il se distingua à la bataille de Ilochstedt, où il fut dangereusement blessé. Promu au grade de général lieutenant, il se signala à la bataille d'Oudenarde et à celle de Malplaquet, où il commandait le corps entier
— ISAT BKRT
\ des Prussiens. Après la paix d'Utrecht , il fut ; chargé d'organiser le régiment de gens-d'armes, qui rendit tant de services dans les gneires suivantes; en 1715 il assista au siège de Stralsund, et fut peu de temps après mis à la tète de toute la cavalerie. Le roi Frédéric-Guillaume le nomma en 1728 général feld-maréchal. Au milieu de la vie des camps. Nattmer avait gardé un goût prononcé pour les lettres et les sciences. O. Piull, Ijtben e/rosser HeMen, t. VIM. - Hlncfcing
nau (François), poète français, né vers 17)5, a Paris. Il est auteur d'un assez grand nombre dTécrits en prose et en vers , parmi lesquels nous citerons ; Les Dieux protecteurs de la France, opéra; Paris, 1744, in-4o; — Ésope au village, op. coin.; Paris, 1750, avec Valois d'Orvillc;— Iphis,ou la fille ente garçon. op. coin.; Paris, 1757, in-12; — La Grippe, •corn, épisodique ; Paris, 1766, in-8° ; — Poésies diverses; 1747, in-12; — Recueil de poésies saintes; Paris, 1747, in-12 ; — Le tfostradamus moderne, ou les oracles chantants; Paris, 1757, in-12; — Le Bouquet de V amitié et du sentiment ; Paris, 1769, in-8°, avec Cail- Ieau. On doit encore à Nau plus de quarante almanachs chantants, notamment les Fables de La Fontaine et de Phèdre, mises en vaudevilles. P.
Sabatler. Ust traie Sàècles titter.
SAC (Michel), missionnaire français, né à Paris, en 1631, mort dans la même ville, le 8 mars 1683. Fils d'un receveur général des finances, dont le père avait reçu de Henri IV des lettres de noblesse, il entra chez les Jésuites en 1656, et ses supérieurs, après lui avoir confié la direction des études des deux princes de Longuoville, le destinèrent aux missions de l'Orient. Il parcourut ta Mésopotamie, la Syrie, la Perse el l'Arménie, où son zèle et les conversions qu'il opérait soulevèrent plus d'une fois contre lui les musulmans. Épuise de foi-ces, il revint en France en 1682. On a de lui : Voyage nouveau de la ! Terre Sainte, enrichi de plusieurs remarques servant 0 l'intelligence de la saint* 1 Écriture; Paris, 167» et 1702, in-12; livre tout à la fois curieux , éditiaut et utile ; — Eci clesiœ Romanes Gr axa que vera effigies et consensus, ex variis tum recenlibus, tum antiquis monumentis. Accessit religio christiana contra Alcoranutndefensa ; Paris, I6HQ, in-4°;— L'Etat présent de la religion mahométane ; Paris, 1681, 1685, 1687, 2 vol. in-12, traduction étenduedu livre latin précédent. H. F.
Morerl, ttu-t. AU!. - Bttd. des Écrivains de la t'&np de Jésus. — Journal des savants, 16S5.
NAÎT. Voy. Ol.ONNA.IS (L').
