‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 213 sur 252 · VERTU DE LA CONFESSION · texte numérisé non relu

VERTU DE LA CONFESSION

Un liommoqni, pendant plusieurs ann<^'es , avait vécu dans le de'sordre , se rendit dans un monastère pour embrasser la vie religieuse. Le supérieur , pour l'éprouver lui dit : Je désire que vous fassiez une confession publique de tous vos péchés. Cet hfjmme, qui était touché d'un véritable repentir de ses fautes, repondit qu il éîail piéi à (aire tout ce qu'on lui demanderait : il ( onfttsa donc ses crimes en pi^éscnce de tous les frères du raon.-slèrc : pendant qu il s'humiliait ainsi devant Dieu et devant les hommes, un des religieux aperçut un homme dont le regard était redoutable, qui avait à ia main un livre et une plume av9C laquelle il effaçait les péchés qui étaient écrits dans ce livre : à mesure que le pénitent le» < onlessait. '— C'est ce qui arrive toutes les fois qu'un pécheur reçoit 1(,' sacrement de la pénitence avec de bonnes dispositions . et c'est ainsi que se vérifient ces paroles du Prophète- Roi : " Mon Dieu, je porterai témoignage contre moi-même, en i onfessant mes péchés, et vous me pardonnerez liniquitédc mon cœur. »

Saini-Jcan Ciimaque.

BONHEVR QtJE PROCURE LA CONFESSION.

Un aticien officier de cavalerie passait, dans un de ses voyages, par un lieu où le P. Brydaine donnait une mission; Curieux d'entendre un orateur d'une si grande rr-nommt^e, il entra dans l'e'glise lorsque ce missionnaire, après les exercices du soir, développait, dans un avis, l'utilité et la métliode d'une bonne confession générale. Le militaire touché, forme à l'instant la résolution de se confesser , vient aux pieds de la chaire, parle au P. Brydaine , et se décide à rester à la mission ; sa confession fut faite dans les sentimens d'un vrai pénitent. Il lui semblait , disait-il , qu'on ôtât de dessus sa tête un poids insupportable. Le jour où il eut le bonheur de recevoir l'absolution, il sortit du tribunal, témoin de ses aveux , versant des larmes que tout le monde lui vit répandre. Rien ne lui était si doux , disait-il, que ces pleurs qui coulaient sans effort par amour et par reconnaissance.il suivit le saint homme, lorsqu'il se rendit à la sacristie, et là, en présence de plusieurs missionnaires , le loyal et édifiant militaire exprima en ces termes les senlimens dont il était animé : « Messieurs, écoutez-moi de grâce , et » vous particulièrement, P. Brydaine : je n'ai goûté ,) de ma vie des plaisirs si purs et si doux que ceux » que je goûte depuis que je suis en grâce avec mon » Dieu : je ne crois pas en vérité que Louis XV , que » j'ai servi pendant 36 ans , puisse être plus heureux » que moi. Non , ce prince dans tout l'éclat qui en- B vironne sou trône, au sein de tous les plaisirs qui » l'assiègent , n'est pas si content, si joyeux que je le » suis,dcpuisquej'aidéposérhorrible fardeau demes « péchés. » A ces mots, se jetant aux genoux de Brydaine , et lui serrant les mains : a Que je dois , ajouj> ta-l-il 1 rendre d'actions de grâces à mon Dieu ! il » m'a conduit dans ce pays comme par la main. Ah/

» je ne pensais , mon père , à rien moins qu'à ce que » vous m'avez fait faire. Je ne puis vous oublier jamais. » Je vous conjure de prier le Seignenr qu'il me laisse « le temps de faire pe'nitence, il me semble que rien » ne me coûtera , si Dieu me soutient. >»

CAREOK, Vit du P. Srjdaine..

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