FAMILLE PREMIÈRE
les hépatiques. (Hepaticœ) , Adauson.
Plantes vertes , quelquefois à simples expansions membraneuses, foliacées, d'autres fois à tiges chargées de feuilles distinctes, ayant des globules portés dans une espèce de calice, ordinairement sessile, pleins d'une liqueur particulière, qu'on a prétendu être les organes mâles, et d'autres globules plus gros, ordinairement pédicules, entourés d’un perichœtiuni, qu'on appelle capsules, et qu'on a indiqués comme les organes femelles. Oes capsules sont quelquefois indéhiscentes, ou bien elles s'ouvrent pour laisser échapper de petits corps ' regardés comme des graines, qui sont entremêlées de filaments élastiques roulés en spirale ( élatères , Hedw.).
Observation. Ces plantes viennent dans les endroits humides, et quelquefois dans l'eau. Les parties appelées graines poussent intérieurement une radicule , et s'étendent en tous sens supérieurement. Ces p'antes sont rampantes et ont une telle pel lucidité, qu’on peut distinguer, à la loupe, les cellules qui les forment.
Hépatiques hchénoides , à capsules indéhiscentes , et ne contenant pas d'élateres. {Homomallophyltes , Wild.)
R1CCIA. Micheli. Feuillage vert, plane (disposé en rosette), sans nervure longitudinale, supportant des capsules globuleuses, renfermées dans les feuilles, et surmontées d'un tube court, perforé, peu proéminent
Observation. Les expansions foliacées portent sur le bord des folioles, de petits cônes sessiles, grenus à l’intérieur, qu’on regarde comme les organes mâles, indépendamment des capsules, qu’on croit les parties femelles.
I. R. NATANS. Lin. Syst.-8 1 ; Dill. Musc. t. 78, f. 18. Feuille plane verte, en cœur, ayant de 1 à 3 lignes de longueur sur moitié de largeur ; radicules longues , foliacées , noirâtres, planes, attachées à la lace inférieure de la plante.
Croît sur les eaux ; trouvé à l’étang de la chasse à Montmorency, dans ceux de la forêt
de Bondy , de Fontainebleau.
Cette plante ressemble par le port aux lentilles d’eau ; elle a ses individus par groupes nombreux, souvent entrelacés par les radicules.
2 R. fluitans. Lin. spec.
1O06; Dill Musc. t. 74, f. 47.
Feuilles planes, longues de 4 â 6 lignes, étroites, linéaires, plu-
sieurs fois bifurquées , à lobes divergents , obtus. Commune à Fontainebleau , aux lieux dits Franchard et le Calvaire , et à 'Versailles, nageant sur l>au, où elle est melée à des mousses , des lentilles d’eau, etc.