N acbbrt ( Christine- Bénédicte-' Eugénie) , romancière allemande, née à Leipzig, le 2 janvier 1757, morte dans cette ville, le 12 mars 1819. Fille du médecin Hebenstreit , elle reçut par les soins de son père une excellente instruction, - supérieure à celle qu'on donne ordinairement aux
511 NAUBERT —
femmes. Veuve d'an médecin de Leipzig, elle épousa en secondes noces un commerçant de Naurnbourg. du nom de Naubert; elle vécut trèsretirée, très-attentive aux affaires de son ménage. Elle trouva néanmoins le temps d'écrire, un grand nombre de roman? , la plupart historiques, qui eurent a leur apparition un très-grand succès; elle les publia sous l'anonyme strictement gardé jusqu'en 1817. L'année suivante, elle fut frappée d'une maladie qui la priva de la vue et de l'ouïe. On a «l'elfe : Walther de Montbarry; 1786; — Thécla, comtesse de Thurn; Leipzig, ! 788, 2 vol. in-8° ; — Hermann d' Vnna ; Leipzig, 1788, 2 vol. in-8°; — Elisabeth de Toggenbourg, traduit en français, ainsi que les précédents; — Xene Volksmaehrchen der Deutschen (Nouveaux Contes populaires de l'Allemagne); Leipzig, 1789-1792 et 1839, 4 vol. in- 8°; — Conradin de Souabe; — Gebhard de Waldbourg ; — Eudoxie; — Walther de Stadion; — Rosalda; Leipzig, 1818, ?.vol.; — Alexis et Louise; Leipzig, 1819 ; — Turmalion et Lazorta; Leipzig, 1820; — Letzle Original- Romane (Derniers Romans originaux) ; Leipzig, 1827, 6 vol. O.
Schindrl, Deutsche Schrifstellerinnen, t. II. nauchb ( Jacques- Louis ), médecin français, né an Vigeois ( Limousin ), le 18 mat 1776. mort à Paris, le 5 juillet 1843. Ses ancêtres, médecins aussi, étaient originaires de Franche- Comté, où ils portaient le nom de Gutow. Ils vinrent habiter le Limousin vers 1555, et se distinguèrent dans leur art. Lui-même fit ses études à Paris et y fut reçu docteur. Partisan du galvanisme et de ses bons effets en médecine , il fut l'un des fondateurs de la Société galvanique, dont il devint président. Il fut aussi successivement médecin de l'Institution des Jeunes Aveugles et membre de la Société de Médecine de la Seine, de la Société royale des Sciences de Paris, de celle de Gênes, etc. Il créa en 1803 le Journal du galvanisme, de vaccine, etc., et remporta en 1823 le grand prix accordé aux plus dévoués propagateurs de la vaccine, n mourut d'apoplexie foudroyante. On a de lui : nouvelles Recherches sur les rétentions d'urine, par rétrécissement de V urètre et par paralysie de la vessie, suivies de Remarques sur la gravelle; Paris, 1801, 1803, 1806, in-8°; — Pyrétologie méthologique de Selle, trad. du latin, avec des Notes deChaussier; Paris, 1802 et 1817, in-8»; — Mémoire sur la manière dont les substances résineuses agissent dans l'économie animale, à la suite des Végétaux résineux de Duplessy; Paris, 1803, in-ful.; — — Des Maladies delà vessie et du méat «ri* naire chez les personnes avancées en dge, 1801, 1806, 18ro, 1819, in-12; - Traité des maladies de l'utérus ou de la matrice; Paris, 1816, in 8U ; — Des Maladies propres aux femmes; Paris, 1829,2t. in-8"; — de nombreux articles relatifs au galvanisme et à la raé- I
NAUCYDÊS 512
decine dans plusieurs journaux, recueils ou dictionnaires scientifiques et surtout dans la Bibliothèque ophthalmologique du docteur Guillé (1820-1821). L — z — e.
Biographie moderne USM|. — Quérard, La France
littéraire.
