MERS
rentes directions. La section les atteignait tantôt horizontalement, tantôt transversalement, tantôt obliquement.
A l'intérieur, les petites tumeurs ne paraissent pas pénétrées par du tissu conjonctil et semblent pauvres et même complètement dépourvues de vaisseaux. À la périphérie, la vascularisation est plus abondante. La musculalure de ces vaisseaux périphériques est fortement développée, et se continue immédiatement dans la traînée de fibres de la masse de la tumeur. Certaines places indiquent qu'il a pu y avoir antérieurement plus de vaisseaux au milieu des petites tumeurs, car on observe par place des traînées de fibres musculaires d'un parcours spécial et annulaire. On ne peut voir à la vérité une lumière centrale et un endothélium décelable avec sûreté ; cependant on ne semble pas devoir écarter l'hypothèse que, par la croissance des fibres musculaires, la lumière ait été amenée de plus en plus à disparaître.
Le phénomène doit être sûrement rapporté à une compression de la part de la musculature, attendu que les plus grandes tumeurs son( entourées d'une couche circulaire de tissu conjonctif,dontles fibres sont presque parallèles, et qui offre l'aspect d'une capsule.
Qu'il s'agisse ici manifestement d'un déplacement latéral du lissu assez raide de la peau, c'est ce que prouve ce fait, qu'au voisinage des tumeurs plus petites une formation capsulaire nettement développée n'existe pas encore, et ainsi on ne peut déceler une nouvelle formation de tissu conjonetif.
L'achon comprimante de la part de la masse de la tumeur se manifeste particulièrement nettement sur le corps papillaire, qui, immédiatement au-dessus des plus grandes tumeurs, offre un apla” üssement; de mème, les racines des poils et les glandes de la peau du voisinage sont repoussées latéralement.
L'allure des vaisseaux de la peau en dehors des tumeurs explique la production du néoplasme. Partout les vaisseaux sont très nettement visibles, et surprennent assez souvent par une couche musculaire fortement développée, Sur des places assez nombreuses se montre un épaississement de la paroi, occasionné par un accroissement deæ fibres musculaires.
Celui-ci ne se trouve que sur un côté, ou bien se laisse voir sous forme d'anneau sur les vaisseaux à coupe transversale.
Avec un développement plus fort, les fibres musculaires pénètrent d’une façon diffuse dans le tissu conjonctif environnant, et s y dispersent d'une manière irrégulière; mais dans d'autres places elles s’en séparent nettement.
Ces dernières formes peuvent bien être regardées comme le stade du début des tumeurs circonscrites, précédemment décrites. On ne peut décider d'une façon sûre si ces rayonnements diffus des fibres musculaires conduisent ensuite aussi à la formation de nodosités déterminées. Nulle part, dans le néoplasme, on n’a pu trouver que les arrectores pilorum aient été intéressés.
Les petites nodosités enlevées à la sonde cannelée se montrent, au microscope, constituées de la même façon pardes fibres lisses. La méthode de Weigert et la coloration au chlorure d'or de Freud permettent de reconnaître à l'intérieur des tumeurs un nombre modéré de fibres nerveuses.