NY0RO
‘ot
— NATURELS DbE
COSTLMES.
Tirks ET
après des photog
Sirous,
Dessin de
nord-est dantes d marais au passa
dont on «
épars au
végélalio l'Ou-Gan
en plus g
délicat se:
ches. Les la route € vou, ent
Les Wa leur cèder industrie que les ge ils sont m et leurs e
Jamais de
UEnin-be
Xe
OÙU-NXYORO nn
nord-est, parallèlement au M'woutan-N'zigé, Les pluies sont très abondantes dans celle région et mainte dépression du sel est occupée par des marais qu'il faut traverser avec précaution, à cause des trous qu'y ont faits au passage les pieds lourds des éléphants ; des blocs de gneiss et de granit, dont on s'explique difficilement la présence sur ces terres d’alluvions, sont épars au milieu des flaques d’eau’, Si ce n’est dans le voisinage du Nil, la
végétation parail en général être moins touffue dans l'Ou-Nyoro que dans l'Ou-Ganda : les plantes de la famille des légumineuses y sont représentées en plus grand nombre et l'on y voit des forêts d'acacias dont le feuillage
N° 29. — OÙ NYORO, FA .
OVEIRA
; Kotoh AÉRY $ -
Est de Greenwich D'apres Ravenstein C Perron
100 kil.
délicat semble de loin comme un léger brouillard flottant autour des branches. Les antilopes foisonnent dans ces régions, même aux abords de la route qu'ont suivie presque tous les voyageurs, le long du khôr Ergougou, entre Roubaga et Mrouli.
Les Wa-Nyoro ne sont pas aussi grands que leurs voisins de l'Ou-Ganda et leur cèderaient aussi en force riyalèns et en intelligence, mais non en industrie comme forgerons et potiers. [ls appartiennent à la même race que les gens de Ganda et parlent une langue bantou de même origine, mais ils sont moins noirs : la nuance ordinaire de leur peau est le rouge sombre et leurs cheveux sont crépus”. En général très propres, ils ne manquent Jamais de se laver les mains avant et après le repas; cependant leurs cases
Emin-bey (Sehnitzer), Petermann's Mitblieilungen, 1878, n° X
Xe
guess
Tasse
ne sont pas bien tenues: elles sont toutes construites de branchages, plantés en cercle autour d'un pieu et reployés vers le sommet de manière à former un cône régulier. Les indigènes n'ont d'autres animaux que des vaches, des chèvres et de maigres volailles; quand ces bêtes sont malades, ils les traitent d'ordinaire par la saignée et ne craignent pas d'emplover le
sang pour leur propre nourriture. Les Wa-Nvoro, qui ont l'habitude de se
vêlir, se considèrent comme bien supérieurs aux peuples nus d’outre-Nil'; néanmoins leurs jeunes gens ne prennent de vêtements en écorce où en peau qu'à l'époque de la puberté : €’est alors qu'on les traite comme faisant partie de la tribu et qu'on leur arrache les quatre incisives inférieures pour constater leur dignité nouvelle; deux lignes tatouées de chaque côté du front les distinguent des tribus voisines. La polvgamie est universelle ; mème les plus pauvres Wa-Nsoro ont deux où trois femmes, achetées, il est vrai, parmi les plus laides, car une Lelle épouse vaut au moins quatre vaches. De même que dans lOuÆanda, les frères peuvent épouser leurs sœurs, les pères même prennent leurs filles pour femmes, et le fils hérite de tout le harem paternel, à Fexception de sa mère, Le roi a le monopole de toutes les femmes non mariées de TOu-Nyoro et c’est à lui surtout que revient le profit du métier de prostitution qu'il leur commande. Devenues riches, elles S'établissent dans le voisinage du palais royal et le souverain leur choisit un époux parmi ses courtisans. Leurs enfants mâles deviendront les pages du ror et leurs filles continueront la profession maternelle?. Les femmes du roi et des chefs se croiraient déshonorées par le travail, comme celles du Karagoué, et mettent leur gloire à peser deux lois plus que les prolétaires. 1Pest rare de rencontrer des femmes dans l'Ou-Nvoro avant plus de deux ou trois enfants.