NArcLEnrs (Jean), chroniqueur allemand, néen Souabe,dans la première moitié du quinzième siècle, mort vers 1510. Il était de la famille des chevaliers de Vergen. Reçu docteur en théologie et en droit, il entra dans tes ordres , fut précepteur du duc Eberhard de Wurtemberg , devint en 1450 prévôt de l'église de Stuttgard , et fot appelé, dix ans après, an même office à celle de Tubingue. Le duc Eberhard le nomma ensuis à une chaire de droit canon à l'université de Tubingue, dont Nauclerus devint en 1477 recteur et plus tard vice-cbancHier. Nauclerus a écrit une Chronique du monde depuis la création jusqu'en 1500, précieuse par les détails qu'elle contient sur les événements du quinzième siècle; elle a parti sous le titre de : Memorabiliunt omnis xtatis et omnium gentium chronici commentarii; Tubingue, 1501, in-fol.; une nouvelle édition avec une continuation par ?î r . Batel fut donnée à Tubingue, 1516, 2 vol. in fol.; la Chronique de Nauclerus fut aussi publiée à Cologne, 1544, 1564, 1509 et 1614, in-fol. Ou a encore de Nauclerus un Tractatus de Simonin; Tubingue, 1500, in 4°. O.
Adaml, Mm philotophornm. - [>.-C Moller, De Vau clero (Alt.lo.-f, 1697. ln-4»). - Bo<*. Getchxchte n~*r Vniversxtât Tûblnçen. — FUchhn, Memorim theofavornm tcurtemberçentium.
NACCRATÈS d'Erythrée (N*vxo«Tr,ç 'Ecv OpaïoO, orateur grec, vivait vers le. milieu du quatrième siècle avant J.-C. Il est mentionne parmi les orateurs qui concoururent pour le pri\ proposé par Arlémisc pour la meilleure oraison funèbre de son mari Mausole. Disciple d'Isocrate, il défendit les principes oratoires de son maître et les défendit dans des écrits sur la rhétorique. Nous savons par Quintilien qu'il appliquait le mot ot&tk (état de la question ) à la considération d'un cas sous son aspect le plus général. A l'imitation d'Isocrate, qui avait écrit des modèles de discours politiques et judiciaires, il composa des modèles ( aujourd'hui perdus ) d'oraisons funèbres.
Il est deux fois question dans Eustathe d'un commentaire d'Homère par un sophiste Naucratès d'Érythrée qui parait être le même que le disciple d'Isocrate. Y.
Suidas, ani mot» Isocrate* et Theodectei. — Clceron De Orat , III, *<. — QiilnUhm, /fur. 0<-ot^ III, S- — henys dH.ilic.imaw, vol. Il, p. 3», édll. Sylburf . — Fabricltx, Bibliotheca çrmea, vol. I, p. 4*S St7.
naitcvdès ( Navxtôr,; ) , statuaire grec, fils
de Mothon , né à Argos , vivait vers 420 avant
J.-C. Il fut le frère et le précepteur du second
Polyclète d'Argos. Il fit une statue d'or et d'ivoire
d'Hébé, laquelle était placée a coté de la célèbre
statue de fléra dans le Hérwum , près de My-
cènes , une statue de bronze d'Hécate et plu-
613 NAUCYDES — NAUDÉ 514
sieurs statues d'utlilètes. Tatien mentionne de lui i Thomas A Kempis. Front eau publia le mémoire statue de la poétesse Erinne. Pline, qui lui I de Naudé , et celui-ci se vit aussitôt assailli par
toute la congrégation de Saint-Maur. Robert de Quatremaire et Valgrave écrivirent contre lut et l'accablèrent des accusations les plus odieuses. Us prétendirent d'abord qu'il avait falsifié les manuscrits qu'on l'avait chargé d'examiner; puis ils l'accusèrent d'avoir été corrompu par les Génovéfains, et d'avoir reçu un prieuré pour prix de ses mensonges. Naudé repoussa ces calomnies dans plusieurs écrits, auxquels ses adversaires répondirent en renouvelant leurs injures ; il se décida enfin à s'adresser à la justice, et ce singulier procès, après avoir fourni aux avocats une abondante matière à plaisanteries, ne reçut de solution définitive que le 12 février 1652. Mais Richelieu n'avait pas attendu longtemps pour donner gain de cause à Naudé; et au commencement de 1642 il l'appela à Paris, voulant en faire son bibliothécaire. Sa mort, arrivée quelques mois après, laissa Naudé sans emploi ; Mazarin le plaça aussitôt près de lui avec le titre que lui avait donné Richelieu. Mazarin avait en effet conçu le projet de fonder à Paris ►une bibliothèque publique ; Naudé s'associa a cette généreuse pensée, et jusqu'à son dernier jour s'y dévoua tout entier. En janvier 1643 un chanoine de Limoges, nommé Descordes, vint à mourir, laissant une bibliothèque de six mille volumes; Naudé en dressa rapidement le cala» logue, et la fit acheter par Mazarin. Telle est l'origine de la bibliothèque qui est devenue une des plus riches de Paris, et qui a conservé le nom de son fondateur. La même année Naudé acheta encore six mille volumes chez différents libraires; et à la fin de 1643 il put donner pour la première fois à la France le spectacle d'une bibliothèque ouvrant ses portes et communiquant ses trésors à tous ceux qui se présentaient (1).
