PREFACE
Rien ne fait plus d'impression sur l'esprit des énfans et des fidèles en général que les traits historiques, rien n'est plus propre à leur faire saisir des vérités saintes et leur en faire retenir les explications. Aussi de savanset de pieux Auteurs recommandent-ilsaux Catéchistes de faire usage des histoires, et ils ne craignent pas de dire que c'est la meilleure manière de catéchiser, o Quoique les histoires, dit Fénélon, sem- ■ blent allonger l'instruction , elles l'abrègent et lui » ôtent la sécheresse du catéchisme. » Fleury et Bossuet se sont expliqués à peu près dans les mêmes termes , et les auteurs du Miroir du clergé regardent comme une excellente méthode » de donner aux » enfaris, par le moyen des traits d'histoires qui pré- » cèdent l'explication du catéchisme, l'idée des choses > quiy sont contenues, avant qu'on explique la lettre. »
Il existe plusieurs recueils dont les Catéchistes peuvent se servir avec avantage : les anecdotes chrétiennes par l'abbé Reyre ; les histoires édifiantes , par Baudrand, les histoires choisies, par Collet, renferment d'excellentes choses; mais ces auteurs, surtout les deux premiers, ne s'étant astreints à aucun ordre, il est assez difficile de trouver les traits d'histoire dont on a besoin pour le sujet qu'on veut traiter; nous avons donc pensé qu'un ouvrage à peu près semblable à ceux dont nous venons de parler , mais rédigé sur un autre plan, serait favorableraent accueilli de
n PBEFACE.
MM. les Ecclésiasqucs. Le recueil que nous leur présentons est divisé en trois parties : La première renferme l'Histoire et les Dogmes de la Religion; elle est terminée par un chapitre sur les causes de l'incrédulité. Dans la seconde partie se trouve une suite de traitshistoriques sur la foi , l'espérance et la charité ; sur les commandemens de Dieu et de l'Église ; sur le péché en général et sur chacun des sept péchés capitaux. La grâce , les sacremens et la prière sont le sujet de la troisième partie. Celte division nous paraît la plus naturelle, nous l'avons empruntée au catéchisme de Beauvais, le plus clairet le plus méthodique que nous connaissions.
Les principales sources où nous avons puisé sont : PHistoire Ecclésiastique , par Fleury ; VHisloire de l'Église , par Bérault-Bercastel ; les vies des Pères du Désert; les vies des Saints, par Godescard; les autres de Vahbé Carron; les œuvres de M. Mérault, grand -vicaire à' Ox\édins;ï' Explication du Catéchisme ci C usage de toutes leséglises de France, par M. l'abbé Lasausse;/'J?a;plication du Catéchisme de Dijoi:, par M. rabbéVêtu;etc.
Qu'il n'y ait aucun mérite à publier un ouvrage de ce genre, c'est ce que nous avouerons volontiers; qu'il y ait peu d'ecclésiastiques qui ne soient capables de faire beaucoup mieux, c'est ce dont nous conviendrons encore : il paraît toutefois que noire travail n'a pas été jugé complètement inutile , puisque les trois prer mières éditions, tirées l'uneà trois mille, les deux autres à cinq mille exemplaires, ont été enlevées en moins de cinq ans. Un pareil succès , auquel nous