L'islamisme à déjà pénétré dans l'Ou-\voro. A l'exemple des Égyptiens qui tiennent garnison sur les bords du Nil, un grand nombre de chefs se sont convertis, mais la majorité de Ja nation n’a guère accepté de la religion envahissante que ses preseriplions sur les Viandes impures; les pratiques religieuses, dirigées par le< « hommes de médecine », sont encore celles de la pure magie, C'est par des amulettes, des gestes, des incantations et des danses qu'ils cherchent à se concilier le « grand magicien » et le monde des esprits, Les « diseuses de bonne aventure », appartenant à une caste errante qu'Emin-bes compare à celle des Tsiganes d'Europe, sont fré-
quemment consultées, Le < mauvais oil » est très redouté, surtout quand
1 Samuel Baker, Albert Nuanza: — Grant, ouvrage cité. 2 Richard Buchta, Petermann's Matheilungen. 1884, n°5.
ie r'egal et bois trois fo arrive « vauc, pa ambiant aux aigu prix il prendra à laver alin qu hommes eten \ li entre les CUOMETTES unis ave célébrées büchers, peintures leurs sat pleine Lu des êtres danse gue et l'autre manière, Les tril en occupe sur les de des parent mais les L comme les vent en ceplent l'a Parmi ces pire, 1l en lui donner
Richard # Ernest Lir
ages, nicre ie des lades, ver le de se eNilt:
ou en isant 1eures e Côté rselle ; Lées, 1l quatre "leurs hérite pole de ut que
venues
vera
levien-
mater-
par le r deux
s dans
ptiens
iefs se
a] 101 Higion
tiques
Iles de
et des
nonde
quand
OU-NYORO, LANGO, 147
ie regard funeste est celui d’une vieille femme : alors il empoisonne viande et boisson, Tout malade se croit ensoreelé, et pour se guérir il crache trois fois à la figure de chaque femme qu'il aperçoit : il guérit quand il arrive eniin à l'auteur de son mal. Il n’est pas une rencontre de bète sauvage, pas un mouvement dans le feuillage, pas un phénomène dans le monde ambiant, qui n'ait un sens favorable ou redouté, Le M'Nvoro est toujours aux aguets, interrogeant les herbes, les oiseaux, l'état du ciel, À aucun prix il ne reviendra sur ses pas; S'il lui faut retourner en arrière, il prendra un sentier parallèle au premier ou même s'en frayera un deuxième à travers la jongle*. Quand le forgeron bat le fer, il chante en même temps, afin que ses paroles entrent dans le métal et lui donnent sa vertu. Deux hommes se jurent-ls amitié, c'est en mélangeant le sang lun de l'autre eben y trempant un grain de calé, pour se nourrir ainsi des vertus de l'ami; entre les deux frères de sang la conliance est absolue et n'est jamais trompie : aussi le rot choisit-il ses serviteurs les plus intimes parmi les hommes unis avec lui par la fraternité du sang. On dit que les danses nocturnes, célébrées à la clarté vacillante des torches où au flamhoiement des bûchers, présentent un spectacle inoubliable : les magiciens, couverts de peintures, ornés d'accoutrements bizarres, qui conjurent les démons par leurs sauts, leurs contorsions et leurs cris, el qui tantôt se voient en pleine lumière, tantôt s’engloutissent dans l'ombre, paraissent eux-mêmes des êtres fantastiques, des spectres de Ta nuit. Les Wa-Nyoro ont aussi une danse guerrière, rappelant celle des Zoulou, du midi de l'Afrique : lune et l'autre nation appartiennent à la même race et font la guerre de Ja même manière, avec javelots, lance et bouclier,