Naudé , passionné pour cette création, qu'il appellera plus tard sa fille bien aimée ( Aduis à nos seigneurs de Parlement), avait conçu pour elle des destinées que le temps s'est chargé «l'accomplir. Il avait réuni à peu près tous les ouvrages réimprimés en France; ceux qui s'étaient publiés à l'étranger faisaient seuls défaut; Naudé n'hésita pas. Il fit d'abord un court vo>»ge bibliographique en Flandre ; puis, au mois d'avril 1645, il partit pour l'Italie, d'où il rapporta quatorze mille volumes. Il s'empara ensuite des restes «le la riche bibliothèque de Philipsbourg, parcourut l'Allemagne et l'Angleterre, et porta ainsi à près de quarante mille volumes la bibliothèque de Mazarin. De rudes épreuves allaient commencer pour Naudé : la Fronde devient victorieuse, Mazarin est proscrit; le parlement ordonne la vente de la bibliothèque
\\) il n'y avait alnn en Europe que lrol< bibliothèque» publique* : l'Ambro»tcnne a Milan, la BoUeyenne a infard, et rxngéhgue a Rome. La bibliothèque du Roi a Pari* ne (ut publique qu'a partir de 1737; clic avait même été précédée dan* cette vole par la bibliothèque de Saint- Victor, qui l'euil devenue en lWi.
assigne pour date la 90* olympiade, mentionne de lui un Mercure Discobole et un Homme sacrifiant un bélier Outre son frère Polyclète, Naucydès eut pour disciple Alype de Sicyone. Y.
Pausanlas, II, 17. tt ; VI, «. S, ». - Tatien, Jdv. Crmtôt. St. - PUne, HM. nat. XXXIV, ». - ThlcrscU, Epochen. p. u», l», t8t, JM. - Sllllg. Catat. orttf.
