h. glaucum. Lam. Dict
3, p 170 ; Dill. Musc. I. 36, 1. 22. Tige couchée à la base, rameuse , longue de deux à quatre pouces ; à rameaux étalés faisant le crochet par la réunion des feuilles ausoinmet ; feuilles ovales-lancéolées , carénées , courbées en faux , trèsaiguès, à nervure disparaissant vers le sommet, d’un vert jaune pâle , glauques à la hase des tiges ; perichœlium à feuilles droites, acérées et d’un jaune pâle; urne penchée, oblongue et courbée ; opercule court , aigu , conique. Croît au bord des ruisseaux, à Meudon, où je l’ai récolté il y a plus de douze ans.
Observation. Les mousses de selle section fa 1 exception du n° 1 , qui les a toutes égales, sans doute à cause de leur peti^ tesse) présentent des feuilles plus larges sur la tige, et qui
offrent les caractères indiqués dans les descriptions; celles des rameaux sont plus allongées, plus aigues, et sont toujours plus ou moins resserrées en pointe à l'extrémité des rameaux.
** Tiges pennées ; Jcuilles dirigées d'un seul côté.
i3. h. FtLiciNtnvi. Lin. spec.
i5tjo; Vaill. Bot. t. 29, f. 9. Tige couchée , longue de deux à trois pouces, à rameaux courbés et jaunissant au sommet, noirâtres à la base, ce qui provient de la teinte que prennent les feuilles ou leur débris ( l’axe ) en vieillissant; feuilles imbriquées, oblongues, acuminées, marquées d’une forte nervure moyenne qui se prolonge en pointe à leur sommet ; pédicules longs de deux à trois
Eouces , flexueux , partant du as des tiges; urne ovoïde, penchée, à opercule conique , court , un peu aigu. Très - commun dans tous les prés et les bois humides, où il fructifie pendant tout l'été. On le rencontre aussi sur la machine de Marly.
l/,. H. HEDWIG1I. Dec. Fl.
fr. n° 134S ; hypnurn crista castrensis , Hedvy. spec. jj. 287 , t. 7Ü, f. 1-4 ( non Lin. ). Cette belle mousse que Iledcvig avait prise pour Vhypnum crista castrensis de Linné, qui en est effectivement très-voisine, et Bridel , pour Vhypnum felicinum, entre lesquelles elle est intermédiaire, se distingue du premier parce qu’il est plus grand et moins touffu : que ses feuilles sont striées et que son pcrichœ-
tium se compose de feuilles allongées , pointues et pressées ; et du second, par ses feuilles qui 11 'ont pas de nervure , et aussi parce que le bas de sa tige n’est pas noirâtre. M. Godefroid a trouvé celte mousse à Meudon. Elle croît dans les bois humides.
>5. H. CRISTA CASTRENSIS.
Lin. spec. i5qi ; Vaill. Bot.
t. 27 ; f. 14. Tige couchée , rameuse, longue de deux pouces environ ; rameaux roulés au sommet , feuilles courbées en faux, luisantes, sans nervures ni stries , lancéolées et trèsacérées , un peu ondulées , d’un vert jaune pale; pédicules longs d'un jiouce; urne épaisse , courte, penchée, oblique, à opercule en chapeau de parasol , obtus , mais terminé par une petite pointe, ce qui différencie celte espèce des deux précédentes. Croît à Meudon, où il fructifie en hiver et où je l'ai recueilli il y a dé|à bien des années. La mousse que Vaillant appelle cris tant castrensis est Vhypnum lutesccns, t. 27, f. 1, (n° 34); Hedw. Opits posth. f.
"fi.) représente les feuilles avec des- stries, mais sans nervure moyenne.
Observation. Les mousses de cette section ont les feuilles d’une couleur jaune pâle, font le crochet à l’extrémité des rameaux, tandis que dans la section précédente elles sont disposées en pointe droite.
*’* Tiges irrégulièrement rameuses ; feuilles droites dirigées d’un seul côté.
iG. h. uNciNATurc. Hedw. St. crypt. 4 , p.65, t. 25. Tige cou-
chée, quelquefois pennée; feuilles suliulées , en faux , marquées «l’une nervure moyenne, striées , peric/icelium allongé , à feuilles inférieures sans pointe; opercule convexe, en pointe ; denture du péristome iuterne séparée par deux cils. Cette mousse n’est pas rare sur les troncs des arbres , à Montmorency , etc.
lÿ. H. CUPRESSIFORME. Lin.
xpec. 1592; Vaill. Bot. t. 27, f. i3.
Cette mousse , l'une des plus communes d’Europe , vient en tapis d’un beau vert luisant ; scs tiges sont couchées, longues de deux pouces environ , rameuses ; scs feuilles sont ovaleslancéolées, sans nervure, courbées en crochet au sommet, imitant assez bien les feuilles du cyprès ; ses urnes sont cylindriques , arquées ; l’opercule conique , terminé en pointe allongée et courbée ; le péristome interne est à dents séparées par un seul cil. Croît partout sur la terre, les rochers, les arbres , etc. La forme cylindrique des urnes fait seulement distinguer cette espèce des précédentes , «|ui les ont ovoïdes.
M. Palisot de Beauvois indique , dans nos environs , une variété de cette plante qui est Vhypnum filiforme de Bridel ( Spcc. musc. 254 ), qui a ses rameaux plus grêles , ainsi que les pédicules.