NEWTON ET LE DOCTEUR CLABKB
Le célèbre Newton et le docteur Clarke avaient une si haute idée du souverain être, qu'ils ne pronon* çaient jamais le nom de Dieu qu'avec un air de respect et de recueillement très-remarquable.
DicL kitttnjat , Irt. Keattn et Clarkt.
LE BLASPHÉMATEUR PL'Xl.
Sennachérib, roi d'Assyrie, écrivit à Eze'chias , roi de Juda , une lettre pUine de blasphèmes contre le Dieu d'Israël, L'orgueil de cet ioipie fut tel , qu'il se faisait appeler le vainqueur des Dieux raèmes. Mais Dieu ne laissa point ces blasphèmes impunis. La nuit même qui précéda le jour où il devait donner l'assaut à Jérusalem, l'Ange exterminateur fit périr cent quatrevingt-cinq mille hommes de son armée. Et que devint-il lui-même ? Dieu , dit l'écriture, lui ayatit mis un mors à la bouche et un cercle au nez, comme à une bête féroce, le ramena écrasé de honte, dans un état triste et humiliant, à travers ces mêmes peuples qui, peu de lems auparavant, l'avaient vu si fier et si menaçant. Son humeur l'ayant rendu insupportable, même à sa famille, deux de ses fils le firent périr.
PL'MTIOPC DES BLASPnÉMATEURS CORÉ , DATHA\ ET ABIRON.
Du tcms de Moïse, vivaient trois hommes pervers, Coré, Dathan et Abiron, qui, unis à deux cent-cinquante autres Israélites voulurent lever contre Moïse et Aaron l'étendard de la révolte. Tls joignirent au crime de rébellion des blasphèmes contre Dieu. Moïse, d'après l'orclre du Seigneur, ordonna à tout le peuple de se séparer d'eux, et dit : « Vous allez savoir que je tiens ma mission du Siigneur , et que je ne fais rien de moi-même. Si les coupables meurent dnne mort ordinaire et qu'ils soient seulement frappés d'une plaie semblable à celles des autres hommes, le Seigneurne m'a point envoyé; mais si la terre ouvrant son sein, les engloutit eux et tout ce qui leur appartient de sorte qu'ils descendent en enfer tout vivans, vous saurez qu'ils ont blusphéiné le nom du Seigneur. » A peine Moïse avait-il cessé de parler, que la terre se fendit sous leurs pieds, et les dévora, eux, leurs
tentes et to';t ce. qui leur appartenait. Israël fut rempli d'eflroi. Tous prirent la fuite, dans la crainte que le même malheur ne leur arrivât. — Quoi de plus terrible que ce châtiment !