J. TOME N TE LL A. Ebrh
Crypt. n° 8; Dill. Musc. t. 78 , f. 35. Tiges en buisson épais , il rameaux pennés; leuilles déchiquetées eu un tissu fin , spongieux , ressemblant (vu à la loupe) à un duvet feutré, cotonneux, d un vert tendre, blanchissant par la dessiccation ; pédicules robustes , latéraux , longs de 2-3 pouces , il gaîne cylindrique ciliée, et portant des capsules les plus grosses du genre , s’ouvrant en quatre valves iongues et étroites. Croît en abondance à Meudon, dans les petits ruisseaux des bois , où il y en a dès arpents de suite. Ou la trouve en hiver , et jamais je n'ai pu y observer la fructification, parce que la plante est rarement en cet état. Cette espèce très -curieuse et très-singulières’éloigue par son organisation , non - seulement de toutes lesjunger/nannes,mais même de presque toutes les plantes connues, caron n’y voit, au lieu de feuilles, qu’une tige spongieuse analogue à celle de certains polypiers.
13. J. nemorosa. Lin. spec, 1 5g8 ; Dill. Musc. t. 22, f. 18.
Tiges ordinairement simples, réunies en touffes ; feuilles d'un vert foncé, pennées, arrondies, ciliées, ayant une petite oreillette également ciliée à la base ; pédicules terminaux, longs de 3-4 lignes, partant d’une gaîne cylindrique, dentelée, supportant des capsules qui s’ouvrenten quatre valves étroites et aigues. Croît dans les bois humides ; elle n'est pas rare à Meudon, Bon dy, etc.
Tiges foliacées, à feuilles entières „ § i. Feuilles imbriquées sur la tige.
lij. J. UNDULATA. Lin. spcc.
i5c)8; Vaill. Bot. t. 19, f. 6.
Colle espèce, très-voisine de la précédente, s’en distingue par ses feuilles et leur oreillette, qui ne sont pas ciliées, mais ondulées et luisantes, placées supérieurement ; les pédicules sont terminaux , d’après M. Decandollequi n’asansdoutepoint connaissance de la capsule puisqu'il n'eu parle pas. Suivant Vaillant , il y a des petits corps jaunes dans les rosettes des icuilles qui terminent les rameaux ( perichætium ), qu’il regarde comme les organes propagateurs. Croît à Fontainebleau , où elle a été découverte par Vaillant, sur les grès humides qui entourent les mares , et sur la terre des bois.
i5. J. VEtus'lcosA. Cass, inéil.
Les tigesdecelte belle espèce sont couchées, rameuses-bipinnées , comprimées , pourvues de folioles imbriquées , concaves , vernissées du côté externe , ovales, entières et souvent terminées par une pointe , à bords comme repliés en dedans, surtout au sommet de la plante ; elles ne sont placées que sur une des faces de la tige ( l'extérieure ); de l’autre côté il y a des stipules dentées , ciliées , imbriquées et appliquées sur sa surface, d une couleur plus verte et non vernissée ; les pédicules et les fructifications me sont inconnues. Croît sur la terre, au lteauvoisis, où elle a été observée par M de Cassini , botaniste auquel nous devons un travail curieux sur les synant/iérécs. Cette plante se
rapporte’ assez au J. lacvigata de Schrader; mais comme cette dernière n’a pas de stipules, d’après M. Decandolle (n° n56), on ne saurait les confondre. Je me suis assuré que c’est celte plante que MM. Mougeot et Nestler , dans leurs centuries des Vosges , donnent pour la J. Icevigata.