A M. PAUL FOUCHER
(1868 ou iS'.O.)
Mon cher et vieil ami,
Vous aviez bien raison de penser que ce volume de vous * m'intéresserait à bien des titres. Sans compter ce qui est de la littérature de tous les temps, j'y retrouve avec bonheur celle de noire temps à ncns, de notre, première jeunesse, et rendue par un témoin naïf, bien infjrnio, noa jaloux, ayant gardé de sa premiière flamme. iNous avons là un Vigny au naturel, un charmant Musset avant la lettre^ — ou plutôt avec la lettre, car celje que vous citez de lui, de ce chérubin do seizo ans, est. adorable. Vous pnrlez de chaque nouveau venu à sa date, ayec bon sens et ayec chaleur, sans prévention et en le baptisant le plus souvent d'un nom heureux. Je reviendrai plus d'une fois à votre recueil, mon cher Paul, et je n'ai voulu aujourd'hui que vous dire ma première impression sur l'ensemble.
Tout à vous.