NAUDé (Gabriel), célèbre bibliographe français, et l'un des hommes les plus instruits de son temps, né à Piris, le 1" (L. Jacob et Tommasini), le 2 ( Gui Patin), ou le 3( P. Hallé) février 1600, mort à Abbeville, le 29 (Niceron et Colletet), ou le 30 (Patiniana) juillet 1653. Naudé, après avoir achevé avec succès sa philosophie, commença l'étude de la médecine, et c'est aux cours du célèbre René Moreau qu'il se lia d'une intime et inaltérable amitié avec Gui Patin. Dès sa jeunesse (a teneraxtate, P. Hallé, p. 2), Naudé avait montré une vive passion pour les livres ; il put la satisfaire de bonne heure, car il entrait à peine dans sa vingtième année quand le président de Mesmes lui donna ta direction de sa bibliothèque. Naudé dut pourtant abandonner bientôt une position qui ne lui laissait pas le temps de suivre ses études médicales, et il alla en 1626 les terminer à Padoue. La mort de son père le rappela à Paris, et en 1628 la Faculté de Médecine le choisit pour prononcer le discours de clôture des examens et l'éloge des nouveaux licenciés. Ce discours, où l'ancienneté et la gloire de la Faculté ( De Antiquilate et dignitate Scholx n%fdic:e Parisiensis) étaient développées avec une véritable éloquence, attira les yeux sur son auteur. Le savant Pierre Dupuy le mit alors en relation avec le cardinal Ragni , qui l'emmena à Rome et lui confia sa bibliothèque. Naudé n'avait sans doute pas dit encore un adieu définitif à sa première profession, car en 1633 il fut nommé médecin de Louis XIII, titre d'ailleurs purement honorifique. Désormais c'est l'étude des livres qui va l'occuper tout entier. Il resta douze ans chez le cardinal Bagni; à sa mort (24 juillet I64D, il devint bibliothécaire du cardinal Barberioi , neveu du pape. Celte même année, Richelieu avait ordonné d'imprimer au Louvre l' Imitation de Jésus-Christ; de nombreux avis et de nombreuses rivalités se trouvaient en présence, relativement à la question de savoir sous quel nom d'auteur ce livre serait publié. Dom Grégoire Tarisse, général des Bénédictins de Saint-Maur, intriguait pour le faire attribuer à Jean G erse n, qui était bénédictin. Tarisse se fondait sur l'autorité de quatre manuscrits qui étaient à Rome; Richelieu voulut les faire examiner, et Naudé fut chargé de ce travail. Ses conclusions furent contraires aux faits avancés par Tarisse; et son mémoire tomba entre les mains du P. Fronteau, chanoine régulier de Sainte- Geneviève , qui naturellement . faisait honneur de l'Imitation à un génovéfain, |
BIOCR. C&Utft. — T. XXXVU.
do cardinal. Naudé, qni n'en sortait guère que pour venir à ta mangeoire ( Mascara t, p. 272;, répondit à cet arrêt par une éloquente protestation, et parvint un instant à en arrêter le» effets. Il lui fallut pourtant un peu ph»s tard assister à la Tente, ou plutôt au pillage d'une Tondation à laquelle il s'était dévoué sans réserve. Il sauva ce qu'il put en achetant 3.500 livres, somme considérable pour lui, tous les ouvrages de médecine; puis, te cœur navré / il partit pour Stock holm, où la reineChristinelui offrait la direction de sa bibliothèque. Mais bientôt Mazarin, vainqueur de la Fronde , rentre à Paris ; il veut reconstituer sa bibliothèque, et appelle N'audé. Celui-ci quitta aussitôt la Suède; mais la dispersion des trésors qu'il avait rassemblé* avec tant d'amour lui avait porté un coup dont il ne devait pas se relever. Déjà souffrant, les
SAUDÊ ilG
