‹ Nouvelle géographie illustrée à l'usage des écoles chrétiennes de la puissance du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 88 sur 272 · GROENLAND SECTION L—GROENLAND · texte numérisé non relu

GROENLAND SECTION L—GROENLAND

400.—Le Groenland, situé au N. E. de l'Amérique Septentrionale, est séparé de la Puissance du Geada par la mer de Baffin; il est compris entre les 16° et 76° long. Ouest ; le cap Farewell, à l'extrémité Sud de cette île, est au 60° lat. Nord; les bornes de

population.

101.—Le climat est très-froid et semble même se refroidir encore. Ses produits en minéraux sont l'aimant, la houille, le »lomb, le cuivre, l'argent, | mais ils resteront probablem:at 'ongtemps inexploités, Le sol se couvre de bruyères et d'un peu d'herbe courte et maigre, qui, avec queleaux à baies, de petits saules et de petits bouleaux, sont les seuls végétaux d'ipays. Les animaux de cette contrée sont : les ours blancs, les renarda, les rennes, les lièvres blancs; les chiens, dont les habitants se servent comme d'animaux d'attelage, et dont on mange la chair; on distingue parmi les oiseaux, les aigles, les corbeaux et beaucoup d'oiseaux aquatiques: dans les mers, les baleines, les phoques, le chien marin, qui constituent la principale nourriture des habitants.

102.—Les indigènes du pays, au nombre d'environ 10,000, sont désignés sous le nom d'Esquimaux (Mangeurs de poissons crus) (a). On comte parmi

eric, ; de mousse ques arbris

(a) Je phoque fournit, aux Esquimaux, sa chaire pour nour : cure, sa graisse pour l'éclairage et pour la cuisson des aliments, ses os pour faire des pointes de harpons ; sa peau pour vêtements, pour chaussures et pour la construction de bateaux.

LES PècHERIES,

‘ble transatlantique, et la Conception ; au Sud, Ste-Marie et Plai- |

Exploits, qui se jette dans la baie du même nom, après nn Cours |

cette contrée au Nord sont peu connues, il en est de mème de sa |

[les, à l'Ouest,

396.—La population, en grande partie composée d'Irlandais, est d'environ 200,000 h. ; la religion catholique en forme les 5712; il y a deux évêques catholiques et un protestant; l'éducation y est

{libre pour chaque religion. Le gouvernement est composé comme celui des provinces canadiennes ; mais cette ile ne fait | pas encore partie de la Puissance, Elle administre le Labrador,

397.— Climat et productions. Le climatétant insulaire est très-salubre et n'est pas si sujet aux changements subits que celui des provinces continentales, mais l'hiver y est moins froid et l'été moins chaud : les brouillards épais qui y règnent en mai et au commencement de juin, joints aux rochers qui environnent les ports, en rendent l'entri ngereuse,

Le sol est peu connu à l'intérieur; mais on croit que ses ressources en minéraux et produits agricoles sont d'une importance considérable ; néanmoins, la plus grande partie parait être rocheuse, Le haut des collines est aride et ne produit guère que des arbres nains et des arbrisseaux à baies.

Les minéraux sont l'argent, le cuivre, le fer, le plomb, la plombagine, le plâtre, le marbre blanc et le marbre noir, le charbon, ete, Le blé vient bien en di-

endroits; les patates sont d'e,cellente qualité,

Parmi les animaux on distingue les chiens renom més, dits de Terreneuve ; les animaux sauvages sont le daim, le loup, l'ours le castor, la martre, le cüat sauvage, ete,

308, — Tonographie.

St-Jean, 35,00) hab., capitale de l'ile, est située dans la presqu'ile d'Avalon ; elle est bâtie au fond d'une belle baie sur l'Atlantique; son port, enfermé entre deux montagnes, est ua dés meilleurs ; mais l’entrée en est si étroite, qu'un seul vaisseau peut y pénétrer à la fois. La ville, assez mal bâtie, est située sur une élévation inclinée, Les principaux édifices, outre les églises, dont la principale est la cathédrale catho- | lique, sont le palais du gouvernement, la chambre d'assemblée, l'hôpital, le pénitencier, ete,, et plusieurs manufactures

Les autres villes sont Harbor Grace, 6,880 hab, ;—Bonavista, 2,600 hab. ; Brigus, 2,000 hab,, au Nord de la baie Conception ;—Trinity, Catalina, Green's | Pond, etc, | __399.— Industrie et commerce. Il n'y à point de place comparable à | Terreneuve pour la pèche, spécialement pour la pêche à la morue, Les veaux- | marins sont communs sur ses eôtes. Le Grand Banc de Terreneuve est le plus | étendu qui existe ; il a 600 milles de long sur 200 de large, Tout le monde sait | que c'est le grand rendez-vous pour la pèche à la morue surtout ; il a de 10 à 160 toises de profondeur, La pèche fait la principale et presque la totale occupation des habitants.

CHAPTFRE

ET

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