‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 222 sur 252 · TRAIT RAPPORTÉ PAR TISSOT · texte numérisé non relu

TRAIT RAPPORTÉ PAR TISSOT

Le célèbre médecin Tissot donnait, à Lausanne, les secours de son art à une jeune Dame étrangère, dont la maladie arriva à un point fort alarmant. Instruite de son dangereux étal, et tourmentée par le regret de quitter sitôt la vie, elle s'abandonne à de violentes agitations et au transport du désespoir. Le médecin jugea que cette nouvelle secousse abrégerait encore le terme de sa vie : et , selon son usage, il avertit qu'il n'y avait pas à différer pour lui administrer les secours de la religion. Un prêtre est appelé; la malade l'écoute et reçoit, comme le seul bien qui lui reste , les paroles de consolation qui sortent de sa Bouche. Elle se calme , s'occupe de Dieu et de ses intérêts éternels, reçoit les sacremens avec une grande édification , et le lendemain matin, le médecin la trouve dans un état de paix et de calme qui l'élonne : il trouve la fièvre baissée ,

voit les symptômes changés en mieux, et bientôt la maladie cessa. M. Tissot aimait à répéter ce trait, et il s'écriait avec admiration : {Juelle est donc la puissance de la confession chez les Catholiques ! ( M. Tissot était protestant. ) .

OGIEB, Conférence sur la Morale, LE PRINCE CHRÉTIEN ET LE MÉDECIN FIDÈLE.

Pendant le cours de la longue maladie qui le ravit à la France, M. le Dauphin, père de Charles X, monira tant de couragiî- et tarit de vertus, qu'on ne pouvait s'empêcher de l'admirer. Le maréchal de Richelieu dit un jour tout haut : Non , il n^y aqiie lareligion qui puisse inspirer tant de courage. Au moment où son premier médecin , iidèle à l'ordre qu il lui en avait donné , l'avertit du danger de son état, j(sans s'émouvoir et sans inquiétude, il lui dit avec bonté: « La JBreuille, je reconnais ii:i que vous êtes un honnête homme ; je vous ai toujours aimé : et je vois que vous méritez mon estime. Eh! bien, je vous ordonne de m'averlir avec la même franchise, quand vous apercevrez que le danger sera plus pressant ». Après avoir reçu cet avis, il fit appeler son confesseur et reçut les sacremens avec les sentjmens de la foi la plus^vive et de l'humilité la plus profonde. « .7 r, ' .

fie du Dauphin , par TBOTABS.

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