‹ Nouvelle doctrine médicaleChapitre 64 sur 168 · CABANIS, PIERRE- JE AN -GEORGES · texte numérisé non relu

CABANIS, PIERRE- JE AN -GEORGES

Né à Cosnac, en 1757 , Cabanis étudie à Paris, est nommé professeur d'hygiène à la formation de l'École de Médecine, en 1 795. Beaucoup plus habile en théorie qu'en pratique , au moins aussi philosophe que médecin, il traite avec une grande supériorité les plus hautes questions de l'enseignement pathologique, dont il devient l'un des plus zélés propagateurs. Franchement hippocratique , il ne reconnaît que l'observation des faits propres à l'art de guérir, l'analyse et l'induction rigoureuse de ces faits, pour s'élever sûrement à la généralisation des principes de la science médicale , dont il a si bien apprécié la réalité , si clairement démontré la certitude. L'un des premiers, il a bien précisé les influences réciproques du physique et du moral de l'homme ; et si les opinions qu'il émet ne sont pas toutes également admissibles , du moins nous devons lui rendre cette justice de reconnaître qu'il a traité ce sujet difficile avec un talent remarquable. Cabanis fixa l'attention des médecins sur le sens interne, ou instinct, dont il plaça le siège dans les viscères intérieurs. « Cette opinion, dit Broussais, est un trait de lumière que rien ne saurait éclipser ; une mine féconde de vérités du premier ordre et qui ne pouvait manquer, avec le temps, d'être exploitée.... C'est une des clefs de l'étiologie etdelathérapeutique. » Cabanis mourut le ornai 1808, à l'âge de cinquante-deux ans.

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