‹ Nouvelle étude de jetonsChapitre 21 sur 68 · TERRIBILIS · texte numérisé non relu

TERRIBILIS

Messieurs de Guise, pour relever leur minislère, font rendre des édils très sages : l'un pour défendre de porter des armes à feu ^ un autre pour révoquer toutes les

aliénations du domalae, et un troisième par lequel le roi ordoone que, lorsqu'il y aurait une place vacante dans les tribunaux de justice, les juges eussent à présenter trois sujets, parmi lesquels sa majesté choisirait.

FRANC1A DVGTA EST PRVDBHTIA.

F. couronné et accompagné de deux palmes que lient deux serpents.

FELICITAS PVBLiCA. Personnage imité de l'antique et flanqué de deux F couronnés.

ABVNDANTU. PVBLICA. GALLIAR.

F. couronné et soutenu par deux cornes d'abondance. I>e l'une sort le buste de Henri II , et de l'autre celui de sa femme Marie Stuart.

Kevers. pietas becis wvicta (Le mauvais état de

conservation de cette pièce ne nous permet pas de distinguer le sujet du revers qui, à ce qu'il nous paraît, doit porter une exei^ue).

FRAN. d'&lbn. fi. fr. r. 1570 (François d'Alençon filius Francise régis,)

Armoiries de France couronnées et entourées du collier des ordres.

Revers, fovet et discvtit.

Une mer sur laquelle voguent plusieurs barques. Le soleil sortant du sein des flots échauffe et dissipe les nuages.

François d'Alençon, fils de Henri 11 et de Catherine de Hédicis, avait été baptisé sous le nom d'Hercule, duc d'Anjou, et ce fut à la confirmation qu'il prit le nom de François. Le comté d'Alençon avait été érigé en duché l'an 1414, par Charles VI, en faveur de Jean ! de Valois. H fut réuni à la couronne par l'extinction de ses ducs, et Charles IX le donna A son frère le 8 février

Bizot et Duby ont reproduit plusieurs jetons du duc d'Alençon ; mais ils sont postérieurs de plus de dix ans au nôtre, et ne furent frappés qu'après son élection de prince des Pays-Bas. Ainsi donc, c'est une erreur d'attribuer la devise aux services qu'il rendit à sa patrie d'adoption.

AHT. CARDIMALIS GRANVELLANl 1684.

Armoiriœ entourées des insignes ecclésiastiques.

Revers. Un vaisseau déinAté par la tempête et audessus : DVBATE ( résistez).

Cette pièce n'est sans doute qu'une restitution de celle qui fut frappée en 1567, dans les circonstances suivantes -.

IjCs Pays-Bas venaient de se soulever de nouveau et Philippe voulait, à l'exemple de son père Charles-Quint, marcher en personne contre les Gantois, mais il se borna à tenir un conseil secret. RuyComez de Silva opina pour la prudence, la douceur et la conciliation. Leducd'Albe, au contraire, exposa que l'indulgence du roi envers

les Flamands n'avait eu d'autre résultat que d'oncourager leur audace, qu'on leur avait accordé l'éloïgnement des garnisons étrangères et la sortie du cardinal de Granvelle; que forts de ces concessions, ils en avaient proRtépour attaquer le gouvernement par des libelles et la religion par des impiétés, qu'enfin le temps de l'indulgence était passé, Antoine Perrehot, cardinal de Granvelle parla dans le mSme sens, leur avis prévalut sur celui de Ruy de Gomezet la résistance futdécidée.

LIBER HEVINCIRI LEO PERNEGAT

Le pape et le roi d'Espagne qui présente au lion de Belgique une branche d'olivier, tandis que dans l'autre main il tient un collier qu'il cache derrière lui. ROSIS LEONEM LORIS HVS LIRERAT

Une colonne au haut de laquelle est la statue de l'inquisition, au pied est attaché un lion dont un rai ronge le collier sur lequel on ht inqvi.

Les villes de Bois-le-Duc et de Valenciennes venaient d'abandonner les Etats et de se déclarer pour l'Espagne.

