III. HÉBREUX
On retrouva chez eux tous les éléments de la science qu'ils avaient puisée près des Egyptiens, pendant leur captivité. Ainsi, des superstitions absurdes sur les causes des maladies, qu'ils attribuaient à des maléfices , aux influences sidérales , à la colère , à la vengeance divine , etc., et pour la guérison desquelles ils consultaient moins les médecins que les prophètes , ou même les magiciens et les sorciers. Souvent encore ils expliquaient ces maladies par la possession des démons, qu'il fallait alors chasser au moyen des enchantements ou des exorcismes.
Habiles dans l'art d'embaumer , ils n'avaient cependant que des notions anatomiques très-bornées et même très-fausses ; conséquence de leur loi, qui déclarait impur celui qui touchait un cadavre. Ils n'en savaient pas davantage en physiologie, en botanique , en chimie. On a beaucoup trop vanté leur science en hygiène; si nous trouvons, en effet, plusieurs conseils très-sages dans les préceptes de leurs législateurs , combien n'y rencontrons-nous pas en même temps d'obligations aussi contraires a la raison qu'à l'expérience? Du reste, la thérapeutique des anciens Juifs était à peu près bornée aux bains, aux frictions , aux applications topiques; et si l'on excepte la circoncision , les opérations chirurgicales étaient