a été réédité en 1644 avec le Traité des bibliothèques de L. Jacob; il a été tradust en latin par J.-A. Schroidt, 1703, in-4»; — Ut Anliqttitate et dtgnitate SeJtolx meUiac l'urisiensis; Par», 1628, in- 8" : nous avons dit <ia» quelle circonstance ce discours a été prononcé ; — Ad dU ion a l'histoire de Lotus A7, contenant plusieurs recherches cuneusts sur diverses matières ; Paris, 1630, in-8°; réimprimé comme supplément aux Mémoire* de Coatinés, 1713, in-8". ■> Ce livre ne contient pas de simples narrations , mais des remarques el <le bonnes preuves que nos rois ont ' été instruit* dans les lettres, surtout Louis XI. On y trouve aussi plusieurs particularités de son règne, comme l'origine de l'imprimerie. On peu! dire que ce traité a plus de mérite par ses digref.sioo» littéraires que par le sujet que promet le titre. »
fatigues du voyage abrégèrent encore ses jours ; ( Lelong, Biblioth. historique ) ; — De studio
il put cependant gngner la France, et mourut à Abbeville. Cette perte fut vivement sentie dans le monde savant; il suffit pour s'en convaincre de jeter les yeux sur le Tumnlus JVaudèi qu'a rassemblé L. Jacob, son ami. Je le pleure jour et nuit, écrit Gui Patin ( Lettre du 21 octobre 16.53). • Naudé vivait en vrai philosophe, dit
Colleter, n'ayant d'autre ambition que celle de j 1632, in-8°; inséré ensuite dans le tome IX du
servir son maître; sa sobriété était presque passée en proverbe, et il se montrait très attaché à Maearin.qui, en récompense de tous ses services, ne lui avait accordé que deux petits bénéfices : le c<monicat de Verdnn et le prieuré de l'Artige, en Limonsin. Son traitement comme bi- Miothécaire était de denx cents livres seulement. »
La Biographie universelle déclare, d'après Chaudon , que les accusations de ceux qui ont cherché a Jaire suspecter les principes reH~
libérait syntagma; 1633 et 1645, m 8* : kuo traité des études; — Qwest to iatropktbiogica : an magnum homini a Vtnena périculum ? Rome, 1632, et Genève. 1650, in-84 ; - Discours sur les divers incendies du mont Vésuve , et particulièrement sur le dernier, qui commença le. 16 décembre 1631; Paris,
gieux de Sandé n'ont pas le moindre /on- 1 1637, in-4° : ouvrage alors très précieux fwnr
Mercure françois; — Bibliographia pohtvs;t 1633, m- 12 ; 1637, 1652, 1645, ia-14 ,el 16*2, in -8° ; traduit en français par C. Challine, lt*?, in-8#; — Qvustio iatromhilologica : an vita hominum hodie quam olim brevior ? 1634 et 1650, in-8°; — An matuiina studia respa finis salubriora? 1634 et 1650, in-8*; — An lieeat medico fallere xgrotum ? 1635, in-8° ; — De lato et fatali vit a: termina; 1635 et 1640, in-8"; — De studio militari syntagma;
dément. Sylvain Maréchal a pu calomnier Naudé quand il a placé son nom dans «on fameux Dictionnaire; mais de là à faire passer Naudé pour nu catholique orthodoxe il y a loin, et Gui Patin savait à quoi s'en tenir à cet égard. On peut consulter sur les croyances religieuses de Nandé : Gui Paiin, édit. RevéiHé-Parise, t.lt, p. 277, «78, 479,490, 508, et t. III, p. 758 ; le Mascurat, p. 345; Sainte-Benve, Portraits littéraires, t. fi, p 401, 4G9. 472, 479; et V liis foire delà Bibliothèque Mazarine,p.9i. Naudé a immensément écrit ; nous citerons seulement : /> jfarfore, ou dhcours contre les libelles ; Paris , 1620, in -8* : ouvrage tellement rare que plusieurs bibliographes ont été jusqu'à en nier l'existence; — Instruction à la France sur la vérité de l'histoire des frères de la Bose-Croix; Paris, 1623, in-8°, et IC?4, in-4° : Naudé les présente comme des imposteurs ; — Apologie pour les grands personnages faussement sou prou nés de magie; Paris, 1«25, in-8#; réimprimé en 1652 en 1669 et 1" 12; — Advis pour dresser une bibliothèque ; Paris,
1627, in-s": celte édition est rare; mais l'ouvrage | imprimeur, s'entretiennent des rrbelles pobbr."
