‹ Nouvelle flore des environs de Paris, suivant la méthode naturelle, avec l'indication des vertus des plantes usitées en médecineChapitre 764 sur 796 · I. O. VULGATUM. Lin · texte numérisé non relu

I. O. VULGATUM. Lin

ï5i8: Lam. IUust. t. 864.

Langue de serpent , herbe

ipec.

sans

coulure. —Racine compose'ed’un grand nombre de filets réunis en un faisceau portant ung

lige grêle , simple , haute de deux à huit pouces, garnie d’une seule feuille amplexicaule, placée sur le milieu de celle-ci, entière, glabre , obtuse et sans nervure, mais réticulée (à la loupe) , longue de deux pouces environ sur un de large ; la tige est terminée par uu épi long d’un pouce, comprimé, linéaire, composé de rendements et d’étranglements alternatifs, avec une pointe nue au sommet , et une ligne moyenne sur chaque coté. Les renflements sont produits par les capsules , et les enfoncements sont dus à leur in-

tervalle ; lorsqu’elles s’ouvrent elles offrent des cavités béantes, d'où il sort à la maturité des grains arrondis et très-fins.

Croit dans les marécages et les prés humides des bois, à Montmorency aux environs du château de la chasse , à Meudon où elle est moins commune, à Versailles, etc. Elle se trouvait du temps de ïournclort (ifiq8) aux Champs-Elysées, ce qui prouve qu’à cette époque celte partie de Paris était fort boisée.

Cette plante est réputée vulnéraire.

BOTRYCHIUM. Swartz. Capsules sessiles , bivalves ( bifides N.), disposées sur deux rangs le long des branches d'un épi rameux, roulé en crosse à sa naissance, et détachées de l'axe de l’épi.

i. b. lunariA. Swart .Journ.

schrad , ■>. , p. no; osmunda lunaria , Lin. spec. i5ig ; Lam.

Illust. t. 865, f. i. Lunaire. — Racine composée de fibres réunies en faisceau ; tige grêle , cylindrique , simple à la base, et se ramifiant à la naissance des capsules , haute de trois à huit pouces , garnie d'une feuille glabre , charnue, ailée, composée de huit à dix folioles arrondies en croissant, obliques , plus larges que longues ( quatre à cinq lignes de large sur deux ou trois de long ) , entières , crénelées ou iobées ; capsules ovoïdes, presque sphé-

riques , non fendues jusqu’à la base ; il y a parfois de petits épis partant de la base interne des folioles , ce qui semble prouver que l’épi n’est que la feuille délormee. Croît dans les prés secs , montagneux , au bois de Boulogne où elle est maintenant fort rare (M. Lestiboudois , fils de l’auteur de la Botanographie bclgitjue , en a trouvé un pied.l’année dernière); elle est assez commune à Fontainebleau. Ou la trouve encore à Verneuil (près Creil). Fructifie en juin.

Elle est estimée vulnéraire.

OSMUNDA. tamarh. Capsules très-nombreuses, placées sur les feuilles quelles déforment, à deux valves ( bifides N.), pédiculées , et dépourvues de toute espèce de tégument.

i. o. regALIS. Lin. spec. lancéolées, obliques, denticui5ai ; Lam. Illust. t. 865, f. 2. laires et comme bordées , ses- Cette belle fougère qui s’élève siles , munies d'une oreillette à plus de cinq pieds , a des à la base du côté externe , feuilleS deux fois ailées , à pin- longues d’un pouce environ, miles opposées , oblongues , à nervure moyenne , longitu-

tlinnle , d'où partent des veines bifurquées. Les feuilles qui portent les capsules se déforment et imitent des grappes placées au sommet d'une tige, à rameaux opposés; les capsules sont agglomérées , excessivement nombreuses ,ct s’ouvrent

-j— {- Capsules nues

en deux parties évasées. Croît dans les endroits marécageux des bois ; on la trouve abondamment à Mcudon, Montmorency, Saint-Léger, etc. Elle est en Iruclitication en juin.

On la croit utile dans le rachitisme.

pourvues d’un anneau élastique.

CETERA CH. Bauhin. Capsules naissant en groupes de forme variable, sans tégument, mais recouvertes par des paillettes scarieuses, ou écailles.

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