Les tribus les plus puissantes qui, sans faire partie de la nation nyoro, en occupent les terres, sont les peuplades des Lango où Longo, qui vivent sur les deux bords du Nil, entre Fowcira et Magoungo. Ce sont peut-être des parents des Wa-Houma, comme eux des conquérants venus de Pest, mais les Longo du moins gardent leur dialecte gallas ils n’ont pas adopté, comme les Wa-Houma, le langage bantou des peuples vaineus. Les Lango vient en pleine liberté, par groupes de familles indépendantes, et n'acceptent l'autorité des chefs élus que durant leurs expéditions de guerre*. Parmi ces nations africaines, sur lesquelles la coquetterie à tant d'empire, il en est peu qui passent plus de temps à soigner leur coiffure pour lui donner une forme élégante où majestueuse; la plupart en fabriquent
1 Richard Buchta, mémoire cité, * Ernest Linant de Bellefonds, Bulletin de la Société de Géographie du Cair:, tome 1, 1876,
une espéce de casque, où chaque tresse est entremèlée de laines multicolores et qui se termine par une auréole de plumes, par des guirlandes de coquillages el de verroteries, par des courges recourbées simulan! des cornes de buffles : des années entières emploient à parachever l'édilice d’une chevelure", Les femmes lango sont les plus belles et les mieux proporlionnées de toute la région des plateaux; elles n'ont porn de vêtements, mais elles s'ornent de colliers, de ceintures, de bracelets et d'anneaux. Peuple de pasteurs, les Lango n’ont pas une nourriture presque uniquement végétale comme celle des Wa-Ganda et des Wa-Nyoro. Au sud du Nil, les peuplades des Wa-Tehopi ou Chefalou forment un autre ilot ethnologique : d'après leur dialecte et leur apparence physique on peut les classer dans la nation des Chiloûk, dont le gros habite à près de mille kilomètres plus au nord, par delà le Bahr el-Ghazal, Les Ghefalon disent eux-mêmes qu'ils descendent de conquérants venus du nord?, Masindi, situé sur les bords d'un tributaire du lac M'woutan, était, lors des visites de Speke, Grant, Baker, la résidence du roi de F'Ou-Nvoro; en 1N77, elle était remplacée comme capitale par Nyamoga, qui est également bien placée, au centre de la contrée limitée par le M'woutan et la grande courbe que déerit le Nilen aval de M'rouli, Cette dernière place, qui occupe une position stratégique el commerciale importante, à l'extrémité ocetdertale d'un brusque méandre du Mit, à l'endroit où le fleuve regoit les eaux marécageuses du Kalou et où vient aboutir la voie suivie par les caravanes de l'Ou-Ganda, a cessé d'être la citadelle avancée des Égyptiens. Même avant le soulèvement des musulmans du Fôr, les troupes du Kkhidive avaient abandonné ee poste, trop éloigné de Khartoum, de même que celui de Kirota, situé au nord-ouest dans une elairière des forêts, et avaient fait choix pour frontière politique du cours du Nil dans la région des cataractes, À l'ouest, la place de défense est Foweïra (Faouera, Fauvera, Foveira), qu'ils ont déplacée pour la bâtir sur une berge de la rive orientale du Nil, près de lembouchure de la rivière Koubouli, descendur du pays des Lango, et non loin du méandre par lequel le Nil prend la direclion de l'ouest vers le M'woutan-N'rigé, Un autre fortin s'élève au nord du
fleuve, près des rapides de Karouina et au nord de Panyatoli résidence de
l'un des principaux chefs de l'Ou-Nyoro, La troisième place forte des Égyp-
Uuens chez les Wa-Nyoro est Magoungo, située sur la rive droite du \il à l'endroit où ce fleuve entre dans le lac sans courant appréciable. L'em-
1 Ernest Linant de Bellefonds: — Felkins — Rich Buehta, ete. # Emin-bes, Pdermanrs Mitlheilungen, YSS4, n°
ltico-
andes
lan
heve
les
porn
lets et
‘esque
0, Au
autre ue on res de efatou d?,
t, lors 10; en lement 4 Dr ul
orande occupe
é octt-
MUROHISON.
coil les
DE
par les