les officiers ; — Considérations polUiquts tvr les coups d'État; Rome, 1639, h>4°: édrtwo extrêmement rare ; en lit dan» la préface que ce livre n'a été tiré qu'à une douzaine d'esmplâtres au lieu des copies manuscrites qu'il'* faudrait Jaire ; il avait été commandé a N***é par le cardinal Bagni ; il fut réimprimé en 1 752, avec de nombreuses additions, par Louis !*• ma y ; — Joannis Cordesii, ecclesu* />ro*ri* censis canonici, elogium, en tète du Bibtiothecx Cordesiansc catalogus, 1643, »4B, dont nous avons indique l'origine ; — De Hieronymo Cardano judicinm ; Paris, 1643, in **! — De Augustino JVtpho philosopha judictw*; 1645, in 4U; — Gabrielis Xoudxi ex Italm discedentis àitc&xrrpiw ad amicos ; 16*5. in-fol.; — Jugement de tout ce qui a esté imprimé contre te cardinal Mautrin, depui* le sixième janvier jusques à la déclarai »n du 1er avril 1650, in-4°; s. I. n. d. et \Mcet ouvrage, ordinairement désigne mwis le nom de Masntrut, est en forme de dialogue ; Sa >flt- ( Naudé;, libraire, et Mascuwt ( Cannât
WAUDJî
contre Mazarin, et font une véritable apologie du cardinal ; — Remise de ta bibliothèque de Mgr te cardinal Mazartn par te sieur yaudé entre les mains de M. Tubeuf ; Paris, in-4-. Cette pièce n'a pas de titre dans l'original; celui que uous adoptons est emprunté au Tumulus de L. Jacob ; — Aduis à nos seigneurs de Parlement sur la vente de la bibliothèque de Mgr le cardinal Mazarin ; in-4% g. I. n. d. : pièce extrêmement rare ; un exemplaire existe à la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris ; elle a été publiée successivement ; Franc fort-sur-le-Main , 1654, in-4°; dans un journal de Leipzig, Vergnùgunoen muisiger Stunden, partie lre, p. 42; dans Le Conservateur de juillet 1758; dans les Recherches sur In bibliothèque de M. Petit-R.tdd, p. 271 ; enfin, dans Le Palais Mazarin de M. de Laborde, p. 251 ; — Relation du sieur IS'audé à messieurs Dttpuy, de quatre manuscrits qui sont en Itatie touchant le litre De Imitatione Chrîsti, /auMemen/ attribué à Jean Gersen ;
1649, in-8B; — Requête serrant de fuctum au procès pendant entre G. Naudé, etc. ;
1650, in-4*. — Advis sur le/acfum des Bénédictins; 1651, in-8#; — Raisons perempioires de G- Jfaudé. demandeur en suppression d'injures et calomnies, de, 1652, in40; — Bibliographia Kempensis ; 1651,in-8°. 3audé a donné des éditions estimées de quelques ouvrages de Riolan , de J.-li. Doni, de Léonard Arétin, de Suarès, de Cardan, etc. Il existe à la Bibliothèque impériale deux manuscrits de Naudé ; le premier ( n* —J41 ) est intitulé : Inventaire de mes' livres qui sont à Rome., in-4°; et le second : Inventario délit libri che sono presentemente nelta bibliotheca delV Emin*** cardinal Mazzarino in Roma, supplément français, n° 4256. On troore eneore parmi les manuscrits de la Bibliothèque impériale : Diverses observations tirées de quatre Hures on registres, deux d'iceux couuertz de papier bleu, et les deux autres de carton Maire, trouués dans tes papiers de feu M. Naudé, viuant bibliotéqaire de monseigneur l' Eminentissime cardinal Mazarin...
