‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 100 sur 471 · RIVIERES DU PANDJAB · texte numérisé non relu

RIVIERES DU PANDJAB

trefois vers le Gange, de même le Satledj, ou l'un de ses bras, n'allait pas rejoindre directement l’Indus et ne s’unissait point au Bias : coulant plus au sud, il recevait dans son cours le Ghaggar et la Sarasvati. C'est lui probablement qui remplissait ce large lit sans eau qui se voit maintenant dans le désert et continuait ainsi la rivière « sainte » ‘. D'après Fergusson, ce serait au contraire un bras de la Djamna qui aurait été l’ancienne Sarasvati*.

Quoi qu'il en soit, toute la contrée du Pandjab est sillonnée du nord-est au sud-ouest de lits fluviaux, les uns emplis, les autres vidés, complètement ou en partie, auxquels se mêlent çà et là des canaux artificiels que les crues ont transformés en courants vifs. Telle rivière a successivement appartenu à deux bassins différents; telle autre, après avoir été la branche principale, s’est trouvée réduite en simple affluent. Aussi les traditions et les documents historiques, contradictoires sur beaucoup de points, ne permettent-ils pas d'identifier avec certitude tous les traits du lacis hydrographique, incessamment modifié pendant le cours des âges; les seuls points fixes du réseau sont les brèches ouvertes entre les massifs de collines du haut Pandjab. Grâce à ces défilés; les « Cinq Fleuves », malgré tous les déplacements de leur lit d’aval, ne se sont pas éloignés de leurs vallées supérieures depuis l'expédition d'Alexandre. Les commentateurs n'ont point de doute sur la synonymie des noms anciens et modernes de ces cours d'eau, les « mères vénérées », qui descendent du ciel et par lesquelles la terre devient féconde *.

De tous ces fleuves, le plus considérable, à la fois par la longucur de son courant et par l'abondance de ses eaux, est le Satled)j, né près du Kaïlas tibétain, dans le voisinage des sources de l’Indus, du Gange et du Tsangbo. S'unissant de nos jours au Bias, déjà dans la région supérieure du Pandjab, il court directement au sud-ouest et rejoint le grand cours d’eau du Trimab ou des « Trois Rivières » formé du Tchinab, du Djhilam et de la Ravi. Ainsi réunis, les cinq fleuves, auxquels les différents auteurs maintiennent les noms de Satledj ou de Tchinab, tandis que d’autres emploient

{ Oldham, Notes on the lost Rivers of the Indian Desert. 2 Medlicott and Blanford, Manual of the Geology of India. 5 Rivières du Pandjab, de l’ouest à l’est :

Noms sanscrits. Noms grecs. Noms actuels, Vitasta, Iydaspès, Bidaspès. Djhilam, Behat, Bedasta. Asikni, Tchandra-Bhaga. Akesinès, Tchinab, Tchandra-Bhaga. Parouchni, Iravati, l’«Abondante ». Hydraotès. Ravi, Rawa, Rawati. Vipasa, « la Déchainée ». Hyphasis, Hypasis, Bipasis. Bias, Beyah.

Satadrou, Soutoudri (Cent Bras). Zadadros. Satledj, Gharrah, Ghasa, etc.

la désignation du Pandjnad, vont rejoindre l'Indus, dont ils doublent le volume et qui les continue dans la direction du sud-ouest, Le lieu du

N° 47, == ANCIENS LITS DU TONINANe

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