Une Brune y scènes de la vie de carabin
les^. Je ne saurais vous dire le plaisir — et un plaisir mêlé d*émotion ~ que je trouve dans vos spirituelles, vos gaies, vos tendres et tour à tour poignantes peintures. Ce livre avec son air décousu me paraît artistement composé : après une nuit de Madeleine, on a cette scène de la pauvre en&nt toute meurtrie de coups sur son lit d'hôpital. Ce que tous dites dans ce chapitre sur la morale relative, je me le suis dit bien souvent. 11 y a un fonds d'humanité qui se dégage à travers ces folles scènes de jeunesse. Le portrait de Velpeau est d'une frappante ressemblance. Enfin, le livre m'intéresse beaucoup et j'ai hâte d'achever. On a prononcé le nom de Murger à cette occasion. Le sujet le rappelle tout naturellement. Mais^ si c'est du Murger à quelques égards, c'est du Murger de ce soir et au niveau des questions de ce temps-ci. Vous avez su embarquer de la science et de la philosophie sur un courant de gaie et spirituelle humeur.
Ayez bon espoir : il me semble que le côté sérieux et philosophique du livre a déjà été senti par plus d'un critique.
Tout à vous.
P.S, — La petite fille aux pieds gelés est navrante !