‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 327 sur 796 · P. SPERGULÆ. Dec. Fl · texte numérisé non relu

P. SPERGULÆ. Dec. Fl

Jr. n° 584. Pustules oblougues ou ovales, très-convexes , assec compactes , d'un )brun roux , donl les capsules sont à 4-5 loges. Croît sur les feuilles , les tiges , et les pédicules du spergula arvensis, L.. et de Y arenaria serpiltifolia, L.

38. p. JASMiNl. Dec. Fl. fr. 11° 58.5. Pustules très-nombreuses , distinctes, fort convexes , brunes . compactes, bordées par l’épiderme, jaunissant la feuille

( lot) )

qu'elle couvre presqueen entier; capsules à 3 loges. Croît sur te jasrninum Jruticans , L., (dans les jardins).

3g. p. globulariæ. Dec. Fl.

fr. n° 585-- Taches arrondies et d’un rouge brun sur la face supérieure des feuilles produites par les pustules de la lace inférieure , qui sont éparses, convexes, rousses , très-compactes, de moins d’une ligne de diamètre , nues ou à peine entourées par l’épiderme : les capsules ont ordinairement trois loges , et sont très-transparentes. Se trouve sous, et quelquefois sur les teuilles de la globularia ■ vulgaris , L.

4o. P. glechomæ. Dec. Fl.

fr. n° 585 b. Taches roussâtres, orbiculaires ou disposées en anneau, assez rapprochées, soulevant l’épiderme sans le déchirer ; capsules glabres , à i ou 3 loges. Croît sous les feuilles de lierre terrestre, en au -

tomne , dans les temps pluvieux.

4'- p. tjlmariæ. Dec. Fl. fr.

n’ 585 c; puccinia s pire œ ulrnariœ , Hedw. f. Fung. ined.

t. i3. Taches d’un brun purpurin , fort petites , arrondies , composées de très-petits points agglomérés ; capsules variables, parfois cylindriques, tri-loculaires, d’autres lois à 4 faces, à 3-4 loges , séparées par des cloisons perpendiculaires , tandis qu’elles sont transversales dans toutes les autres espèces. Croît sous les feuilles de la spyrea ulmaria, L.

4a. p. ABSlNTHii. Hedw. f.

Fung. inéd. t u. Taches d’un jaune un peu rougeâtre , formées d’un grand nombre de petits points arrondis , mélangés de noir et de blanc ; capsules légèrement hérissées , à a- 3 loges Croît en automne sous les feuilles de l'absinthe , artcmisia absinthium , L.

Observation. Les plantes de ce genre sont extrêmement difficiles à distinguer entre elles, non-seulement à cause de leur petitesse, mais aussi à cause du peu de caractères tranchés qu’elles offrent. Il est présumable que le plus grand nombre ne sont que des variétés l'une de l'autre; peut-être n’onl-elles de différences que par les plantes où elles se trouvent, comme nous l'avons avancé pour les urcdo. Au surplus , leur nombre toujours croissant , ne permettra bientôt plus de les indiquer séparément , et forcera sans doute de se borner à donner la liste des plantes sur lesquelles on les observe.

Nous aurions pu en décrire plus d'espèces qu’il n’y en a ici, si nous eussions cru que des végétaux différents eussent suffi pour caractériser des espèces nouvelles. Nous ne sommes point de cette opinion, et nous croyons que ces plantes ne diffèrent guère , le plus souvent du moins , que par de légères variétés de couleur et de forme, que leur donnent ces végétaux, et non par des signes diagnostiques suffisants pour les faire reconnaître.

Souvent on prend les plantes du genre uredo pour celles du genre puccinia , ce qui avait engagé quelques auieurs à les renfermer dans un seul et unique.

Le genre puccinia se distingue difficilement, à l'œil nu, du

enre uredo. Cependant les puccinies sont presque toutes noires, ormant des taches plus petites , moins abondantes , que les liantes du dernier genre.

Les capsules des puccinia sont plus grosses que la poussière iniloculaire des uredo ; le pédicule des espèces du premier enre aide encore à les reconnaître d'avec les uredo, qui sont essi les. Ce pédicule les retient sur leurs feuilles, et les empêche le s’envoler en poussière, comme celles des uredo. Quant aux ispèces entre elles, il faut avouer que le plus souvent on n’a, lans les deux genres, que les végétaux où elles croissent pour es reconnaître; sans eux il deviendrait impossible de leur assi- ;ner un nom, ce qui semble prouver qu’elles ne doivent réellenent leurs ditférences qu’à ces végétaux.

j — (- Peridium membraneux remplis de globules , mais ne contenant pas de filaments, places sur l’épiderme des feuilles.

ÆCIDIUM. Persoon. Peridium tuberculeux , s’ouvrant à leur naturité au sommet en un orifice circulaire , ordinairement denté, •enfermant une poussière farineuse, points entremêlés de filanents.

Observation. Les espèces de ce genre vivent sur l’épiderme les plantes vivantes , et y causent des taches qui s’étendent alus loin que leur place, ce qui les distingue des puccinies 5t des uredo, à l'œil nu, outre que venant sur l'épiderme, les îspèces ne sont point entourées de ses débris comme celles de

:es deux autres genres.

’ Tubercules arrondis (à V

1. æ.Pini. Gmel..Çyjt. i4"3; Lycoperdon pini , Willd. Ilot, magaz. i, p. iti, t. 4, f. 2. Tubercules par groupes, mais distincts , jaunes pâles, oblongs , comprimés , longs de deux à trois lignes, remplis d'une poussière jaune orangée. Croît sur les feuilles et l'écorce du pin , pinus sylvestris, L. La forme particulière de cette plante en a fait faire un genre à Link, sous le nom de peridermium f Magaz. Berlin , i8i5).

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