pour iustijfier quelle a esté la conduite, le mesnage, les soings et la fidélité, auec laquelle led. deffunt a senti Son B. pendant douze années, en qualité, de son bibliotéqaire, supplément français , n* 4256. Lapoterie n publié, en 1667, m ta, un recueil de lettres de Naudé , et Louis Jacob a élevé à «a mémoire un véritable monument par la publication de .-on Gabrietis Nattdxi Tumulus, complectrns elogia, epifapkta, car mut a, htm lafina tum gattica, oariorttm virorum ; Paris. 1659, in- 4°. Enfin, on a imprimé sous le titre -le Naudxana, Parw, 1701, m- 12, nn recueil d'anecdotes tirées des conversations de Poiudé; uneé-Hrion revue et très-augmentée de ce livre a été publiée en 1703
par Laacelot. Le nom de Naudé a été donné en j évangelique opposée à quelques morales plu
1805 à une des salles delà bibliothèque Mazarine. Alfred Fbankliîi
P. Hd\\r,(,abriclu iVauJeei Elityiuut, en t«iU- de* tpistnlte publ'ivs par Lapoterlr. pt «n tel- • du Ttimutus Saudiei de l.out* Jacob. - J -H. eryihneu» |J. V. R.mil), Episiolx ad Tvrrhenum; Cologne, 1*4*. l vol. u»-it. — Nicrrou, Mémoires pour terrw a l'histoire drs Aontmes, eic, Vt9, 43 vol. m lî;t IX. — l.ou * J trub, Tratc'ê de» plu* belles bibliothèques ; Part*, In »>. - (toi Pt Un. Lettres ; Parts »**•» > vol. In «• — G CoMt-ist, Aàreué des Annales de la ville de Caris ; 1864, in 1t. — M. Sansi>n, Histoire chrunologiqur d .thbevtlte ,- Parts, 1WJ, ln-4». - A. -A. Parb*r. riis>ertatinu de* soixante traductions françaises de riiaiUlion «le Jt*u»-<Jirnt; i la suite ve iroovrm ir* Contai er ut tout de Gt-nce Sur ta Question relative à l'auteur de f'Imltalion ; util, ln-i«. — Aubery. Histoire du rardinal MataHn; rw, 4 vol. (o-lt. — Navdmana el PatiHiana. — Salntcv Bruvc, Portraits littéraires; »S*!v, 1 vui. In 11 - AU. Franklin, Histoire de la Bibliothèque Mazarinc; Paris, 1H60 lo-«*.
5ATDÉ ( Philippe ), mathématicien et théologien français, né à Metz, le 28 décembre 1654, mort à Berlin, le 7 mars 1729. Entré comme page à la courd'Eisenach, à l'âge de douze ans, il fut rappelé à Metz, quatre ans après, par son père, on ne sait trop par quel caprice. Ses parents n'avaient ni les moyens ni, à ce qu'il parait, la volonté de lui faire donner une éducation libérale. Naudé se forma seul , et parvint à apprendre sans maître le latin, les mathématiques et la théologie. A la révocation de l'édit devantes, il se retira avec sa femme el un enfant de neuf mois, d'abord à Saarbruck, et bientôt après à Hanau Deux ans après il passa à Berlin. II était fort indécis sur ce qu'il entreprendrait pour subvenir à la subsistance de sa famille, quand Langerfeld , professeur de mathématiques à l'académie des arts, lui procura quelques leçons. Bientôt Naudé fut nommé professeur d'arithmétique et de mathématiques élémentaires au collège de Joachim (1687). En 1696 il succéda à Langerfeld à l'académie des arts. Il fut en même temps chargé de donner des leçons de mathématiques aux pages de l'électeur. En 1701 il fut agrégé à la Société des sciences de Berlin , et quand, en 1704, PAcadémie des sciences fut fondée, il fut attaché à cet établissement comme professeur de mathématiques.
Tout en cultivant les mathématiques, il se livrait avec ardeur à des travaux de théologie. Malheureusement il y apportait plus de roideur dogmatique que d'esprit philosophique. En général on remarque dans les ouvrages de Naudé des talents naturels et des connaissances acquises; maison y sent le délaut de bonnes études premières. Aussi ses écrits, qui ne manquent pas seulement d'élégance, mais encore d'ordre et de clarté, n'eurent aucun succès.
En outred'un traité «le géométrie en allemand, Berlin. 1706 in 4°. el de deux pièces insérées, l'une dans les Mtscellan. lier lin., t. III, et l'autre dans le Diarium gallicum de La Haye, t. V, on a de lui : Méditations saintes sur la paix de Cdme ; Berlin, 1690, in- 12 ; — Morale