‹ Nouvelle correspondanceChapitre 136 sur 188 · A M. LORÉDAN LARCHEY · texte numérisé non relu

A M. LORÉDAN LARCHEY

Ce 25 novembre i868.

Cher monsieur.

Je vous remercie de votre bonne sympathie et de votre sentiment d'honnête indignation. Mon histoire avec M. M.*, est bien simple : il y a des années déjà, au début de mes Nouveaux Lundis au Constitutionnel , j'étais dans la boutique de Michel Lévy, il y était aussi, et, m'entendant nommer,!] se jeta à ma tête. Compliments, avances, rien n'y manqua. Le lendemain, je recevais tous ses livres. Il est vrai que je n ai jamais pu trouver l'occasion d'en parler. Cet ancien élève de l'École normale n'a rien de solide, il n'a rien gardé de sa première éducation et n'a aucun des mérites de ses autres camarades sécularisés et

1. M. Lorédan Larchey avait pris la défense de Sainte-Beuve dans l'Impartial du Bas-Rhin (du 23 novembre 1868) contre M..., qui avait insulté Sainte-Beuve dans un article du Gaulois (10 novembre I868>

émancipés ; il est inexact, léger, parlant de ce qu'il sait peu, et, somme touie, ayant peu réussi à marquer sa place dans cette pléiade des About, Paradol, Weiss, Sarcey, etc. Un peu de mauvaise humeur est bien pardonnable, et je conviens avoir tout fait par mon silence pour la mériter.

Mais encore une fois, merci de prendre ainsi en main la cause de ceux qui vous paraissent attaqués injustement.

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