‹ Nouvelle correspondanceChapitre 172 sur 188 · LETTRES SANS DATE · texte numérisé non relu

LETTRES SANS DATE

À MADAME LA COMTESSE MARIE d'aGOULT.

Il faut que vous soyez assez bonne et assez amie pour m'excuser de n'avoir pas été vous saluer tous ces jours. ,]'ai été et je suis très souffrant ; et, de plus, il est tombé sur moi un spleen des plus redoublés. Quand j'ai cela, je me cache et j'ai grand'raison. J'ai l'univers en horreur et la lumière en haine : la lumière et l'univers me le rendent bien. Vous qui êtes à part, même de l'univers, vous ne serez pas comme lui, et vous aurez tout simplement pitié de l'absent, sans trop lui en vouloir, ni sans trop l'oublier.

1. Dans l'impossibilité d'assigner une date, même approximative, aux lettres suivantes, on les a rangées, à la fin de ce volume, par ordre alphabétique des noms des personnes auxquelles elles étaient adressées.

A LA MÊME

Vous avez bien dû vous dire que, si, hier, je ne me suis pas rendu à voire aimable appel, c'est que j'en étais positivement et matériellement empêché. Il m'eût été bien doux de passer à côté de vous ce point du détroit i où le Temps, ce dur pilote, nous engage de plus en plus. J'ai été trop souffrant pour pouvoir à une telle heure, et même tout le soir, regarder aux étoiles. Vous savez du moins tous mes vœux. Continuez le calme, gardez tous vos amis et ne cessez de décorer les douces pentes»

A vous du meilleur de mes souhaits

. . .Cher enfant 2, étudiez la Révolution française avant de crier contre elle; étudiez-la, et vous l'admirerez ! Elle est venue, je le sais, comme la loi du Sinaï, au milieu de la foudre et des éclairs. Il fallait bien qu'elle commençât par faire tourner la tête au monde. Fox a parlé pour elle, car l'étranger l'a autant aimée que nous ; Gœthe la bénissait ;

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