‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 586 sur 796 · P. squarrosa. Dec. Fl · texte numérisé non relu

P. squarrosa. Dec. Fl

fr. n° 1077 : "Vaill. Bot. t. 20, f. 1 5 ? Feuillage en groupe trèstouffu, court ( à peine un pouce de long ), ferme, d’une couleur grise verte, à folioles fermes, rameuses, ayant une teinte identique sur les deux faces, irrégulières , crépues, terminées par des lanières ou dents plus au moins allongées , mais toujours renflées , ce qui la distingue de l’espèce précédente avec laquelle elle a de grands rapports , et parsemées de paquets de poussière assez gros et éloignés; scutelles ( très-rares) ridées en dessous, concaves , blanchâtres dans le disque , avec un rebord élevé , verdâtre. Croît très-communément sur les troncs d’arbres.

lî.p. N1VAHS. Dec. Fl.fr. n»

1082; lichen ni a ali s , Lin. sp.

1612 ; Dill. Musc. t. 21 , f. 56 , A.

Feuilles blanches ou jaunâtres , canaliculées , membraneuses , un peu étalées à leur base, redressées au sommpt, rameuses, presque déchiquetées , crépues .

terminées par des lobules aplatis, arrondis, souvent bordés de points noirs qu’ou retrouve même a leur surface supérieure ; les scutelles ( très-rares ) sont, suivant ViLlars, placées sur les feuilles, sessiles , brunes, entourées d'un rebord crénelé ; à la loupe je découvre sur cette

( iqG )

espèce, dont je ne connais que Ja variété jaunâtre , des paquets non pulvérulents répandus sur la croule. Je n'en ai jamais vu les seutelles non plus que M.

Decandolle, et probablement le plus grand nombre des botanistes. M. Thuillier ( Flore des env. de Paris , i édition ) dit avoir trouvé cet te plante sur les murailles à Ville-d’Aviai, et au mail de Henri IV à Fontainebleau. Je nel’ai rencontrée dans aucun deces endroits, et je soupçonne que c'est le feuillage du scyphOphorus convolulus qu'il désigne sous le nom de lichen niualis de Linné. Jusqu'ici on ne l'a observé, à ma connaissance, que dans les Alpes et les Pyrénées, sur les pelouses sèches.

i4- P- glauca. Etec. Fl. Jr.

n° 1087 ; lichen g laucus , Lin.

sp. i6i5 ; D 1 11 . Musc. t. 22, f. 58.

Far. B. Physcia fallu X , Dec.

Fl. Jr. n° 1088.

Talle membraneuse, lisse, glauque en dessus , noire en dessous , à lobes très-larges , puis déchiquetés , presque nnüriques finement, et crépus-farineux à 1 extrémité ; seutelles ( qu'on trouve très-rarement ) en bouclier, éparses, concaves et rouges Croît sur les troncs d’arbres et les rochers, à Fontainebleau. L’extrémité des feuilles se boursoufle parfois en godet, comme un scyphophorus , ainsi qu'on le voitdans la figure citée.

La figure 12, de la planche 20 de Vaillant , qu’on a coutume de citer comme la représentant, 11 'offre que l'image d’une variété du physcia fastigiata. La variété ts ne diffère de l’espèce, que parce qu'elle est blanche par place en dessous.

Cette plante s'éloigne un peu des autres du genre, par sa croûte qui ne sedécoupe qu’avec l’âge.

LOBARIA. Decandolle. (Parnielia , Acliarius.) Feuilles membraneuses, coriaces, libres, divisées en lobes larges et arrondis, velues en dessous, et garnies en dessus de seutelles éparses et subsessiles.

Observation. Ce genre diffère du précédent en ce que la croûte est formée dune seule feuille divisée, tandis que l'autre a des feuilles nombreuses imbriquées.

t. l. peREAta. Dec. Fl. fr.

n° iopi ; lichen perlât us , Lin.

Syst. 80S ; Vaill. Pot. t. 21 , f. 12. La feuille est membraneuse , étalée, divisée eu lobes très nombreux et courts, comme imbriqués, crépus, arrondis, dont un très -grand nombre se renversent en dessus en présentant leur face inférieure , ce qui n'a pas lieu dans les deux espèces suivantes; la surface supérieure est lisse , d'un vert roux qui devient grisâtre en séchant , ce qui présente un mélange de

vert et de noir par le contraste des lobes renversés sur la feuille ; l’inférieure est noire , hérissée par place, la marge des feuilles est entourée d’un rebord grenu , blanc, qui contraste encore dune manière plus marquée avec le noir du dessous de la croûte , et la fait paraître comme brodée d’un duvet court et noir ; les seutelles sont fort rares, pédiculées, orbiculaires , concaves , d’abord rouges , puis brunes dans le disque , à rebord analogue à la croûte. Croit sur

les arbres , les rochers , à Montm’orency près Sle-Radçgonde. à Fontainebleau, etc. Cette l)elle espèce a quelquefois plus d'un pied de dimension ; je n’en connais pas les sculelles.

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