‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 194 sur 252 · F(H VIVE DE SAINT LOUIS , BOI DE FRANCE · texte numérisé non relu

F(H VIVE DE SAINT LOUIS , BOI DE FRANCE

Saint-Louis communia plusieurs fois pendant sa dernière maladie, et sentant que ses forces commençaient à lui marquer, il demanda le saint viatique. A peine pouvait-il lever la tête, tant il était faible, et toutefois à la vue de son Dieu il se leva tout seul, et se mit à genoux pour le recevoir. Croyez-oous fermement, lui dit son confesseur , que ce soit là le irai corps de Jésus-Christ ? Oui, répondit le roi, et je ne le croirais pas mieux, quand je le oerrais tel que les apôtres le virent le jour de son nstension- 11 demanda ensuite l'extrême-onction , répondit à toutes les prières de l'église , et mourut le lendemain sur les trois heures de I aprè» midi, en pronoi çant cesparolesde David;^ Seigneur j^ entrerai dans ootre maison , et vous adorerai dans votre saint temple, je glorifierai votre nom.

Vi» it s. LOUIS LE FERVENT CHRÉTIEN.

Un bon chrétien , qui était obligé de vivre dans le

siècle , et qui voulait se préserver des dangers qu'il trouvait dans le monde , à cause de ses propres pas-

— o. 367 .. — sions, rapportait sa vie entière à la communion. Son confesseur lui permettait de communier tous les dimanches; il s'occupait penda!)t toute la semaine de ce grand bonheur. Il s'y préparait les trois derniers jours de la semaine , les trois jours qui suivaient la communion étaient employés à l'action de grâces.

Le jeudi était pour lui un jour de loi et d'adoration de '.-C. réellement présent dans l'Eucharistie. Il disait sans cesse pendant le jour : Mon Dieu , je crois sur votre parole , augmentez ma foi \ je vous adore.

Le vendredi était un jour d'espérance, pendant lequel il s'humiliait beaucoup et demandait pardon : IVJon Dieu, j'espère en vous ; vous ne mépriserez pas mon cceur , qui est humilié et brisé de douleur.

Le samedi était un jour d'amour et de désir de s'unir à J.-C. 0 Jésus ! mon bien-aimé^ vous venez à moi , je cours à çouS. ■

Le dimanche était un jour de jouissance . de joie, de consolation et de fidélité à se tenir uni d'esprit et de cœur a son Sauveur et à suivre en tout les inspirations de sa grâce. Je suis en J.-C. ef J.~C. est en moi ; qui pourra désormais me séparer de lui ^

Le lundi était pour lui un jour d'actions de grâces. Il ne cessait point de dire : Comment pourrai- je vous remercier dignement , ô mon ï^ieu ! du grand don que t^ous m'avez fait !

Le mardi était un jour d'offrande et de consécration de soi-même à Dieu '.Seigneur, vous vous êtes donné tout entier à moi, jeme donne moi-même tout entier à vous.

Le mercredi était un jour de prières pour tous les besoins de son âme : Que me refuserez-vous ; Seigneur , vous qui vous êtes donné à moi ?

Le lendemain, jeudi, il recommençait cet. exercice, et c'était toujours avec une nouvelle satisfaction. 11 n'en est point de plus agréable à J.-C, de plus doux et de plus salutaire. lasaobsb. Expi. du cauch.

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