‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 685 sur 796 · d. taxifolujm. Swart · texte numérisé non relu

d. taxifolujm. Swart

Musc. suec. p. 3 1 ; hypniim taxifolium, Lin. spec. 1587; Vaill.

Bot. t. 24, f. 11 Tige rameuse, longue de deux à quatre lignes; feuilles ovales-lancéolées , distantes , un peu imbriquées, sans pointe, ou parfois terminées par une pointe impercep-

tible, qui est le prolongement de 1 arête ; pédicules radicaux, longs de cinq à six lignes, courbés au sommet; urnes ovoïdes, dont l’opercule est terminé par une pointe très-fine , parfois tortillée, qui se recourbe à la maturité. Les dents du péristome , avant leur développement , paraissent entourées d’une membrane verdâtre qu’on aperçoit après la chute de 1 onercùle. Très- commune dans les mêmes lieux que la précédente.

l5. D. ADIANTHOIDES. Sw.

Musc. suce. p. 3 1 ; Hypnuni ndianthoides , Lin. spec. i58S; Vaill. Bot. t. 28, f. 5 Tige rameuse, longue de deux à trois pouces ; feuilles lancéolées, engainantes, au nombre de trente a quarante sur chaque rameau , parfois terminées par une pointe qui est le prolongement de la nervure, avec quelques denticules; pédicules latéraux , solitaires ou géminés, flexueux , purpurins, longs de huit à quinze lignes; urnes obliques, un peu arquées, dilatées à leur orifice, rouges ; opercule muni d’un large rebord, terminé par une pointe trèslongue, très-aiguë, et se recourbant à la maturité. Celte belle mousse est commune à Meudon, Montmorency, etc., dans les endroits tourbeux, au pied des arbres.

Observation. Toutes les mousses de cette dernière section ont un feuillage délicat, analogue à celui des jungermannes ; elles sont transparentes, d’un vert clair, imitant en petit les lou-

fères ou les palmiers, par la position distique et aplatie de eurs feuilles. Iledwig le, avait placées dans son genre fissidens. M. Delà py lais en a fait un genre sous le nom skitophyllum (feuille qui se divise), parce qu’il a observé qu’à leur base les feuilles rie ces espèces se dédoublent en deux lames, une inférieure, qui embrasse la tige en dessous de son attache, et une

supérieure qui la couvre en dessus; celte organisation , unique dans les mousses , distingue ces espèces des neckera , qui tous ont des jets distiques; mais elle ne peut constituer les caractères d'un genre toujours pris sur l'urne, d'après les principes des plus célèbres muscologistes. Hedwig distingue les fissidens îles dicranum, parce que les premiers ont les fleurs mâles axillaires, tandis que les seconds les ont terminales. On sait que ce caractère inappréciable par presque tous les moyens physiques, est rejeté par presque tous les botanistes à cause de cette difficulté.

TRICHOSTOMUM. Hedwig. Urne terminale, oblongue; péi istome a seize dents, fendues au-delà du milieu en deux ou trois lanières longues, droites et capillaires ; coetfe campaniforme , courte, déchirée à la base.

Observation. Les laciniures des dents, longues et déliées comme des soies, distinguent bien ce genre.

* Especes velues.

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