CONVERSION DE SAINT PACOME
Saint Pacome, encore payen, servant dans les armées de l'empereur, et servant contre s(.n gré, arriva dan? une vil'e où on s'empressa de lui donner, ainsi qu'aux autres soldats, tout ce dont ils avaient besoin ; mais ce fut avec un épanchement et une effusion de cœur qu'il iTavaient rencontré nulle [)art. Surpris de trouver dans ces étrangers une telle affer lion, Pacôme s'informe curieusement de ce qu'étaient ces personnes généreuses qui avaient tant de penchant à (aire du bien. On lui dit que c^ étaient des chrétiens, et on les peignit en même tepis comme des hommes paisibles , amis de thumanilé , qui croyaient en Jésus-Christ, et qui, d'après ses hçons et ses exemples , se faisaient un devoir et un phnsir de /aire du bien à tout le monde , autant quils le pouvaient , même à leurs pcrséruteurs , espérant d^é.tre récompensé en Vautre vie du bien qu'ils auraient fait en celle-ci. Pacôme, touché de ce récit, embrassa le christianisme, et il devint même bientôt un de ces heureux babiians du désert qui menaient la vie des Anges dans un corps mortel.
FU dei P. du diur:
CONVERSION d'un JEUNE INDIEN.
On raconte ainsi la conversion d'un jeune Indien : le pieux missionnaire qui lui parla de la religion, la
— . 151 " — lui p»'ignit comme il la sentait. C'est dans son cœur qu'il puisait son c'Ioquenre et ses raisons; il ne tarda pas à troubler utilement l'àme de son cher élève. Celui-ci crut aise'ment tout ce que lui disait le bon père qui se rendait si aimable a ses yeux, et qui lui montrait le bonheur à la suite des ve'rite's dont il voulait le convaincre. Il le crut plus aisément encore, lorsqu'il le \ it pratiquer ces vertus bienfaisantes et douces qu'il prêchait. Admis dans sa familiarité, il \^t suivait chez les pauvres, chez les mall)eureux. Lorsqu'assis auprès d'un malade , le saint homme calmait ses douleurs par ses coMsolans discours, lorsqu'il partageait avec les indigens jusqu à son frugal repas, jusqu'aux vèîemens qu il portait, le jeune sauvage admirait tant de charité. '< Mon iils , lui disait le missionnaire, je n'en fais » pas encore assez, mon Dieu est le Dieu des pauvres, » des orphelins , des affligés; ce sont là ses enfins de » prédilection; ce sont ceux qu'il faut secourir, si » nous voulons plaire à noir»- père commun. » Epris de ces divins préceptes, brûlant d imiter de si beaux exemples, l'enfant demanda et reçut le baptême.
Lttiret édifiantet.