‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 12 sur 471 · ET TN · texte numérisé non relu

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pureté de leur foi ont interdit aux fidèles de traverser lindus, cette défense de date récente à pour cause les invasions mahomélancs qui ont changé les religions dans le nord-ouest de l'Inde. Tandis que des ecommunautés brahmaniques se rencontrent encore en assez grand nombre dans toutes les parties du Pandjab situées à l’orient de l'indus, elles sont fort rares à l'occident du grand fleuve.

Dès l'origine des temps historiques, les Hindous connaissaient la vraie forme de la péninsule qu'ils habitent; lorsque les géomètres de l'expédition d'Alexandre arrivèrent aux bords de l'Indus, les renseignements qu’on leur donna et qui furent confirmés plus tard aux ambassadeurs des rois de Syrie, leur permirent de dresser une earte parfaitement exacte dans ses contours généraux, D'après Ératosthène, qui utilisa les données des explorateurs grecs, l'Inde à la forme d'un quadrilatère aux côtés inégaux, et la longueur qu'il donne à ces différents côtés coïncide, à peu de chose près, avec les véritables dimensions. Mais quoique la régularité du pourtour de la Péninsule n'ait rien de géométrique, cependant le bel équilibre de la contrée, entre les deux mers qui la baignent à lorient et à l'occident, et à la base des monts superbes qui la dominent au nord, devait entrainer les savants hindous à s'exagérer le rythme des formes extérieures de leur patrie. Dans la description que le sage Sandjaya fait de la Terre’, des érudits ont cru comprendre que lHindoustan lui apparaissait sous la forme d’un triangle équilatéral parfaitement régulier, divisé en quatre triangles secondaires, égaux les uns aux autres*; mais dans le même réeit Sandjaya compare aussi, plus poétiquement, quoique avec moins de justesse, le « cerele de la Djambou dvipa » à un disque de guerre, puis à un lotus à quatre pétales. Cette dernière comparaison entre le pays et la «€ fleur sacrée » est celle qui semble avoir été le plus communément acceptée et dont parlent les pèlerins bouddhistes venus de la Chine. Des astronomes du sixième siècle de l'ère vulgaire reprennent Ja figure du lotus pour diviser l’Inde en neuf parties, le centre de la fleur et les huit pétales, dont le nom a du reste plusieurs fois changé. Le monde entier était lui-même comparé à une fleur immense, formée, soit de quatre, soit de sept ou neuf dripas, «îles » où presqu'iles, disposées en cereles concentriques autour de Mérou, la « montagne d'or », où résident les dieux. Chacun de ces cercles de terres était entouré d'un océan formé par l'ornière du chariot de Priyavata®

Après Alexandre et les Kéleucides, la vraie forme de l'Hindoustan fut

1 Maha Bharata, Bhishma Parva, stances À à 494.

2 Colebrooke; — Willord; — Cunningham, The ancient Geography of India Muir, Original Sanskrit texts on the Religion and Institutions of India, vol. 1.

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pur

CONTOURS DE L'IHINDOUSTAN. 5

oublié par les Grecs, et les érudits, S'emparant des documents antérieurs,

les dénaturèrent peu à peu en leur donnant un sens tout différent de eelui

qu'ils avaient en. Dans la Géographie de Ptolémée, linde Cisgangétique n'est

eu

plus une péninsule; très élargie dans le sens de Fest à l'ouest, elle se

raccornit au contraire dans le sens du nord au sud et quelques-uns de ses

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