Lo Détroit de Behring et celui de La Pérouse
4, Les Lacs Balkash ot Baïkal.
| les gloutons, les cerfs, les rennes et les élans: les zibelines,
: rencontrent les Kalmouks, les Mongols, les Mantchous, les Ton-
sans trouver le fond de la terre gelée.
5. Cours d'eau. 1 Dans le versant de l'Océan Glacial j l'Obi, 2,500 m., et son affluent l'Irtich, qui se grossit du Tobol ; le Yéneséi, grossi de l'Angara ou Tongouska, la Léna, etc.—2 Dans le versant du Grand-Océan: l'Amour ou Saghalien, qui reçoit le Soungari, 3° L'Oural, qui s: décharge dans la mer Caspienne ; l'Amou et le Si-Houn ou Sir-D iia, dans la mer Aral ; le Selangä, dans le lac Baïkal.
37)—Régions physiques. La Sibérie méridionale et orientale, la Mantchourie et la contrée volcanique du Kamtchatka sont des régions mor lagneuses, accidentées et couvertes de grandes foréts de pins, de cèdres, de bouleaux, etc, On y remarque aussi de vastes plaleaux couverts de steppes qui se prolongent dans la grande plaine sablonneuse et sulée du Turkestan, jusqu'à la dépression de la mer Caspienne, La plaine de t ‘)ural et de la Caspienne semble avoir formé le fond d'une vaste mer qui s'étendait nutrefois jusqu'à la mer d’Azof (46). L'immense plaine de la Sibérie du N.-0., froide et stérile, est formée au Nord de vastes {undras, où marais glacé, pendant un hiver de dix mois.
A l'exception des parties arrosées du Turkestan, des vallées de la chaire altaïque et de la Mantchourie méridionale, la grande possrssion russe en Asie n'est généralement qu ‘an pays froid, stémile et impropre à la culture.
380.—Le Climat sibérien est le plus rigoureux des terres habitées, par la raison que le vent du Nord y souffle sans obstacle, que les vents du Sud et de ‘Ouest y sont continentaux, secs et froids, et que les montagnes s'opposent aux vents tièdes du S.-E. Au Nord du 6% parallèle, le sol ne dégèle plus (a). Cependant les ‘‘és y sont souvent très-chauds.
381—Productions. Les mines sont très-importantes en Sibérie, La flore y est peu variée, mais la faune, très-nombreuse, se caractérise surtout par les animaux à fourrures ou à duvt ; on cite l'ours blanc et l'ours noi
r, les loups,
les hermines, les renards, les écureuils, les castors, les canards et les oies. De nombreux débris
d'animaux anciens : éléphant-mammouth, rhinocéros, etc., se rencontrent dans les alluvions de l'Altaï et les glaces du Nord.
SEcTioN IL—GÉOGRAPHIE POLITIQUE.
382—Ethnographie. Race blanche : les Russes, les Cosaques, les exilés Polonais peuplent les villes, les postes militaires et les mines. Les Turcomans et les Kirghi: nomades, pasteurs et ma hométans, parcourent le S.-Ouest. Race jaune : au Nord et à l'Est, se
gous, les Samoyèdes et les Kamtchadales: ces peuplades sont généralement sauvages et païennes.
383.—La Sibérie et ses annexes sont divisées en douze provinces où gouvernements faisant directement partie de l'empire russe.
384—Topographie. Tobolsk, 35,000 hab., sur l'Irtish, centre principal du commerce.—/rkoutsk, 20,000 hab. au Nord du lac Baïkal; école, entrepôt de commerce avec la Chine : les échanges se font surtout à Kiakta sur la frontière —Dans le Turkestan : Turkestan, 15,000 hab., et Tachkend, 60,000 hab. (43-67), près du Sir- Daria, villes importantes et très-commerciales, situées dans une contrée riche en cultures, en mines de fer et de houille.
385.—Industrie. La richesse de l'industrie consiste surtout en mines et en fourrures. L'or, l'argent, le platine, le fer, les pierres précieuses s'exploitent surtout vers l'Oural, l’Altaï, le lac Baïkal et le Sir-Daria ; la houille sur le Sir-Daria, le Tom, l'Amour et l'ile de Tartarie, Dans le S.-E., on cultive du seigle, de l'orge, du sarrasin; dans le Nord, les habitants se nourrissent de fruits sauvages, de racines, de gibier et surtout de poissons.
386.—Le commerce est florissant ; il se fait par caravanes, pour lesquelles on emploie le cheval et le chameau dans le Sud; les traineaux attelés de rennes ou de chiens dans le Nord. La navigation à vapeur est établie sur l'Amour, l'Yéneséi, l'Obi, le Sir-Daria et les grands lacs. Le commerce extérieur consiste surtout dans l'échange du thé, du coton, de la soie et d'autres produits chinois, contre des soieries, des cotonnades, des draps européens, des métaux ouvrés et de l'opium, introduits en Chine; les fourrures et les métaux bruts arrivent surtout en Europe,