‹ Nouvelle constitution du Canada [microforme]Chapitre 41 sur 41 · MONSIEUR · texte numérisé non relu

MONSIEUR

Nous devons avoir, dans un temps plus ou moins éloigné, de nouvelles élections. Notre conduite sera alors ce qu’elle a été invariablement, c’est-à-dire que nous demeurons en dehors de toute lutte électorale et de tout esprit de parti.

C'est le Réglement disciplinanre du second Concile Provinclal, en 1854, qui nous trace cette ligne de conduite par ces paroles : “ Le clergé doit, dans sa vie publique et privée, demeurer neutre dans les questions qui ne touchent en rien aux principes religieux.” Telle a toujours été, d’ailleurs, la règle suivie per nos PÈ res ; et nous ne pouvons trouver un meilleur exempie.

Lorsque les prince ipes religie ux sont exposés, les Evêques ne mauquent pas d'élever la voix, avec le respect dû aux autorités, comme vous avez pu l’observer plusieurs fois. Ce serait donc à eux à donner l'éveil, s'il fallait encore ea venir 1à. En attendant, chacun reste à son poste. dans une partaïte neutralité.

“I doit néanmoins, ajoute Île réglement qui vient d’être cité, instruire le peuple de ses obligations dans l'exercice de ses droits civils, politiques et religiev x ; car tous doivent savoir que, quand 11 s'agit du choix de Représentants au Parlement, de Maires, d'Officiers Municipaux, de Commissaires d’EKcoles, ete. ils doivent se prononcer en faveur de ceux qui, de bonne fn, sont jugés capables de défendre et de soutenir ces mêmes droi.:.”

Or, ce choix consciencieux ne pourrait se faire qu'en bannssant des élections les discours calomnieux, les cabales malhonnêtes, les querelles, les violences, les excès de boisson, les faux serments et auires moyens cr iminels. Chaque curé devra donc lurtement insister, dans ses instructions, sur ces graves désordres qui ne m'nqueraient pas d'attirer ln malédiction du ciel sur ceux qui sen rendraient coupables. ,

De niême, pour arriver à ce choix consciencieux, le Pasteur exhortera son troupeau à recourir à Dieu, l'auteur de toutes lumières et de tous dons parfaits, pour obtenir, dans la prière et les autres cxercises de religion, le bon conseil, qui est un des dons excellents da St. Esprit qui enseigne à chacun la pratique de ses devoirs.

Dans la lettre du 4 Juin 1854, qu: ecompagnait le dit Règlement disciplinaire, les Pères du Concile s “expriment ainsi :

“ Vous serez bien aïse d’avoir sous la main un document “ qui vous permette de vous appuyer sur l’autorité des Evêques “ en Concile, pour vous diriger, d' après les vrais principes, dans les questions qui sont à l ordre ‘du ; Jour.”

Un de ces vrais principes, pour tous les catholiques sincères, est que tous les sujets sont obligés en conscience de se soumettre à lout gouvernement légitimement établi ; et que ce serait ur excès condamnable de travailler à le renverser par la violence ou autres mativocis Moyens.

T'elles sont les règles pratiques qu’il nous faut suivre nousmêmes et faire observer aux fidèles confiés à nos soins. Appliquons-nous donc à bien instruire le peuple des devoirs qu’il aura À remplir, dans le temps des élections, avant que les esprits ne soient échauffés. Car l expérience du passé nous doit avertir de ce qui arrivera alors, si cette sage précrution n’est pas prise longtemps d'avance.

Enfin, Dieu ne manquera pas de Lénir :otre zèle, si nous n'avons en vue que le plus grand bien de sa divine Religion et le plus grand avantage de notre chère patrie. Il nous placera à cette fin dans le très-saint et immacuié Cœur de sa glorieuse Mère, et nous confiera à la garde de ses Anges et de ses Saints, pour nous faire traverser heureusement ces jours orageux.

Pour obtenir de si désirables résultats, ayons souvent à la bouche et encore plus dans le cœur cette belle prière de Eglise : Deus, à quo bona cuncta procedunt, large supplicibus tuis : ut cogites te inspirante, que recta sunt ; et te quhe;nante, eadem facia- InUs,

Je suis bien cordialement, Monsieur, Votre très-humble et dévoué serviteur,

ge # £.

PH IG. Évreque ne MonrTReaAL.

dit Rènsi :

‘ument vêques s, dans

ncères, nettre à "ès CON-

autres

> nOoUs- Appliil aura rits ne rtir de y prise

si nous ion et wcera à rieuse Saints,

t à la glise :

+ ul cofacia-

EAL.

Page 1