Les Détrcits de Corés et de Formose
4, Les Lacs de Zaisang, d'Oubsa et de Kossgol, au Nord ; les lacs |
Ai-Hou et Poyangau SE, et les .acs Koko, Tengri et Lop, vers l'Ouest
5. Cours d'eau. {° Dans le versant de l'Océan Glacial: les sources de l'Zrtish, de l'Yéniséi et de son affluent l'Angara ; 2 dans le versaut du Grand-Océan: l'Amour, le Hoang-ho, ou Fleuve-Jaune ; le Yang-tse-Kiang, ou le Fleuve-Bleu, le plus beau fleuve de l'Asie, 3,600 m. ; le Canton; 3% dans le versant de l'Océan Indien, le cours supérieur du Brahmapoutre ; 4 Le Bassin Central, renfermant le Tarim, tributaire du lac Lop, et plusieurs autres rivières et lacs qui n'ont pas d'écoulement.
392—Régions physiques. Cet immense empire est presque partout très-montagneux. Les hauts plaleaux neigeux de la Chine occidentale et du Thibet, ayant une altitude moyenne de 12,000 pieds, sont très-accidentés, parfois boisés, couverts de glaciers et de lacs d'eau douce, et sont creusés de profondes vallées tortueuses. Les montagnes occidentales paraissent plus boisées ; celles de la Mantchourie, plus herbeuses, et celles de la Corée, plus stériles. Le vaste plateau de la Tartarie et de la Mongolie présente au Nord des steppes ou pâturages secs; au Sud, le grond Désert de Gobi, (terre sans forêts et sans eau). Sur le littoral, la fertile plaine de la Chine orientale, s'étendant de Pékin à Ningpo (30) et se prolongeant vers l'Ouest, par les larges vallées du Fleuve-Jaune et du Fleuve-Bleu
393.—Le Climat, très-varié, est généralement continental ou excessif; dans les parties septentrionales, il y a des hivers sibériens, et dans le Sud on éprouve des chaleurs très-fortes, mais le climat est partout salubre,
394.—Toutes les productions naturelles de l'Asie et de l'Europe se rencontrent dans l'Empire Chinois :
1. Minéraux. Le kaolin, le jaspe, et tous les métaux précieux. On peut aussi citer la houille, près de Pékin, dans l'ile Formose, etc.
2 Végétaux. Le riz, le froment, la canne à sucre, le thé, dont les feuilles, roulées et séchées, sont l'objet d'un si grand commerce : la rhubarbe du plateau central; le cotonnier, dont les graines sont enveloppées de coton, comme celui que l'on trouve en Canada; l'indigotier, dont les feuilles fournissent une matière colorante bleue; le mûrier du ver à soie ; lo bambou, dont on fait des meubles, des maisons, du papier (avec l'écorce); le cirier, dont les baies donnent de la cire à bougies ; le camphrier, le canellier, le jujubier, l'oranger, le kamelia, l'hortensia, la reine marguerite, etc,
3. Animaux, Le yack où bœuf à poil soyeux, la chèvre et le chevrotain, porte-muse Qu Thibet. Les animaux domestiques sont les mêmes que ceux de l'Europe.
SecrioN H—GÉOGRAPHIE POLITIQUE.
305.—Historique. La (Chine, désignée sous les noms de Sina par les Romains, de Sérique (soie) par les Tartares, de Cathaï au moyen-âge et actuellement par les Russes, remonte à une origine très-reculée, Elle parait avoir été constituée en une monarchie unique, dès le IITe siècle avant J.-C., par l'emperour Tsin, qui construisit la Grande-Muraille pour s'opposer aux barbares de la Hauto-Asie, Après le XITIe siècle, elle fut cependant subjuguée par les Tartares et par les Mongols, puis par les Mantchoux (1644), dont la dynastie, qui règne encore à Pékin, à agrandi l'Empire au siècle passé, nr la conquête du Thibet, de la Mongolie, de la Tartarie et d'une partie de l'Indo-Uhine, Mais aujourd'hui la puissance impériale a beaucoup perdu, Vaineu en 1842 par les Anglais dans Er guerre dite de l'opium; amoindri par les empiètements des Russes au Nord
et des Anglais au Sud, et par les soulèvements des peuples Tartares de l'Ouest, qui reprennent leur indépendance; affaibli par l'invasion du Mahométisme jusque dans la Chine propre, et par l'insurrection des Taïpings, qui désolent les provinces intérieures et ont même détruit Nankin en 1863; vaineu enfin par l'armée anglo-française, qui s'empara de Pékin en 1860, le Céleste Empire se voit forcé d'ouvrir ses ports au commerce international, d'autoriser l'{’ablisse. ment des étrangers dans l'intérieur du pays, de permettre la prédication du Christianisme, ete.
396.—Ethnographie. |. Races. À la race jaune se rattachent les Chinois, la famille ethnographique la plus nombreuse du globe ; les Coréens et les Thibétains, autres peuples cultivateurs et paisibles ; les Mantchoux et les Mongols (Khalkas), pasteurs et nomades, Les peuples du Turkestan sont des blanes.
2. La Langue chinoise officielle, ou des lettrés, est monosyllabique et s'écrit par une foule de mots et de signes d’une étude très-difficile.
3. Religions : le Bouddhisme est dominant ; mais la doctrine de Confucius est suivie par l’empereur et les lettrés. Il y a beaucoup de mahométans dans l'Ouest. On compte plus d’un million de catholiques.
4, L'Instruction est en grand honneur et peut seule conduire aux fonctions éminentes,
397.—Gouvernement. Le pouvoir de l'Empereur, fils du Ciel, est absalu, mais tempéré par les usages ; l'administration des provinces et de leurs subdivisions est aux mains des Vice-Rois et des Mandarins ; tout lettré peut parvenir à ces dignités. L'Empereur est considéré comme le père du peuple de tout l'Empire, et chaque Mandarin, comme celui de ses subordonnés. Dans la Chine les inférieurs ne recoivent les ordres de leurs supérieurs qu'à genoux.
398.—Divisions. L'Empire comprend: 1° la Chine proprement dite, divisée en 18 provinces; c'est la seule partie impor-
tante ; 2% la Mantchourie (1251), également soumise directement à l'Empereur. Les autres pays sont seulement tributaires, au moins nominalement; ce sont: % le Thibet, dont le Dalaï-Lama, qui en est le souverain spirituel, choisit un roi qu'il investit du pouvoir temporel ; 4 le Turkestan Chinois, (50-70) ou Tartarie,
et la Mongolie, (1007) auxquels se rattachent à l'O la Soungarie. 6 le Royaume de Corée et celui des Liou-Kiow, qui ne paient qu'un i:ibut d'amitié à la Chine, de même qu'au Japon
399—Topographie. l° Pékin, 1,000,000 h., sur le Peï-ho, cap. de l'Empire ot de la Province de Pé-tché-li ; divisée en ville Mantchoue, résidence de l'Empereur et de sa cour, et en ville Chinoise, centre du commerce.—Nankin, 1,000,000 d'ha., cap. du K’ inmg-Sou, la province la plus importante ; ville savante et manufacturière : soicries, satins, étoffes brodées, tissus de coton jaune dits nankins ; papeterie, librairie, école de médecine. Elle renferme une tour de porcelaine à neuf étages,