IG
voulions reoueillii' dt^s matériaux et surtout des textes pour éclaircir ces diverses questions^ mais nous avouerons en toute humilité qu'au milieu des préoccupations de chaque jour, des événements qui s'accumulent et s<î pressent, nous n'avons plus ce calme d'esprit si nécessaire aux recherches ardues. Nous nous bornerons donc à apporter quelques pierres en attendant que l'édifice puisse être solidement établi. Nous ne ferons, à proprement parler, qu'un catalogue, et nous basons Futilité qu'il pourra avoir sur les dessins qui en disent plus que les meilleures descriptions. Ils ont été pour nous une œuvre de patience, et nous comptons être agréable aux collectionneurs en pensant que beaucoup y reconnaîtront quelques monuments de leur ville ou de leur province.
Notre tâche aujourd'hui est d'établir diverses catégories et d'éviter autant que possible la confusion, en adoptant des dénominations différentes pour chacune d'elles.
JETONS
11 est inutile de répéter ce que nous avons dit sur l'importance des jetons. Plus nous avons poursuivi nos recherches, plus notre conviction s'est corroborée, et plus nous nous sommes trouvé incapable de mener à fin une tâche qui exigerait de longs travaux , d'énormes dépenses, et avant tout la disposition de matériaux qu'on ne saurait trouver qu'à Paris, où l'on a entassé tous les trésors des provinces au grand détriment des hommes studieux. Nous nous bornerons donc à quelques mots.
Les jetons sont des pièces rondes, du diamètre environ de nos sous actuels, mais généralement plus minces. 11 y en a quelques-uns en or, beaucoup en argent et un nombre infini en cuivre. Pour le millésime, la lettre ,
l'effigie et la marque, ils suivent à peu de oliose piès les monnaies.
Le millésime est la date mise sur une pièce pour indiquer Tannée de sa fabrication. On doit cet usage à Anne de Bretagne, femme de Louis XII ( 1478), mais il ne fut régulier qu'à partir de Henri II. C'est ce même roi qui, en 1548, ordonna que sa pouriraiture sérail gravée à la place de la croix qui servait plus souvent de type que l'effigie du roi. Avant lui, François l*% en 1539, avait voulu que les produits de chaque atelier monétaire fussent distingués par une lettre de Falphabet. Enfin, la marque des directeurs et graveurs des monnaies complète la série des précautions prises relativement à la contrefaçon.