‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 647 sur 796 · FA MTL LE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

FA MTL LE DEUXIÈME

LES mousses. {lilusci , Jussieu et Linné.)

Plantes à tiges garnies de feuilles ordinairement imbriquées et nombreuses, formant, soit latéralement, soit au sommet des rameaux.de petites touffes ( perichœtium ), du centre desquelles s’élèvent des pédicules plus ou moins longs , quelquefois nuis, qui supportent une espèce d'urne ou capsule (sporangium) ; à une loge, traversée de la base au sommet par un axe central (cotiimella) , autour duquel sont placés de petits corps, extraordinairement fins, qu'ou regarde comme des graines; l'urne est couverte d’une espèce de membrane appelée coéjj'e (calyptra); son ' ouverture se nomme péristome (perisloma) , et le couvercle qui la ferme, opercule ; le péristome, souvent entouré d'un anneau élastique, est nu, ou bordé d’un ou deux rangs de cils ou dents, diversement conformées , et quelquefois réunies par une membrane nommée épiphragme.

Observation. Les mousses forment une charmante famille , \ composée de très -petites plantes, qui ont depuis une demi-ligne jusqu’à huit pouces de hauteur, rarement plus, naissant tantôt sur la terre, tantôt sur les vieux arbres, ayant un aspect ’ particulier, qui les fait reconnaître au premier coup-d’œil La plupart sont vivaces et reverdissent apres avoir été desséchées. i Les urnes sont ordinairement mûres depuis décembre jusqu’en mars; cependant quelques espèces, et surtout celles des marais, j ne se trouvent à cet état que pendant l’été , et même le commencement de l’automne. On les dessèche facilement, ’ et on en forme des collections très-agréables, et commodes à conserver étant collées, inaltérables, et ne formant qu’un petit volume.

Hedwig assure avoir fait lever des mousses en semant la poussière contenue dans les urnes.

-j- Mousses sans péristome.

PHASCUM- Linné. Urne terminale, ovoïde, sessile ou très- „courtement pédiculée , fermée par un rudiment d’opercule qui ne s’ouvre jamais; coèffe très-petite, cuculliforme , c’est-à-dire formant le capuchon.

Observation. Les plantes de ce genre sont les plus petites des mousses ; elles ne dépassent guère une ligne ou deux de hauteur.

* Feuilles entières , aristées par la nervure.

i. P, cuspidatl'm. Sclireb. acaulon, var. a, Lin. spcc. 1570; j Phase, p. 8, f. 1-2; phasewn Yaill. Sot.t. 27, f. 2. Tige siu*-

pie, courte ; feuilles étalées, ovales ; celles du pied du pédicule lancéolées , concaves ; urue ovoïde , grosse , brune , sur- ! montée d une petite pointe , , coéffe conique et striée. 11 forme de petits gazons dans les allées sablonneuses des jardins , des bois, etc. Très - commun au printemps et en automne ; il se trouve mêlé avec le P . niui< ticum (n° 5).

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