Il y avait eu en 1579 une assemblée à Cologne pour régler la paix des Pays-Bas, par la médiation de l'empereur Rodolphe 11. Elle eut sept mois de retentissement; mais comme il était à craindre que les propositions de l'Espagne n'eussent pour résultat que de river des fers si généreusement brisés, on préréra une guerre ouverte à une paix trompeuse. Après la rupture du traité de Cologne, les Etats firent frapper, en IdSO, la représentation de leurs sentiments. La branche d'olivier, symbole trompeur du roi d'Espagne, déguise le collier que celui-ci se prépare à passer au cou du lion, et le revers indique la délivrance des provinces unies, des rigueurs de l'inquisition.

Les affaires des Pays-Bas amenèrent en 1 609 une ligue entre les Etats, la France et l'Angleterre. A cette occasion on frappa une médaille portant trois coeurs avec cette devise : IVHCTA. corda, pidelium.

Ce fait nous autorise à attribuer te revers suivant

LRS CŒURS FIDÈLES 1642.

ita traité de confédération conclu le premier juin de

l'année précédente, entre la France et Jean IV de Portugal, dans lequel les Hollandais furent admis et signèrent une trêve de dix ans.

LA LIGUR.

DOMINB CONSERVA NOS.

La Vierge sur un globe, tenant l'enfant Jésus.

AQVARTM VIVENTIVM 1573.

Un puits el au-dessus un seau soutenu par une corde passée dans une poulie et accosté par les insignes de Bourgogne, (deux bâtons en sautoir, liés par le briquet.)

Ces insignes et le type de la Vierge nous portent à penser que ce jeton appartient à la ville de Beaune qui çut tant à souffrir pendant les guerres de religion, surtout par le faitde la présence d'un nombre considérable d'ouvriers étrangers.

Pour mettre un terme à ces guerres abominables, te cardinal de Lorraine, pendant qu'il était au concile de Trente, conçut le projet d'uneLîgue, ou S'^-Union, pour

défendre la religion catholique, mais son frère le duc de Guise, qu'il comptait mettre à la tête, étant mort, il attendit que son neveu le jeune Henri de Guise fût en Age de mettre son projet à exécution. Celui-ci fit dresser en 1576 un projet de Ligue pour lequel il recruta secrètement des adhérents. Le sieur de Humières gouverneur de Péronne, changea le formulaire et dressa dix-huit nouveaux articles qui furent approuvés te 13 février 1577. La ville de Sens s'empressa de les accepter, ainsi qu'on le pourrait constater par des titres dont on nous s signalé l'existence, mais dont, malgré notre désir, nous

n'avons pas encore eu communication, nvlla expvgna- BlLia AHTB. VRBS. AMTiûVA. SENON. Armoîries de la ville de Sens.

Revers, sic. nostra. viret. pidvcia comcors. 1579.

Deux mains jointes mouvant des nuages et tenant trois flèches enlacées de deux palmes.

Le roi ayant voulu être le chef de l'entreprise, on no bougea pas jusqu'en 1581, époque À laquelle le duc de

Guise leva l'étendard et attira à lui le cardinal de Bourbon en lui faisant espérer la couronne. La ville de Dijon Tut une des premières h accepter h Ligue en ouvrant ses portes au duc de Mayenne. C'est ce fait qui rappelle le jeton suivant :

viCTRiGi FiDEl. Crois daos une couronne accostée de deux paimes. Au dessous, sur un autel portant la date de 1591, deux mains jointes.

SERVET. ÛVAM. PRIMA. RECBPIT. Armoiries de Dijon. Sur un jeton de l'année suivante, nous trouvons une expression nouvelle ; Actorfisei catolici, qu'on doit, ce nous semble, traduire pat agent du clergé. L'assemblée de Helun, en 1579, décida que deux ecclésiastiques, choisis tour-à- tour par deux provinces du royaume, seraient chaînés de gérer les affaires du clergé et prendraient la désignation d'a^enff généraux du clergé. Après leur nomination, ils devaient aller résider à Paris et veiller particulièrement h la recette des deniers du clergé.

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