‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 131 sur 252 · MÉDISANCE · texte numérisé non relu

MÉDISANCE

On se rend coupable du péché de médisance , quand on découvre les fautes d'autrui à ceux qui ne les connaissent pas, et à qui il n'est pas utile de les faire connaître.

RÉPONSE d'un saint ABBÉ A L"X seLlTAlRE.

Un solitaire demandait un jour au saint abbé Poémcn : t Mon père, comment peut-on s'empêcher de parler mal du prochain? » Il lui répondit : « Il faut toujours avoir devant les yeux le portrait de notre prochain et le nôtre. Si nous regardons attentivement notre portrait et ses défauts, alors nous estimerons celui de notre prochain. Ainsi pour ne jamais mal parler des autres, il nous faut toujours nous reprendre nous-même. »

Fie des Pires du Désert.

COMMENT IL FAUT AGIR A l'ÉGARD DE CEUX QUI PAR- LENT MAL DU PROCHAIN.

Un ancien auteur rapporte de saint Pacôme, que

quand quelqu'un de ses religieux parlait au désavan-

age d'un autre, non-seulement il najoutait point foi

à ce qu'il disait, mais qu'il se relirait aussitôt, en disant : « îl ne sort rien de mauvais de la boiirhe d'un homme de bien , et il ne parle point de ses frères avec des paroles cmpoisonne'es. »

Fie des Père» du déiert.

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