‹ Nouvelle explication du catéchisme, ou, le dogme et la morale expliqués par quatre cents traits historiquesChapitre 41 sur 252 · DERNIÈRES PAROLES DE ST-LOUIS , ROI DE FRANCE · texte numérisé non relu

DERNIÈRES PAROLES DE ST-LOUIS , ROI DE FRANCE

Saint Louis, roi de France, perdant un trône avec la vie, mourut cependant consolé en prononçant ces belles paroles : Seigneur^ feutrerai dans votre maiion, ttje vous adorerai dans votre saint temple.

vu de StLtuit.

SAINT-ÀUGVSTIN ET LE PEUPLE d'hIPPONE.

Saint-Augustin avait parlé si souvent à son peuple

d'Hippone du royaume des cieux, que,lui ayant dit un

jour : « Je suppose que Dieu vous promette de vivre

cent aras , mille ans nîécQe,dans l'aDondance de tous

les biens de la terre, tnais \ condition de ne jamais

régner avec lui.... » Alors un cri s'éleva dans tout©

l'assemblée: Que tout périsse et que Dieu nous reste,

pereant universa*.

Fit <u 5i-AcaosTia.

MORT DE M. B0UR8QITL , PRÊTRE- GARDIEN DE l'hÔPITAK» 8AINTE-YVE8 , A. RENNES.

M. Boursoul exerça à Rennes , pendant plus de 4oans, les fonctions du saint ministère: il soutint sans interruption, sans relâche, jusqu'à la fin de sa carrière , les fatigues de la chaire et les fonctions pénibles du tribunal de la pénitence. Il voulait, disait-il, mourir les armes à la main; et plusieurs fois il répéta, lorsqu'il était en parfaite santé : « Ah ! si j'étais digne d'obtenir une faveur de mon Dieu ! je lui demande chaque jour de terminer ma vie, soit en annonçant son Évangile dans la chaire de vérité, soit en exerçant dans le tribunal sacré les droits de sa justice et de sa miséricorde. »

Une prière dictée par les motifs héroïques d'une ardente charité méritait d'être exaucée. Le lundi de Pâques, 4 avril 17741 ^^' Boursoul dit la messe à cinq heures, et se rendit ensuite au tribunal de la pénitence. Vers les deux heures de l'après-midi , il se fil porter à Toussaint, paroisse de Rennes , où, malgré son grand âge et ses infirmités, il prêchait le carême cette année- là, et à trois heures il monta en chaire pour y prêcher son sermon sur la gloire et le bonheur des saints. Il eut dans son débit la vigueur et l'impétuosité de la jeunesse ; sa voix avait un éclat extraordinaire ^ ses mouvemens étaient si rapides, son geste

— . 101 I — sî véhément 'qu'il (désignait cf* qu'il allait dire avant de l'avoir prononcé. Vers la fin du premier point, après la description la plus vive et la plus touchante des beautés du Paradis et de la joie des bienheureux dans le Ciel, il fit un nouvel effort et s'écria : « Non , M. F., jamais il ne sera donné aux faibles yeux de l'homme, de soutenir ici bas l'éclat de la majesté divine; ( ensuite baissant la voix : ) ce sera dans le Ciel que nous le verrons face à face et sans voile. » Ces mots furent prononcés d'une voix sonore et d'un ton pénétrant; il les répéta en latin, oidekiinus eum siciiti est. Et en finissant ces dernières paroles, courbé sur le bord de la chaire, il expira. Ses yeux étaient fixés vers le Ciel et demeurèrent constamment dans cette position. L'Eglise était remplie d'une affluence de peuple extraordinaire, et la consternation fut prompte et générale : les uns poussaient des cris, les autres répandaient des larmes; ceux-ci tombaient en défaillance, ceux-là disaient tout haut : C^est un saint, il est mort en parlant du bonheur du ciel. On entendit la voix d'un enfant qui proféra ces paroles : Il parlait du Faradis f et il y va.

CABBOH,ri< de Sourioul.

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