‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 313 sur 796 · u. primulæ . Dec. Fl. fr · texte numérisé non relu

u. primulæ . Dec. Fl. fr

n° 6o4f. Petites pustules nombreuses , arrondies ou ovales , rapprochées en groupes orbiculaires , parfois annulaires , d'un gris violet , ne perçant pas toujours l’épiderme , à poussière d'un roux brun, composée de globules pédiculés. Croît sous les feuilles du primula grandijlora , Lantark.

Observation. Parmi ces uredo on ne distingue véritablement, sous le rapport économique, que le charbon ou nielle , uredo carbo , qui attaque les glurnes , puis les ovaires de toutes les graminées, notamment du seigle, de l’orge, du froment, de l’avoine, du millet, etc. C’est une poussière noire qui détruit et désorganise l'épi de ces plantes. Cette poussière, qui se répand avec facilité, et n’a pas de mauvaise odeur , est trèsnuisible aux cultivateurs; mais elle ne gâte pas la farine, parce

qu’elle se disperse avant la récolle, et n’altère pas les grains qu'elle n'a point attaqués.

On distingue encore la carie, urecio caries , qui n’attaque que le froment; elle naît dans l’intérieur des grains, qu’elle ne déforme presque pas; elle est noire et fétide étant fraîche, et ne se répand pas d’elle - même au dehors. La carie persiste dans le grain récolté, qu’on distingue à peine des grains sains , et altère la qualité de la farine. Elle se répand alors avec facilité, et attaque les autres grains, si on s’en sert comme de semence.

Enfui, on remarque la rouille des blés, uredo rubigo mera , bien connue des agriculteurs , et qui attaque ordinairement la partie supérieure des leuilles, leur gaine ou la lige, surtout du froment; elle y lorine des taches ovales, petites, multipliées, d’abord blanches, puis jaunes après la rupture de l’épiderme , au-dessous duquel elle croit. Jamais celle poussière ne devient noire, comme le charbon ou la carie. La rouille, très-abondante, diminue la quantité des grains, ou du nioins leur volume. Elle se montre dans les années et les lieux humides.

Nous aurions pu ajouter d'autres espèces à celles indiquées ici, si nous eussions voulu mentionner les uredo trouvés sur d'autres plantes que celles que nous venons de nommer; mais, dans notre opinion , elles rentrent dans les précédentes, décrites par M. Decandolle, et qui seraient elles-mêmes impossible à distinguer, si les plantes sur lesquelles elles croissent ne leur donnaient pas leur nom. Nous croyons qu’à l'avenir il y aura plus à réduire qu'à ajouter dans ce genre, et dans quelquesuns des suivants.

BULLARIA. Decandolle. Gongyles nombreux, nus, sessiles, articulés deux à deux (regardés comme uniques, mais à deux loges, par i|uelques auteurs), naissant sous l’épiderme des tiges mortes, qu'ils soulèvent et déchirent en plusieurs points.

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