‹ Nouvelle géographie universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 199 sur 471 · CR * F · texte numérisé non relu

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ünuer prochainement vers le haut Assam, relie Dhoubri aux villes du Gange, Au delà des frontières de F'Assam, les campagnes que parcourt l'errante Dharla appartiennent en grande partie à l'État médiatisé de Koteh- Behar, dont la capitale, désignée du même nom, n'est qu'un amas de cabanes entourant le palais de briques du radjah, Au sud, dans le Bengale, Rangpour où la € cité du Bonheur » est plus considérable; elle dépasse les villes de Dinadjpour et de Bogra, situées également dans l'espace triangulaire limité par le Gange et le Brahmapoutra en amont de leur confluent ; mais pour le mouvement commercial elle reste bien inférieure à Siradjsand, le principal port de Ja Djamouna où Brahmapoutra, Cette ville n'a pas même un siècle d'existence, et dans celte courte période elle à dù se reconstruire, à NS kilomètres de son premier emplacement, après avoir été rasée par une crue du fleuve, Pendant le jour, le mouvement des voitures est incessant entre la ville et les débareadères, où s'empilent les ballots de jute et de tabac, les graines oléagineuses, les saes de sel, de riz et autres denrées, La plupart des marchands au prolit desquels se font toutes ces opérations sont des Djaina du Radjpoutana, connus dans le pays sous le nom de Marwari: jusque dans l'extrême Assum, c'est entre les mains des gens de cette caste que se trouve presque tout le trafic

Goalanda, autre port de rivière, situé sur une langue sablonneuse de la rive occidentale du Gange, au confluent du Brahmapoutra, rivalise avec Niradjgandj pour Fimportance des affaires; mais, posée sur un sol incertain, loujours menacée par les deux fleuves puissants qui s'unissent devant elle, eette station de commerce se déplace, de saison en saison : pendant l'hiver et au printemps, un chemin de fer provisoire se prolonge à » kilomètres de la gare permanente; en été les rails sont enlevés, et le cou rant, recouvrant au loin ses rivages, vient battre les digues entre lesquelles sont enfermés les entrepôts et les magasins de Goalanda?, Plus de cinquante mille embareations, sans compter les bateaux de pêche, viennent aborder à ses jetées. De grands ateliers de salaison sont établis sur la grève,

Le bassin de la Meghna, qui reçoit ses eaux des montagnes du Manipour et des hauteurs qui se prolongent des monts Garro aux monts Patkoï, n’a point de marché qui puisse se comparer à Siradjgand] et à Goalanda pour le mouvement des denrées. Siltchar, station militaire voisine de la frontière barmane, est en même temps un lieu de foire assez fréquenté; Kaïlhet, dont les maisons sont parsemées au milieu des arbres, sur les bords de la Sourma,

1 Mouvement commercial de Siradjgand) dans l'année fiscale 1876-1877 : 115 200 000 franes :

mouvement du port : 49 644 bateaux, 2 Mouvement commercial de Goalanda pendant l'année fiscale 1876-1877 : 80 000 000 francs.

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est aussi une ville industrieuse et commerçante, la plus populeuse de la province d’Assam ; mais, entourée de marais, elle est très insalubre, et les résidents européens vont souvent chercher un air plus pur à Tehera Pondji et dans les forêts de pins qui entourent Chillong. Saïlhet, située sur un renflement du sol que des eaux entourent de tous côtés pendant Ta mousson pluvieuse, est le lieu d'expédition de la chaux que les carrières des Khasia fournissent aux constructeurs de Calcutta en quantités illimitées. Quant aux gisements houillers de Tehera Pondji, ils ne sont pas assez étendus pour qu'on les exploite avec profit, quoique donnant un combustible à peine inférieur aux bons charbons anglais. Les oranges de Tehera et de Saïlhet sont fort appréciées sur le marché de Caleutta : on les vante comme les meilleures de l'Inde

Plusieurs villes importantes sont éparses au bord des canaux changeants dans la région basse comprise entre la Meghna et le Djamouna; Djamalpour est sur le cours de l'ancien Brahimapoutra, maintenant presque abandonné; Maïmensinh ou Nasirabad est le chef-lieu d’un district d’où l'on expédie le meilleur jute du Bengale; Kisorigandj attire à ses foires des marchands par dizaines de milliers, Marwari, Bengali et Barmans. Mais le commerce et la population se sont portés principalement vers la région méridionale, au point de convergence des fleuves. C’est à peu de distance au nord du confluent de la Meghna et de la Padma, c'est-à-dire du Gange et du Brahmapoutra réunis, que s'élevait Bikrampour, la capitale d'un royaume hindou, et l'o: y montre encore l'endroit où le souverain se bràla avec ses femmes à l'approche des mahométans; de nombreuses écoles, consacrées à l'étude du sanserit et des anciens auteurs, sont restées à Bikrampour et lémoignent de l'importance qu'avait autrefois ee village. Dans le voisinage, un autre bourg, Firinghi Bazar où « Marché des Francs », rappelle le premier établissement des Portugais dans le pays, en 1665. La capitale qui succéda à Bikrarnpour, Sénargaon, près de laquelle aurait existé jadis une ville de Bengalla, ayant donné son nom au Bengale, n'est plus qu'un amas de cabanes perdu dans un bosquet de palmiers; mais Dakka, qui devint la résidence royale au dix-septième siècle, est encore une grande ville, quoique bien dechue : elle occupait près de 50 kilomètres du nord au sud, et dans la jongle on voit çà et là les débris de ses palais. En 1880 elle avait encore deux cent mille habitants: il n'en reste plus que le üers, et même du. : la partie centrale de la ville se montrent des palais et des temples ruinés, Au dix-huitième siècle, elle fut remplacée, comme

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